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 La gestion hasardeuse de Sida Info Service

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maya

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MessageSujet: La gestion hasardeuse de Sida Info Service   Lun 4 Déc - 13:57

La gestion hasardeuse de Sida Info Service
3 décembre 2006 (Le Figaro)


par Jean-François Arnaud (avec Marie-Christine Tabet)

Trou financier creusé par la gestion hasardeuse de la direction à Sida Info Service

L’association, chargée de répondre aux questions du public via un numéro vert, se retrouve dans l’oeil du cyclone à cause de ses finances.

CETTE année, pour la première fois, la campagne d’information lancée par les pouvoirs publics, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, ne va pas relayer le numéro de téléphone (0 800 840 800) de l’association Sida Info Service (SIS). Il ne figure sur aucune des milliers d’affichettes qui vont être distribuées aujourd’hui dans les différentes manifestations prévues en France.

Pourtant, c’est bien cet organisme, financé à près de 80 % par le ministère de la Santé (à 90 % par les pouvoirs publics), qui est en charge en France de répondre aux questions du public par téléphone et par Internet sur la maladie.

Un oubli ? La disparition du numéro vert est en tout cas révélatrice du grand embarras que provoque l’association Sida Info Service chez les autorités de tutelle.

L’organisme, géré de façon très approximative depuis plusieurs années, est aujourd’hui confronté à une situation financière désastreuse qui menace son existence même. En 2004 et en 2005, il a accusé un déficit de 550 000 euros sur un budget d’un peu plus de sept millions d’euros. Ses fonds propres sont réduits à leur plus simple expression. Excédés, inquiets et révoltés, les salariés de SIS (environ 140 aujourd’hui) vont de plans sociaux en mesures d’économie et leurs représentants au comité d’entreprise multiplient les recours (délits d’entrave, droit d’alerte) pour obtenir des réponses à leurs questions. D’autant que l’une des maladies graves de SIS, ce sont précisément les sureffectifs. Le nombre d’appels reçus a baissé de plus de 50 % entre 1995 et 2005, si bien qu’aujourd’hui les « écoutants » n’écoutent plus que 17 minutes par heure.

Inspections à répétition
Ces derniers mois, les inspecteurs se sont succédé au siège de SIS, ceux de la Cour des comptes, de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), l’organisme de contrôle du ministère de la Santé, et enfin, ceux du cabinet Syndex, l’organisme d’expertise appelé au secours par le comité d’entreprise. Le Figaro s’est procuré l’ensemble de leurs conclusions, accablantes pour les dirigeants de l’association. « Les outils de gestion sont, jusque très récemment, restés frustes et cantonnés à la gestion comptable de base », pointe notamment Thierry Dieuleveux, le rapporteur de l’Igas. Son rapport, qui propose plusieurs scénarios de redressement, a été remis au ministre de la Santé, Xavier Bertrand, le mois dernier.

Les experts indépendants du cabinet Syndex, qui ont dû faire appel à la justice pour avoir accès aux comptes de l’association, ne mâchent pas eux non plus leurs mots, parlant d’une « situation calamiteuse » et de « dirigeants décrédibilisés ». Ils s’étonnent en outre que les commissaires aux comptes chargés de certifier les comptes de l’association n’aient rien vu et que les pouvoirs publics restent étrangement muets.

Contacté par Le Figaro, Yves Ferrarini, le directeur général de l’association, reconnaît que Sida Info Service est abonnée aux difficultés de trésorerie. « Elles ne sont pas dues à une mauvaise gestion », plaide-t-il, mais au fait que des organismes tels que la Caisse nationale d’assurance-maladie ou l’association Sidaction (présidée par Pierre Bergé) ont cessé de financer SIS. Une explication peu convaincante car l’État a puisé dans ses caisses. « Nous avons compensé les défaillances des autres partenaires », confirme Philippe Lamoureux, le directeur de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), l’office d’information santé du ministère de la Santé. C’est ainsi qu’au fil des ans « SIS est passé sous la coupe des pouvoirs publics », souligne le dirigeant d’une autre grande association de lutte contre le sida.

Dernier rebondissement en date, le ministre de la Santé a officiellement mandaté hier Philippe Lamoureux, le patron de l’INPES, pour qu’il agisse sur les responsables de l’association afin de « mettre en oeuvre les mesures les plus urgentes énoncées dans le rapport de l’Igas ». Le scénario le plus probable est celui d’un nouveau plan d’économies, avec la suppression probable de plusieurs postes au siège parisien et d’une dizaine d’emplois « équivalents temps plein ».

Un secteur très concurentiel
Bien entendu, à une période où la maladie tend à se banaliser, et où le grand public relâche sa vigilance, tout ce qui pourrait affaiblir la prévention inquiète les ONG et les pouvoirs publics. Mais les difficultés de SIS reflètent assez bien la profonde mutation de l’image et du traitement du sida en France.

De péril imminent et spectaculaire, l’épidémie est devenue une longue maladie moins inquiétante dans l’esprit du grand public. C’est ce qui explique la chute du nombre d’appels sur la ligne SIS. « Nous nous sommes adaptés à ces changements en répondant à des questions juridiques et plus seulement médicales, et en créant de nouvelles lignes consacrées à d’autres pathologies telles que l’hépatite », souligne Yves Ferrarini. Mais cette diversification n’a pas suffi et, dans le même temps, l’association a été éliminée de plusieurs appels d’offres lancés par les pouvoirs publics pour la création de numéros verts d’information. « Nous travaillons dans un secteur très concurrentiel », se désole le dirigeant associatif.


source le figaro

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Saturne

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MessageSujet: Re: La gestion hasardeuse de Sida Info Service   Lun 4 Déc - 14:29

« Nous travaillons dans un secteur très concurrentiel »

Je me demande ce que ca veut dire. Il y a d(autres num de tel qui font le meme service ?

vous voyez vous ?

saturne
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