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 3 genes resistants découverts

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maya

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MessageSujet: 3 genes resistants découverts   Lun 23 Juil - 9:19

Sida, trois gènes résistants au virus du sida ont été découverts. Des scientifiques ont en effet identifié trois gènes résistants au virus du sida. C'est une équipe internationale associée à des chercheurs suisses qui a réussi a identifier trois gènes résistants au virus HIV du sida.



C'est en analysant le génome complet de centaines de patients atteints du sida que les équipes du consortium de recherche Euro-CHAVI, dirigé par le Prof. Amalio Telenti de l'Institut de microbiologie de l'Université de Lausanne, ont pu identifier trois gènes fortement impliqués dans les mécanismes de résistance au virus HIV naturellement activés chez certains individus.

Des résultats extrêmement prometteurs publiés dans la revue Science. Elle ouvre des perspectives intéressante en ce qui concerne le développement de vaccins ou de médicaments contre la maladie du sida.



Selon le professuer Amalio Telenti, chercheur à l'Institut de microbiologie de l'Université de Lausanne, les hommes réagissent différemment à une infection par le virus HIV du sida : Certains disposent de défenses naturelles fortes, d'autres non. C’est cette constatation qui a poussé les chercheurs, il y a quelques années, à se demander pourquoi les hommes ne sont pas tous égaux face au virus du sida., explique le professeur Telenti.



« Les êtres humains témoignent d'une extrême variabilité dans leur vulnérabilité à l'infection par le virus HIV et notamment dans la manifestation de symptômes cliniques suivant cette infection. L'une des différences les plus claires et les plus étonnantes est le taux de virus circulant dans le plasma des individus dans la phase non symptomatique qui précède l'apparition du sida. D'un individu à l'autre, les configurations génétiques à l'origine de ces différences peuvent présenter des centaines de milliers de variations. »



Selon les chercheurs, « certains individus se défendent naturellement » contre le virus HIV du sida. « L'idée de trouver l'explication génétique de la capacité qu'ont certains individus à se défendre naturellement contre le sida est dès lors devenue une priorité pour les chercheurs d'Euro-CHAVI. Ce consortium, dirigé par le Prof. Amalio Telenti de l'Institut de microbiologie de l'UNIL, constitue le bras européen du projet génétique dirigé par le Dr David Goldstein au CHAVI-Center for HIV/AIDS Vaccine Immunology, Université de Duke, Etats-Unis. »



Créé en 2006, Euro-CHAVI rassemble les responsables de huit cohortes européennes et d'une cohorte australienne qui suivent au total quelque 30'000 patients atteints du sida. Une mine d'or d'informations accumulées depuis des années. Une quantité impressionnante de données dont il restait à extraire l'explication recherchée. C'est en analysant, dans une première phase, le génome complet de quelque 500 patients à l'aide de plateformes de génotypage à haut débit que le Dr Jacques Fellay, jeune chercheur de l'UNIL-CHUV, actuellement en stage à l'Université de Duke grâce à une bourse du Fonds national suisse, a réussi l'exploit d'identifier trois des gènes les plus impliqués dans l'auto-défense contre le HIV du sida.



« L'émotion était à son comble au moment où les segments de ADN concernés nous ont soudain sauté aux yeux. Parmi les millions de données analysées, la piste que nous voulions trouver s'est soudain révélée dans le vaste tableau pointilliste que nous observions. Je me rappellerai longtemps de cet instant précis qui a gravé dans ma mémoire la date du 2 mars 2007 et illuminé le visage de tous ceux qui étaient réunis à Duke pour une séance de travail décisive ».



Pas moins de 27 chercheurs se sont impliqués dans ce projet dont la complexité exigeait de réunir des compétences très diverses. Une dizaine de médecins, des immunologues et des généticiens ainsi que tous les spécialistes nécessaires pour assurer le traitement de la masse de données à analyser (informaticiens, statisticiens et expert des technologies de génotypage) se sont donc mobilisés dans cette aventure complexe et coûteuse, tant du côté américain qu'en Suisse.



Pour Amalio Telenti, cette découverte essentielle vient couronner des années d'efforts dans la mise en place d'une nouvelle stratégie de recherche basée sur l'analyse d'un grand nombre de données génétiques.



« Ce succès n'aurait pas été possible sans le soutien que le Fonds national nous a régulièrement apporté et son appui financier décisif pour l'établissement de la Swiss HIV Cohort Study dès 1987. C'est dans ce cadre qu'a été initiée, dès 2002 à Lausanne, la collecte de données génétiques concernant le sida. Cette même année, l'attribution du Prix Leenaards de la recherche scientifique m'a permis d'initier cette voie de recherche considérée alors comme très aventureuse. Plus récemment, la mobilisation conjointe des Fondations Leenaards et Jeantet, de la Loterie romande, de la Société académique genevoise et du NCCR Frontiers in Genetics ont permis la mise sur pied de l'Association Infectigen qui coordonne différents projets de recherche concernant la susceptibilité humaine à l'infection sur l'Arc lémanique. J'aimerais aussi exprimer ma reconnaissance aux quelque 6.000 patients et aux Commissions d'éthique qui nous ont fait confiance et nous ont permis, au cours des années, d'accumuler les données nécessaires pour arriver à ce très beau résultat. Une approche génomique aussi massive constitue une première dans l'histoire des maladies infectieuses. Elle s'est révélée efficace pour le SIDA et pourrait, dans les années à venir, être utile pour des centaines de laboratoires impliqués dans le combat contre la méningite, la malaria, la tuberculose ou encore l'hépatite C. Notre démarche consiste en quelque sorte à chercher une aiguille - un gène de résistance - dans une botte de foin. Nous venons d'en trouver trois pour ce qui concerne le sida ! ».


source : edicom.ch

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