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 Rozeline Bachelot, à suivre ...

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thierry



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MessageSujet: Rozeline Bachelot, à suivre ...   Ven 18 Mai - 21:35

Questions à Roselyne Bachelot, députée au Parlement européen, secrétaire générale adjointe de l'UMP



"La santé sexuelle des femmes doit être envisagée dans sa globalité, et non être morcelée ou fragmentée"





Sida Info Service (SIS) : Quelles campagnes de communication suggérez-vous pour améliorer la lutte contre la contamination des femmes par le virus du sida ?
Roselyne Bachelot (RB) : Les femmes ont été très longtemps les grandes oubliées de la lutte contre le sida, que ce soit pour les essais thérapeutiques ou pour les actions de communication et de prévention. Et pourtant… Les femmes représentent aujourd’hui le quart des cas de sida. Par ailleurs, la proportion de personnes contaminées par voie hétérosexuelle augmente. On mesure donc bien la nécessité d’actions de prévention et de communication spécifiques, pour faire des femmes des prescriptrices majeures des actions de santé dans leur entourage et des actrices de la prévention, et ne pas se borner comme c’est le cas trop souvent à les considérer comme des victimes de la sexualité masculine. Redonnons la voix aux femmes : les campagnes de communication doivent enfin parler de la vie sexuelle des femmes telle qu’elle est, de leurs désirs, de leurs spécificités, sans honte, euphémisme ou intention moralisatrice. Les femmes doivent enfin se sentir comprises et considérées, quel que soit leur parcours de vie. Il faut reparler du préservatif féminin, il faut délivrer sans stigmatisation des messages forts aux femmes migrantes, il faut pointer les discriminations dont sont victimes les femmes. Là, c’est aussi mon engagement féministe qui s’exprime !
SIS : Les campagnes de communication en matière de santé sexuelle des femmes doivent-elles séparer ou au contraire associer les questions de contraception, de prévention et de sexualité ?
RB : La santé sexuelle des femmes doit être pour moi envisagée dans sa globalité, et non être morcelée ou fragmentée. Les parcours de vie ne sont pas linéaires : il est capital que les femmes – et notamment les jeunes filles – puissent avoir cette vision globale de la maîtrise de leur sexualité, y compris à travers une conscience très claire des ravages du sida et de la nécessité de se protéger. Dans un contexte où le VIH touche de plus en plus de femmes, la nécessité d’une approche globale en matière de santé sexuelle me parait essentielle.
SIS : Que pensez-vous de la façon dont l’Education nationale organise et gère actuellement la formation des jeunes en matière d’éducation à la vie affective et sexuelle et de prévention des risques sexuels.
RB : Des progrès indéniables ont été accomplis, puisque l’éducation à la sexualité s’inscrit d’une part dans le cadre de la politique nationale de prévention et de réduction des risques, et d’autre part vise à lutter contre toutes formes de préjugés – et de violences – à connotation homophobe ou sexiste. Mais je crois que là aussi, un effort tout particulier doit être mené à destination des filles, sur les enjeux de genre qui sont décisifs pour la maîtrise de leur vie sexuelle à venir. Il faut rompre avec un modèle de féminité associé à la passivité, cliché que véhiculent à outrance la publicité, les films… Les filles doivent intégrer une représentation de la femme qui a la possibilité de choisir, d’être en situation d’égalité avec un homme. Le changement de la relation à l’autre est une donnée majeure en termes de prévention contre le sida.
SIS : Quelle est votre position par rapport à la pénalisation de la transmission du VIH dans le cadre de rapports sexuels ?
RB : C’est un sujet très délicat et sensible, à propos duquel je reprendrais volontiers ici à mon compte les termes de l’avis du Conseil national du sida émis en 2006. Il parle de coresponsabilité, qui se situe à la fois du côté de la responsabilité de la personne contaminée à ne pas transmettre le VIH et du côté de la responsabilité de toute personne à se protéger. Aussi ce sujet peut être envisagé à deux niveaux, comme le dit le CNS : d’abord, dire que le droit individuel à réparation est une liberté fondamentale, et que dans certains cas la responsabilité pénale paraît nettement engagée. Mais ces cas individuels ne doivent pas aboutir à des amalgames et à faire des personnes qui vivent avec le VIH des criminels potentiels, contribuant ainsi à renforcer les stigmatisations déjà si fortes.
SIS : Quelle est votre position sur le droit des étrangers de séjourner en France pour raisons médicales ?
RB : D’abord, et contrairement au procès qui a été fait, la loi relative à la maîtrise de l’immigration n’a pas durci les conditions d’admission au séjour des étrangers atteints de pathologies sévères, sous réserve qu’ils ne puissent bénéficier du traitement approprié dans leur pays d’origine. Le législateur a complété ce dispositif en instituant une commission médicale régionale chargée, le cas échéant, de procéder à la consultation médicale des demandeurs. Sur le fondement de ces dispositions précitées, tout étranger dont l'état de santé le justifie se voit donc délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale », valable un an, renouvelable et autorisant à travailler. C’est tout à l’honneur de la France.
SIS : Que pensez-vous de la recherche et du développement des microbicides comme nouvel outil de prévention contre le virus du sida ?
RB : Les microbicides sont susceptibles de constituer un nouvel espoir pour les femmes de maîtriser leur mode de protection, sur lesquels l’effort de recherche doit à n’en pas douter être poursuivi. Leur efficacité doit être confirmée, les éventuels effets indésirables maîtrisés, le coût abordé. D’ici là, il faut promouvoir encore et toujours le préservatif, l’éducation à la sexualité, etc. Mais les microbicides, s’ils font preuve de leur efficacité, doivent faire évoluer les mentalités : il ne faudrait pas qu’on se montre frileux sur les microbicides sous prétexte que ce seraient les femmes qui en seraient les premières bénéficiaires… ce qui nous ramène à ma première réponse à votre interview !
Entretien réalisé par Alain Miguet pour Sida Info Service


Thierry


















































































































































































































































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