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 franchises médicales...

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Calimero

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MessageSujet: Re: franchises médicales...   Mar 1 Jan - 21:19

La comparaison avec les soins dentaires ou optiques n’est pas bien pertinente, ceux-ci portant sur des montants très largement supérieurs aux plafonds ici évoqués.


Oui je maintiens que 4€ par mois reste une somme faible quand il s’agit de se soigner, et ce même quand on ne gagne que le RMI, soit tout de même 110 fois plus dans le même mois.

On peut avancer divers arguments contre une telle franchise mais certainement pas celui du montant actuel proposé, d’autant qu’il ne s’agirait
ici que d’un plafond qui ne serait que très rarement atteint.



On peut objecter que tel quel ce système aurait peu de chance de limiter les dépenses de santé en « responsabilisant » (justement montant trop faible), on peut objecter que ce serait une façon hypocrite de créer un impôt sur la maladie sans oser le dire, on peut objecter que le montant actuel pouvant être révisé par décret peut effectivement être la porte ouverte à des augmentations futures qui pourraient effectivement peut-être amener à des montants trop élevés pour certaines personnes, en revanche clamer que 4€ par mois constitue une somme telle qu’elle pourrait remettre en question la volonté de se soigner des plus pauvres des français me parait contre-productif et décrédibilise les tenants d’un tel discours.



P.S. : Je crois qu’il y a eu confusion entre le système proposé par le gouvernement actuel et celui que j’ai brièvement proposé, c’est dans ce dernier (le mien) que la taxation serait en partie fonction des revenus.
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maya

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MessageSujet: Re: franchises médicales...   Mar 1 Jan - 21:33

Je crois que le prix d'une trithérapie mensuelle est largement celui de lunettes ou de soins dentaires...

Ce que je critique dans ce système et que tu ne développes pas c'est de taxer les malades pour les autres malades au lieu de la collectivité entière !

De quelle responsabilisation parle-t-on donc ? Rolling Eyes
Est ce qu'une personne dépositaire du vih , d'un cancer, ou de toute autre pathologie longue et invalidante n'est pas responsabilisée de par ce qu'elle vit deja ?
doit elle subir ce racket sur l'acces aux soins alors qu'une grande partie de ces malades sont dans des situations de précarité qui ne leur permet meme pas d'agir au mieux pour optimiser leurs chances ? Pourquoi ces personnes la subiraient un impot supplémentaire ?

La solidarité nationale ce n'est pas ça à mes yeux.
C'est la participation collective et logiquement elle doit aller dans des critères de ressources pour être juste ,

Il serait intéressant de connaitre les chiffres dans ce domaine du social, combien de seropos jouissent d'une bonne qualité de vie financière ?
Il va de soi que tant qu'ils sont capablessde travailler ok mais après ?
Quelles sont les proportions par rapport à la population non malade par ex .

, je souhaiterais juste que notre système de santé ne laisse pas en route ceux qui n'ont pas les moyens d'être en bonne santé pour une question de moyens.la santé ne peut pas etre comme un autre bien marchand.

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MessageSujet: Re: franchises médicales...   Mer 2 Jan - 21:06

Heureusemetn à ce jour, il n'est pas question de toucher aux ALD ....

Par contre oui on touche au système de solidarité et cela est sérieux.. et dire que si on avait le plein emploi, les cotisations peut être seraient suffisantes ..........

La gaspie dans les hopitaux ? là on en est plutôt aux économies mesquines .;
ex : certains produits ne sont plus donnés au malade car "de confort", il semblerait qu'au CHU de Caen le gouter soit entrain de diparaitre car il prend trop de temps de personnel pour le disribuer !!..........

Pour les locaux : les anciens sont amientés et cela coute plus cher de les désamienter et de les restaurer que de refaire du neuf !! ( source perso, un responsable financier d'un grand hopital ! )
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MessageSujet: Re: franchises médicales...   Mer 2 Jan - 21:19


Je crois que l’on commence à tout mélanger.


Si les multithérapies VIH coutent certainement plus chères qu’une
paire de lunette ou que la plupart des soins dentaires elles sont en revanche
intégralement remboursées alors que les lunettes et soins dentaires sont
réputés être eux très mal remboursés et que la plupart des gens doivent souvent laisser de leur poche plusieurs centaines d’euros (voir parfois plus pour ce qui est des dents) pour ces derniers soins.



Expliquer que 4€ par mois serait une somme telle en France qu’elle
exclurait du système de santé des gens et appuyer ces propos en évoquant les gens qui reculent pour des raisons financières à changer de lunettes de vue ou à bénéficier de certains dentaires n’est pas crédible. On peut ne pas vouloir dépenser d’un coup 200€ pour une paire de lunettes et accepter de débourser dans le pire des cas en moyenne 4€ par mois pour d’autres soins. Pour ce qui est des multithérapies VIH les petits séropositifs privilégiés de France n’y renoncent pas pour raisons financière pour la simple et bonne raison qu’elles leurs sont dispensées gratuitement.




Pour le reste on peut effectivement critiquer le principe même de cette nouvelle taxe, même si je ne suis pas aussi certain que cela qu’elle
soit indéfendable.



Un argument en sa faveur : même si la franchise est symbolique elle pourrait permettre de rappeler à chacun que rien n’est gratuit.
Je trouve que c’est un argument qui peut se discuter.
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MessageSujet: Re: franchises médicales...   Mer 2 Jan - 21:59

Si izeline il est question de toucher aux ald

regarde plus haut... floower

Il faut espérer calimero que la non credibilité te restera acquise par non experience...Je connais des personnes qui sont dans cette réalité "non crédible'de tout compter à l'euro près.
Ne pas en faire partie ne rend pas notre indifférence moins coupable.

Une majorité de gens croient ne connaitre aucun séropo de la même façon.

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MessageSujet: Re: franchises médicales...   Jeu 3 Jan - 9:14

coucou si j'en crois un article parut dans la nouvelle république (quotidien de la région centre) d'aujourd'hui les pharmaciens rassurent les patients la franchise médicale ne touchera pas les traitements
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MessageSujet: Re: franchises médicales...   Jeu 3 Jan - 19:09


. La ministre de la Santé inaugure jeudi un système de "chèque-santé", consistant en une avance de frais pour l'acquisition d'une complémentaire santé pour les revenus modestes.
. En France, près d'un Français sur dix ne bénéficie d'aucune complémentaire santé.
Le chèque santé, mis en place mercredi et inauguré ce jeudi à la CPAM de la Garenne-Colombes par Roselyne Bachelot, n'est pas une nouvelle aide à l'acquisition d'une complémentaire mais un procédé visant à la simplification des systèmes existants. Il s'adresse aux personnes dont les revenus dont immédiatement supérieurs au plafond fixé par la Sécurité sociale pour pourvoir bénéficier de la CMU (couverture maladie universelle), soit les revenus compris entre 606 euros par mois et 727,25 euros. "Ce plafond est majoré de 10,8% dans les départements d'Outre-Mer", précise-t-on au ministère de la Santé.
En fonction de leur âge et de leur situation familiale, les bénéficiaires recevront une aide comprise entre 100 et 400 euros sous la forme d'un chèque. "Les assurés connaîtront donc immédiatement la somme dont ils seront exonérés pour souscrire à une complémentaire", précise le ministère. Ils devront envoyer directement le chèque à la mutuelle qui ne leur facturera que le montant restant.
Toutefois, l'aide représentera au maximum 50% du montant de la complémentaire. La fourchette de revenus aidés et le montant de l'aide elle-même ne varient pas. La ministre de la Santé compte cependant sur le système du chèque-santé pour donner un coup de fouet à une aide qui peine à trouver son public. Sur les 2 millions de personnes potentiellement concernées par l'aide à l'acquisition d'une complémentaire, aide mise en place en 2003, seuls 10% en bénéficient à ce jour. En France, près d'un Français sur dix ne bénéficie d'aucune complémentaire santé.






source : lci
http://tf1.lci.fr/infos/economie/social/0,,3671858,00-bachelot-lance-cheque-complementaire-sante-.html

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MessageSujet: Re: franchises médicales...   Jeu 3 Jan - 21:04

Le gouvernement relance l´aide à la complémentaire santé avec le chèque santé


Les personnes dont les revenus sont compris entre 606 euros - au dessus du plafond donnant droit à la couverture maladie universelle - et 727,25 euros par mois ont désormais accès à un « chèque santé » pour couvrir près de 50 % du coût de l´acquisition d´une complémentaire santé. « Jusqu´à aujourd´hui, la complexité du dispositif permettant d´avoir accès à cette aide freinait considérablement son utilisation par les assurés : sur deux millions de bénéficiaires potentiels, 10 % seulement l´ont utilisée », justifie le ministère de la Santé, qui lance aujourd´hui ce nouveau dispositif destiné aux « foyers les plus modestes ». Le montant de ce chèque peut aller de 100 à 400 euros et varie en fonction de l´âge et de la situation de famille.

Titulaire du chèque qu´il aura obtenu après avoir rempli un formulaire disponible sur le site de la Caisse nationale d´assurance maladie (Cnam) ou auprès d´hôpitaux ou d´associations, l´assuré devra l´envoyer à la complémentaire santé de son choix pour en bénéficier. « Une démarche immédiate et simple », fait valoir le ministère. Un effort d´information sur l´accès au dispositif est prévu par le réseau des caisses de sécurité sociale et les organismes de protection complémentaire. Des courriers ciblés vers les bénéficiaires du minimum vieillesse et ceux des prestations familiales dont le revenu correspond approximativement aux publics éligibles seront d´ailleurs envoyés en début d´année.


Créée par la loi de réforme de l´assurance maladie du 13 août 2004, l´aide à l´acquisition d´une complémentaire santé (ACS) n´avait pas eu le succès escompté, ne touchant selon une enquête de l´Irdes (Institut de recherche et documentation en économie de la santé) que 200 000 personnes sur 2 millions de bénéficiaires potentiels. Réservée aux assurés sociaux dont les revenus n´excèdent pas de plus de 20 % le plafond d´attribution de la CMU complémentaire, cette aide financière de 100 à 400 euros permettait de réduire à peu près de moitié le montant du contrat individuel d´assurance complémentaire santé souscrit auprès d´une mutuelle, d´une société d´assurance ou d´une institution de prévoyance. Après l´avoir demandée auprès de sa caisse d´assurance maladie, le bénéficiaire potentiel obtenait, en cas d´accord, une attestation à présenter à la complémentaire santé. « L´ACS ne marche pas, en grande partie parce qu´elle n´a pas été portée par les institutions sociales », jugeaient en septembre Bertrand Fragonard et Raoul Briet dans leur rapport sur la mise en œuvre du bouclier sanitaire.


En déplacement mercredi à la caisse primaire d´assurance maladie de la Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine), pour remettre les premiers chèques santé, Roselyne Bachelot a par ailleurs insisté sur la nécessité d´établir des « règles claires » entre le médecin et le patient sur le sujet des honoraires et des dépassements. Décidée à « garantir un égal accès au système de santé », la ministre de la Santé a rappelé l´obligation pour le médecin ou le dentiste de remettre une information écrite préalable précisant le tarif des actes qu´il se propose d´effectuer, ainsi que éventuellement, la nature et le montant des dépassements qu´il facturera, et ce lorsque les honoraires seront supérieurs à un seuil fixé par arrêté ministériel. Un seuil qui « devra être fixé à un niveau suffisamment élevé pour ne concerner que les actes lourds », a-t-elle précisé. Roselyne Bachelot a également annoncé que le décret sur l´affichage des honoraires dans les cabinets médicaux est en cours d´élaboration. Elle s´est enfin montrée déterminée à renforcer les sanctions en cas de non respect de ces nouvelles dispositions.


Source:Egora

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MessageSujet: Re: franchises médicales...   Sam 5 Jan - 17:44

Bruno-Pascal Chevalier, atteint du sida, en grève des soins contre les franchises médicales

A partir du 1er janvier 2008, l’assuré paie de sa poche 50 centimes par boîte de médicaments, 50 centimes pour tous les actes paramédicaux pratiqués en soins de ville (kinésithérapeuthe, infirmière, podologue, opticien... et 2 euros pour tous les transports sanitaires.

«Monsieur le Président, je vous fais part officiellement de ma grève de soins que j’entame aujourd’hui en soutien à toutes les victimes de la mise en place de la franchise médicale.» Ce message, Bruno-Pascal Chevalier l’a posté sur 20minutes.fr ce vendredi, deux jours après l’avoir adressé à l’Elysée. Dans sa lettre, cet homme de 45 ans explique qu’il est malade du sida et que les nouvelles franchises appliquées à partir du 1er janvier vont l’obliger à payer «50 euros par an d’impôt supplémentaire».

Plus de trithérapie, de médicaments ni d’examen


Contacté par 20minutes.fr, ce «travailleur social» de Morsang-sur-Orge (Essonne) répond d’une voix fatiguée. «Oui», il observe bien une grève de soins depuis trois mois, qu’il a décidé de médiatiser à l’entrée en vigueur de ces franchises. Autrement dit, plus de trithérapie, de médicaments tout court ni d’examens pour vérifier l’évolution de son état de santé. A l’Elysée, on indique que le courrier a bien été reçu mais que Nicolas Sarkozy n’en a pas encore pris connaissance. «Le Président lui répondra sans faute», ajoute-t-on.

7,7 millions de malades longue durée


Militant de longue date — il a été membre d’Aides et préside deux associations, dont le Patchwork des noms, qui soutient les personnes endeuillées par le sida — Bruno-Pascal Chevalier a pris cette décision «au nom de tous les malades» et plus particulièrement des 7,7 millions de personnes atteintes d’affection longue durée (ALD) en France, comme les malades du diabète, du cancer ou d'une insuffisance rénale... A moins de bénéficier de la Couverture médicale universelle (600.000 ALD à ce jour), d’être âgées de moins de 18 ans ou d’être enceintes, elles ne font pas partie des 15 millions personnes exonérées de ces franchises, selon le ministère de la Santé.

60% des dépenses de santé


«Je n’encourage pas d’autres malades à faire comme moi, mais certains le font déjà officieusement, faute de pouvoir payer les soins qui ne sont pas pris en charge à 100%.» Et de citer les médicaments de confort nécessaires pour soigner les effets secondaires liés aux traitements. «Tout dépend du protocole de soins mis en place avec le médecin», rétorque-t-on à la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam). L’organisme rappelle que sur les 132,1 milliards d’euros dépensés en 2006 pour la santé des Français, 60% ont été consacrés aux patients atteints d’ALD. Soit 79 milliards d’euros.

«Le plafond des franchises ne pourra pas excéder 50 euros par an», ajoute-t-on à la Cnam. Cette somme est malgré tout perçue comme «la goutte d’eau de trop» par certains malades. Avec les précédentes franchises mises en place et les traitements qui ne sont pas pris en charge à 100%, une certaine somme reste déjà à la charge des assurés d’atteints d’une ALD, qui peut atteindre 600 euros selon un rapport parlementaire paru en septembre dernier.

Certains plus pénalisés que d’autres

Ce «reste à charge» pénalise surtout ceux qui gagnent trop pour être couverts par la CMU complémentaire (plafond de 606 euros par mois), comme c’est le cas pour les bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (621 euros par mois), ou par l’aide à la complémentaire santé (plafond de 717 euros), mais pas assez pour s’offrir une bonne mutuelle. «Depuis deux ou trois ans, les associations consacrent de plus en plus d’argent au financement des mutuelles de leurs adhérents», expliquait en octobre dernier à 20minutes.fr Anthony Gouas, représentant d’Aides au sein du collectif contre les franchises médicales.

source : post de madie sur seropos.net issu de 20 minutes
http://seropos.net/

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MessageSujet: Re: franchises médicales...   Sam 12 Jan - 18:39

Franchise et affections de longue durée: ma double peine

Par Gallifrey (www.olivierpanza.blog.ca) 16H27 11/01/2008
Les Affections de longue durée (ALD) sont un groupe de maladie (sida, cancer, leucodystrophies, mucovisidose, diabète, myopathie, etc) dont les frais liés aux soins sont, à l’origine, pris en charge à 100% par la sécurité sociale.
Ce système fut mis en place dès l’origine de l’assurance maladie, pour soulager des patients d’une "affection comportant un traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse". Les ALD sont un enjeu majeur sur les plans humain, sanitaire et financier. En effet, près de 8 millions de personnes sont atteintes aujourd’hui d’une des maladies ouvrant droit à l’ALD, et les soins pris en charge à ce titre représentent près de 60% du total des dépenses remboursées.
Une première franchise en 2004
C’est en 2004 que tout a commencé. Jean-Pierre Raffarin créé la franchise sur les consultations médicales. Une première remise en cause de notre système de santé, de solidarité. C’est la double peine. On est malade, on souffre et on paie. Car ce sont les malades, et surtout les plus atteints, qui vont subir cette mesure. En même temps, le gouvernement met en place une franchise de 18 euros pour les actes chirurgicaux de plus de 91 euros.
A ce moment-là, moi, malade d’une maladie génétique orpheline, une adrénomyeloneuropathie, une affection de longue durée justement, je me révolte contre ce système censé sauver la sécu, censé sauver le système de solidarité tout en le remettant en cause. Alors, avec mes armes de citoyen, j’écris à Jacques Chirac, à Jean-Pierre Raffarin et à Philippe Douste-Blazy. J’ai obtenu trois réponses identiques me disant que ma lettre avait recueilli toute l’attention de Chirac- Raffarin- Douste- Blazy (rayer la mention inutile) et qu’elle avait été transmise a une personne qui s’occuperait de mon cas…
Les ministres de la Santé ont changé, les Premiers ministres ont changé, le Président a changé et mon courrier s’est perdu… C’est sûrement ça…
J’ai même écrit au Parti socialiste (PS), le plus "grand" parti d’opposition. J’ai une réponse me disant que j’avais raison, que c’était scandaleux. Mais le PS n’a rien fait.
Riend dans le programme de Nicolas Sarkozy
Lorsque la campagne présidentielle commence, je lis les programmes des candidats, concernant la santé et le handicap. D’après vous que propose le candidat Nicolas Sarkozy concernant la santé ou le handicap? La réponse tiens en 4 lettres: R-I-E-N.
Enfin, il faut être honnête et rendre à César ce qui appartient a César: il parle d’intégration des enfants handicapés a l’école et de droit au logement pour les handicapés. Mais concernant le cancer, le sida, les maladies génétiques, concernant la sécurité sociale, l’intégration des handicapés dans le monde du travail, rien. J’ai dû me renseigner auprès d’une relation, militant UMP à Paris, pour lui demander si c’est moi qui ne trouve rien ou si c’est un oubli honteux. Il m’a confirmé qu’il n’y avait rien à part l’intégration à l’école et le droit au logement.
Une lueur d’espoir surgit quand même pour les handicapés durant la campagne, venant de Nicolas Sarkozy. Il promet le 28 mars 2007 à une association de lutte contre le sida d’augmenter l’Allocation adulte handicapé de 25% (l’AAH est octroyée aux handicapés à 80% aux ressources modestes. Il existe bon nombre de personnes bénéficiant de l’AAH suite a une ALD), parce que, selon lui, il est scandaleux que l’AAH soit inférieure au seuil de pauvreté.
L’AAH en 2007 est de 621,27€ . Une augmentation de 25% la porterait à 776,59€. Mais une fois au pouvoir, les promesses s’envolent. Au 1er janvier 2008, l’AAH n'augmente que de 1,1%, à 628,10€ mensuels, au grand malheur de ses allocataires.
Responsabiliser les malades...
Xavier Bertrand, ministre des Relations sociales, a annoncé que l’AAH augmenterait bien de 25% durant le quinquennat. J’ai alors écrit au président de la République. Ils ne peuvent travailler plus, ils n’ont pas besoin d’un bouclier fiscal à 50%, ne peuvent pas emprunter pour acheter leurs logements, etc. Je conclus ma lettre en disant que ces gens sont dans l’urgence, et ne peuvent se payer le luxe d’attendre cinq ans. Je n’ai pas encore obtenu de réponse, mais il y a fort à parier que j’obtiendrais une autre réponse type me disant que ma lettre a retenu toute l’attention du Président et qu’il la transmettra à une personne compétente… Ou bien elle se perdra!
Au 1er janvier 2008, une autre franchise s’abat sur les malades. 50 centimes par boîte de médicament et 2 euros sur les transports sanitaires. Elles doivent rapporter à l’état entre 650 et 850 millions d’euros pour financer la recherche contre la maladie d'Alzheimer et le cancer. Comme pour le reste, les ALD paient cette franchise.
En ce qui me concerne, j’utilise 10 boîtes de médicament par mois. Je vais donc payer 5 euros par mois. J’aurais atteint le plafond au mois d’octobre. C’est comme une publicité macabre, "Achetez maintenant et vous aurez deux mois gratuits"...
Lorsque l’on entend que les franchises sont créées pour responsabiliser les malades, on peine à ne pas rire. Comment responsabiliser une personne atteinte de sida, ou d’une grave maladie génétique? Comme on responsabilise les automobilistes en taxant les véhicules polluants? Mais dans quel monde vit-on? Je peux choisir de polluer avec ma voiture, mais je ne choisis pas d’être malade d’un cancer, d’un diabète ou de mucovisidose
http://www.rue89.com/2008/01/11/franchise-et-affections-de-longue-duree-ma-double-peine

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MessageSujet: Re: franchises médicales...   Sam 12 Jan - 22:35

c'est un notre premier pas vers une médecine inégalitaire et soumise à des impératifs comptables et voulons nous que la santé devienne chez nous ce qu'elle est aux usa.?
L'allemagne a opéré ce systeme avant nous et la franchise a bel et bien augmenté...
Une bonne gestion, des médicaments moins chers (le prix des génériques est plus élevé chez nous qu'ailleurs car fixés par l'Etat qui ne veut pas se mettre une industrie trop à dos), une certaine rationalité est aussi nécessaire (par ex, les médicaments vendu par cachet nécessaire et non pas en boite de 20 s'il n'en faut que 10, j'en ramene tout le temps des sacs entiers) mais je suis scandalisée de voir que des malades' himself 'cautionnent ce type de politique qui exclue encore une fois les plus pauvres des soins...je trouve ca tout simplement terriblement discriminatoire pour les malades qui vivent ça.

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MessageSujet: Re: franchises médicales...   Jeu 17 Jan - 15:32

Franchises : un malade du sida en grève des soins reçoit une lettre de Sarkozy

Bruno-Pascal Chevalier, malade du sida qui affirme mener depuis plus de trois mois une grève des soins contre les franchises médicales, a reçu mardi une lettre de Nicolas Sarkozy justifiant ces franchises et a décidé de continuer son mouvement. "J'appelle tout le monde à se battre" contre ces franchises non remboursables à la charge des patients, qui s'élèvent à 50 centimes d'euros par boîte de médicaments et par acte paramédical et deux euros par transport sanitaire, dans la limite d'un plafond global de 50 euros par an, a déclaré M. Chevalier à l'AFP. Cet habitant de Morsang-sur-Orge (Essonne) a indiqué avoir reçu mardi un courier du président de la République, dont l'AFP a obtenu copie, expliquant que les franchises vont permettre "de mieux prendre en charge des millions de personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, du cancer, ou en soins palliatifs". Selon le chef de l'Etat, "les franchises ne privent pas de soins les plus vulnérables", puisque "les plus démunis en sont exonérés, ainsi que les enfants et les femmes enceintes, soit 15 millions de personnes". L'invitant à reprendre les soins, le président a assuré M. Chevalier de son soutien dans sa lutte contre le sida. M. Chevalier avait écrit au président de la République, le 3 janvier. "Avec la franchise médicale, chacun de nous se sent responsable, voire coupable, d'être malade, et par cette faute, nous allons devoir payer pour l'accès à ce droit fondamental qu'est celui de la santé", écrivait-il. Ce travailleur social de 45 ans malade du sida depuis 20 ans, appelle les assurés sociaux à "intervenir auprès des députés qui ont voté cette loi injuste". Il les enjoint également à déduire de leur impôts les dépenses supplémentaires dues aux franchises et aux déremboursements de certains médicaments. En revanche, il n'appelle "surtout pas" d'autres malades à se mettre en grève des soins."Petit à petit, dans toute la France, des gens viennent soutenir notre action", a-t-il ajouté, appelant la population à signer des pétitions, et à témoigner des effets que l'instauration des franchises a
sur leur situation.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080115/thl-social-sante-greve-secu-sarkozy-96993ab.html
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MessageSujet: Re: franchises médicales...   Ven 18 Jan - 13:58

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MessageSujet: Re: franchises médicales...   Ven 18 Jan - 16:01

Des malades arrêtent de se soigner pour dénoncer les franchises
LE MONDE | 18.01.08 | 11h49


l a choisi ce mode radical d'action car, "à notre époque, il faut faire des choses un peu provocantes si on veut se faire entendre". Bruno-Pascal Chevalier, 45 ans, travailleur social et malade du sida, a entamé "une grève des soins" pour protester contre l'instauration des franchises médicales et l'augmentation des déremboursements de médicaments.


Affirmant agir au nom de "toutes les personnes exclues du système de santé", M. Chevalier ne prend plus son traitement depuis fin septembre 2007 mais n'a rendu publique son action qu'après l'entrée en vigueur des franchises, le 1er janvier. Jeudi 17 janvier, l'Association française des diabétiques a fait savoir qu'un patient traité à l'insuline avait lui aussi cessé son traitement, mettant dorénavant "sa vie en jeu". Un insuffisant rénal a fait part de la même initiative.

Depuis le début de l'année, les assurés sociaux ne sont plus remboursés de 50 centimes d'euros par boîte de médicament et acte paramédical, et de 2 euros par transport sanitaire, dans la limite d'un plafond de 50 euros par an. Ces franchises, qui s'appliquent notamment aux malades en affection longue durée (ALD), s'ajoutent au forfait d'1euro sur le remboursement des consultations médicales, instauré en 2004, et aux 18 euros sur les interventions hospitalières dépassant 91 euros.

Un "collectif national contre les franchises médicales et pour l'accès aux soins pour tous", a été mis en place à l'automne 2007, réunissant partis de gauche et associations de patients, et soutenant une pétition de plus de 86 000 signatures. C'est "pour aller plus loin" que l'action symbolique du collectif, qui lui a apporté son soutien, que M. Chevalier, responsable du centre communal d'action sociale de Morsang-sur-Orge (Essonne), ancien militant d'Act-Up et d'Aides, a décidé d'entamer sa grève de soins. Affirmant "être fatigué, mais pas à l'article de la mort", il dissuade les personnes qui le contactent sur son blog (www.grevedesoins.fr) de l'imiter.

Le 3 janvier, il écrivait à Nicolas Sarkozy, pour demander "l'abrogation de cette loi injuste". "Avec la franchise médicale, chacun de nous se sent responsable voire coupable d'être malade, et, par cette faute, nous allons devoir payer pour l'accès à ce droit fondamental qu'est celui de la santé", écrivait-il.

Dans sa réponse, datée du 14 janvier, le chef de l'Etat justifie les franchises, en affirmant que, "lorsque la situation de l'assurance-maladie est dégradée, les nouveaux besoins en matière de santé supposent de nouveaux financements". Rappelant que les franchises devraient permettre de mieux prendre en charge les malades d'Alzheimer, du cancer ou en soins palliatifs, il affirme qu'elle ne prive nullement de soins "les plus vulnérables", puisque les bénéficiaires de la couverture maladie universelle, les enfants et les femmes enceintes en sont exonérés, "soit 15 millions de personnes".

M. Sarkozy estime par ailleurs que le plafonnement des franchises, équivalent à 4 euros par mois, "est une somme modique". "Toutes les objections faites à ce dispositif me semblent occulter cette réalité", écrit-il.

Au passage, le président de la République énonce une contre-vérité. Il affirme que "les franchises sont assurables par les organismes complémentaires dans le cadre des contrats responsables, ce qui offre un niveau de protection supplémentaire". Or la loi 2008 de finances de la Sécurité sociale exclut le remboursement des franchises dans le cadre des "contrats responsables", qui représentent la quasi-totalité de l'offre des mutuelles et des complémentaires santé.

Le principe de ces contrats, instaurés en 2004, est de ne pas rembourser les forfaits et franchises, afin de responsabiliser les patients dans leur consommation de soins, tout en n'augmentant pas le coût des cotisations. Selon la Mutualité française, si elles devaient être prises en charge par les complémentaires santé, les franchises impliqueraient une hausse de 15 % à 20 % des contrats.


--------------------------------------------------------------------------------
Chiffres

Remboursements. En 2006, les dépenses d'assurance-maladie du régime général (54 millions de personnes) ont représenté 132,1 milliards d'euros, dont 60 % consacrés aux remboursements des soins des 7,7 millions de patients souffrant d'une affection de longue durée, prise en charge à 100 %.

Coût des traitements. L'assurance-maladie rembourse les soins hospitaliers à 95 %, les médicaments anticancéreux à 100 %, les consultations médicales à 65 %. Le traitement d'un diabétique représente 6 000 euros par an, celui d'un patient sévèrement hypertendu, 5 500 euros. Le traitement d'un cancer varie de 17 800 à 32 500 euros. La prise en charge d'un malade d'Alzheimer est de 8 400 euros par an.

source : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-1000921,0.html
____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________


interview radiophonique de bruno pascal chevalie par l'emission survivre au sida :
http://www.survivreausida.net/a8207-questions-des-seropositifs-a-bruno-pascal-ch.html

____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

Communiqué de presse d'Act Up-Paris, vendredi 18 janvier 2008


Act Up-Paris soutient Bruno-Pascal Chevalier dans son combat contre
les franchises et rappelle combien son action peut le mettre en danger


Nous sommes des personnes séropositives, malades du sida. Nous nous
battons pour l'accès aux soins de toutes les personnes, en France et
dans le monde. Nous ne prenons pas cette « grève des traitements » à
la légère : une personne malade se met en danger pour alerter
l'opinion publique sur les conséquences de la mise en place des
franchises, nouvelle taxe sur l'état de santé. Nous ne demandons à
personne de se mettre ainsi en danger.

Les franchises ne sont pas une mesure généreuse ou inéluctable, le
financement des soins palliatifs, la lutte contre le cancer ou le
syndrome d'Alzheimer ne sont que des alibis. Il s'agit bien de
culpabiliser les malades par une disposition qui va mettre à bas tout
principe de solidarité et, de fait, précariser les personnes qu'elle
va toucher. Nous n'avons cessé de le répéter, avec d'autres
associations de malades, avant l'adoption de cette mesure. [1]

Le geste de Bruno-Pascal Chevalier, une fois médiatisé, a ouvert la
parole de beaucoup de malades qui affirment sacrifier leur santé car
leurs soins leur coûtent trop cher. Ironiser, comme le fait encore la
majorité, sur le fait que les franchises ne représenteraient « que »
50 euros par an, et que les plus démuniEs en seraient exonéréEs,
constitue un déni de réalité :

- D'une part, les personnes gravement malades étaient déjà celles qui
engageaient le plus de dépenses pour leur santé comme l'a rappelé un
rapport du Haut Conseil pour l'Avenir de l'Assurance Maladie. [2]

- D'autre part, ces 50 euros se rajoutent aux 50 euros de plafond du
forfait à un euro, au forfait hospitalier, au forfait pour les soins
coûteux. A chaque fois, ce sont les plus malades et les plus
handicapéEs qui doivent payer.

- Enfin, les personnes qui touchent l'Allocation Adulte Handicapé
(628,10 euros par mois au maximum) ne sont pas exonérées du forfait.
Ce sont ces mêmes personnes qui, notamment, doivent payer pour une
complémentaire santé.

Act Up-Paris n'appelle pas à une grève des soins. Ce geste est un
geste grave. Mais nous voulons rappeler à celles et ceux qui font
aujourd'hui la morale à Bruno-Pascal Chevalier, et le traitent
d'irresponsable, que la première violence vient d'un gouvernement et
d'une majorité qui ont pointé les malades et les handicapéEs comme
des irresponsables qui coûteraient trop cher à la société.

C'est pourquoi Act Up-Paris a publié la liste des députés-maires de
droite et appelle à les sanctionner aux prochaines municipales pour
leur rappeler l'impact de leur soutien aux franchises médicales. [3]

Act Up-Paris exige le retrait des franchises médicales et du forfait
à un euro.
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MessageSujet: Re: franchises médicales...   Ven 18 Jan - 17:10

France (Santé)
Bruno-Pascal Chevalier rejoint par d'autres malades dans sa grève des soins

Le journal Libération révèle aujourd'hui, vendredi 18 janvier, que Bruno-Pascal Chevalier a été rejoint dans sa grève des soins par trois autres malades, deux diabétiques et un insuffisant rénal, l'un d'entre eux expliquant que sa santé «a desormais un coût qu'il ne peut plus supporter». Malade du sida, Bruno-Pascal Chevalier (photo) a cessé depuis plus de trois mois de prendre ses médicaments, afin de protester contre les franchises médicales (lire Quotidien du 8 janvier). Une décision qu'il dit avoir pris «en pleine conscience des risques» et qu'il a rendue publique après l'entrée en vigueur des franchises, le 1er janvier.

Pour défendre ce nouveau principe des franchises, Nicolas Sarkozy a écrit à Bruno-Pascal Chevalier, le 3 janvier. Dans sa lettre, le président de la République affirme que les franchises vont permettre «de mieux prendre en charge des millions de personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, du cancer, ou en soins palliatifs» et qu'elles «ne privent pas de soins les plus vulnérables».

Un point de vue que ne partagent pas les associations de soutien aux malades. Aides a jugé la réponse du chef de l'État «indécente» et les franchises «dangereuses, injustes et inacceptables», et exige leur abrogation. Warning estime quant à elle que «l'accès aux soins est de plus en plus menacé» et qu'il faut réorienter «la politique de santé publique vers une sécurité sociale pleinement solidaire». Enfin, le Collectif interassociatif sur la santé (Ciss), qui regroupe les grandes associations de malades, réclame «un moratoire». Act Up-Paris soutient également ce combat. Mais toutes, ainsi que Bruno-Pascal Chevalier lui-même, rappelle que ce mode d'action est dangereux et ne lancent aucun appel à une telle grève des soins.


par Quotidien http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=12357

http://www.europe1.fr/informations/articles/790414/franchises-medicales--roselyne-bachelot-demande-la-fin-de-l.html
Ecouter :
La réaction de Christian Saoût, président du Collectif interassociatif de santé, avec Emilie Denètre.


L'appel à la fin de la grève des soins lancé par Roselyne Bachelot, au micro d'Anne Legall.


Les précisions de Raphaëlle Schapira.
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MessageSujet: Re: franchises médicales...   Lun 21 Jan - 8:48

echanges courriers de bruno pascal chevalier et de sarkozy
A lire :
http://grevedesoins.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=5&Itemid=6

voir aussi pour qq données qui peuvent échapper :

Le fameux trou de la sécu atteint 11 millards. Or, savez-vous que :

a.. Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécu n'est pas reversée : 7,8 milliards
b.. Une partie des taxes sur l'alcool, destinée à la Sécu n'est pas reversée : 3,5 milliards
c.. Une partie des primes d'assurances automobiles destinée à la Sécu n'est pas reversée : 1,6 milliards
d.. La taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécu n'est pas reversée : 1,2 milliards
e.. La part de TVA destinée à la Sécu n'est pas reversée : 2 milliards
f.. Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés - 2,1 milliards
g.. Retard de paiement par les entreprises - 1,9 milliards

En faisant une bête addition, on arrive au chiffre de 20 milliards d'Euro.
Conclusion, si les responsables de la Sécu et nos gouvernants avaient fait leur boulot efficacement et surtout honnêtement, les prétendus 11 milliards de trou seraient aujourd'hui 9 milliards d'excédent.

Ces chiffres sont issus du rapport des comptes de la Sécu. Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage...

http://grevedesoins.fr/index.php?option=com_content&task=blogcategory&id=18&Itemid=41

bonne journée à tous. mayabz56
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MessageSujet: Re: franchises médicales...   Jeu 31 Jan - 15:54

carnets de santé. Une malade du cancer s’élève contre les franchises.
«Il me restera une pension à zéro, super !»
ÉRIC FAVEREAU
QUOTIDIEN : jeudi 31 janvier 2008

Aujourd’hui, 31 janvier, Françoise C. entame sa chimiothérapie, avec une
première séance dans un centre du Vaucluse à quelques kilomètres de chez
elle. Mais elle ne décolère pas. «Quatre euros, dit-elle, de franchises
médicales avec le transport sanitaire que je suis obligée de prendre pour
faire la chimio ! Cela me révolte. Est-ce qu’ils savent, eux, ce que c’est
que de vivre avec une pension d’invalidité ? En 2008, ma pension va
augmenter de 1 %, soit 585,98 euros par mois, juste de quoi couvrir deux
transports avec l’ambulance alors que j’ai douze séances de chimio, soit
vingt-quatre déplacements…» Françoise C. a 49 ans. Elle était agente d’administration,
aujourd’hui en pension d’invalidité. Se mettre en grève des soins contre les
franchises médicales comme cinq autres malades à travers la France ? «Non,
mais je ne vous cache pas que j’avais ma carte à l’UMP et je ne l’ai pas
reprise.»
L’histoire médicale de Françoise débute par une bavure. Opérée de la
thyroïde en 1999 par un chirurgien «peu scrupuleux», «et qui s’est octroyé
un titre "bidon" de chirurgie endocrinienne, alors que cette discipline n’existe
pas», Françoise porte plainte, se noie dans des procédures, mais elle perd
surtout sa capacité à respirer. «Je me retrouve invalide 2e catégorie avec
une pension de 630,75 euros, moins les cotisations CSG et CRDS pour un
montant de 44,77 euros. Ce qui fait que je touche 585,98 euros de pension.
Et on vient de me découvrir un cancer du colon. Malheureusement comme j’ai
un ganglion atteint, je dois faire des séances de chimiothérapie : douze
séances pendant six mois.»
Françoise se dit à bout. Et dans sa rage, elle met en avant «quelque chose»
qu’elle trouve d’injurieux pour elle. «Ils ont dit que les femmes enceintes
seront exonérées de ces franchises. Permettez-moi de ne rien comprendre. Non
seulement être enceinte n’est pas une maladie, mais encore, elles perçoivent
l’intégralité de leur salaire alors que moi par exemple je touche en
invalidité 50 % de mon salaire et je serais assujettie à cette franchise !»
Puis cet ex-militante ajoute : «Dans le discours aux parlementaires de la
majorité, Nicolas Sarkozy disait : "Que les choses soient claires, je ferai
du cancer, d’Alzheimer et des soins palliatifs un chantier présidentiel." Et
ben je vois ! Je gagne déjà peu, alors, avec mes séances de chimio,
consultations chez les spécialistes, scanner, échographie et tout le
bataclan, il me restera une pension à zéro, c’est super ! Et après, vous
voulez que l’on se soigne ?»
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MessageSujet: Les franchises... la suite...jusqu'ou ?   Jeu 28 Fév - 10:56

Carnets de santéSéropositif, il poursuit sagrève des soins.
«On est obligé de se mettre en danger»
ÉRIC FAVEREAU
QUOTIDIEN : jeudi 28 février 2008


«M’arrêter ? Mais pourquoi je m’arrêterais ?» Bruno-Pascal Chevalier a 33 ans (note: ça alors ça m'étonnerait !!! bravo favereau toujours efficace et fiable...)

Séropositif, il avait entamé, il y a plusieurs mois, une grève des soins pour protester contre l’instauration des franchises médicales. Un mouvement (1) qui avait fait peu à peu tache d’huile, la presse en avait beaucoup parlé (voir Libération du 28 janvier 2008). Plusieurs autres malades s’étaient joints à lui. Il avait écrit au président de la République, qui lui avait répondu.


[i]Alors, il continue :«Aujourd’hui, je suis le seul. Tous ceux qui avaient entamé la grève avec qui j’ai été en contact ont bien été à l’écoute de ce que je leur demandais, c’est-à-dire reprendre leurs soins.»

Bruno-Pascal reste un militant. Aux Jeunesses communistes, puis à Act Up-Paris, ensuite à Aides. Aujourd’hui, travailleur social dans la banlieue parisienne. Il se dit «fatigué». «Je ne sais pas quel est mon état de santé en général puisque je ne vais voir aucun médecin. Il m’arrive parfois d’avoir de grands moments de fatigue.»
Quand on insiste sur sa santé, il répond presque avec agacement. «Si c’est préjudiciable à ma santé ? Mais est-ce que les franchises ne sont pas préjudiciables pour la santé des gens qui, eux, n’ont pas le choix ? Dans mon travail, je rencontre des gens qui me disent qu’ils n’ont même pas assez d’argent pour se nourrir. Comment peuvent-ils payer leurs franchises ? Ils ne peuvent pas, ne se font pas soigner, et personne ne le sait. C’est vrai que l’on est obligé de se mettre en danger. Je me dois d’être honnête par rapport à eux, et de continuer.»
[i]Mais jusqu’à quand ?
«Quand on aura gagné. Je ne le fais pas pour moi, mais pour ceux qui n’ont pas de voix.»

(1) http://grevedesoins.fr

-------------------------------------------------------------------------------------------
Communiqué du Collectif national Contre les Franchises et pour l’accès aux soins pour tous
Après les franchises médicales, Sarkozy remet en cause les droits des malades en Affections de longue Durée (ALD).


On peut toujours signer la pétition.


Selon M. Chassang, Président de la CSMF, reçu lundi par Nicolas Sarkozy, celui-ci aurait évoqué sa volonté, en ce qui concerne les Affections de longue Durée (ALD), de "distinguer ce qui relève de la solidarité de ce qui relève de l’assurance".

Les ALD (cancer, diabète, sida, sclérose en plaques, mucoviscidose...) ce sont, comme leur nom l’indique des maladies de longue durée. Des maladies qui doivent être soignées. Les malades en ALD ont besoin de soins. Pour ne pas mourir. Pour moins souffrir. Ou pour ne pas rechuter.

C’est une nouvelle mise en cause du principe de sécurité sociale solidaire, comme les franchises sur les soins pour « responsabiliser les malades », ou que le projet du 5ème risque qui placerait la dépendance liée à l’âge dans la catégorie des « risques assurables » selon les termes même de Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarkozy qui distribue généreusement 15 milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches, dès son entrée en fonction, et ose, quelques mois plus tard, lâcher, non sans cynisme, que « les caisses sont vides ». Et qui, pendant que les services des impôts relancent les bénéficiaires du bouclier fiscal qui ont « oublié » de réclamer leur cadeau, annonce, sans état d’âme, que les malade, eux, devront payer ou renoncer à se soigner.

Comment M. Sarkozy entend-il définir « ce qui relève de la solidarité » et « ce qui relève de l’assurance » ? La « solidarité », ce serait le filet de sécurité, la charité, le service minimum, « pour les plus pauvres », les SDF de la sécurité Sociale. Pour tous les autres, l’immense majorité de la population, il faudrait prendre des assurances privées inaccessibles au plus grand nombre, dépenser jusqu’au dernier centime pour tenter de sauver sa vie ou celle d’un parent, d’un enfant....

La réforme de M Sarkozy est appliquée aux Etats Unis. Elle tue : 18 000 morts chaque année

Encore une fois, Nicolas Sarkozy nous fait la démonstration claire que, pour justifier un projet injustifiable et inacceptable, il s’appuie sur des propositions injustes, dangereuses, qui sont de surcroit une insulte, d’une rare violence, à tous les malades. Après le racket des malades avec les franchises, l’attaque contre le système solidaire est cette fois-ci frontale. La maladie « qui relève de l’assurance » c’est le basculement vers le « chacun pour soi ».

Le collectif national contre les franchises dénonce ce projet scandaleux et constate qu’une fois encore l’homme qui a promis, des trémolos dans la voix, au soir de son élection, de « porter attention à chaque habitant de ce pays, à commencer par les plus faibles » affiche son manque d’attention, par contre, aux promesses qu’il a faites, sa méconnaissance du sujet, son indifférence aux personnes concernées, son obstination qui ne connaît aucune limite... pas même celles de la décence.

Communiqué du Collectif national Contre les Franchises et pour l’accès aux soins pour tous

http://www.contre-les-franchises.org/
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MessageSujet: Re: franchises médicales...   Jeu 28 Fév - 17:51

Jeudi 28 février 2008

Complémentaire santé : l'entreprise a un rôle à jouer, selon les salariés
[ 26/02/08 - 11H11 ]

85% des 1.000 salariés interrogés par le Credoc voudraient que l'assurance complémentaire santé soit obligatoire dans les entreprises. Ils jugent les franchises médicales inefficaces et seraient plutôt favorables un désengagement ciblé de la Sécurité sociale, sur l'optique et le dentaire notamment.

A l'aune d'une énième réforme de l'assurance maladie, le sondage réalisé par le Credoc pour le compte du Centre technique des institutions de prévoyance (CTIP), est très instructif. 85% des 1.000 salariés interrogés plébiscitent la mise en place d'assurance complémentaire santé obligatoire dans l'entreprise (56% y sont tout à fait favorables et 29% plutôt favorables), rappelant ainsi que l'entreprise à un vrai rôle à jouer en la matière. Il est vrai que les contrats collectifs sont généralement, pour des garanties plus étendues, moins chers que les contrats individuels, en raison notamment de la participation financière de l'employeur qui atteint en moyenne 50% du coût de la garantie.

Dépendance : les salariés prêts à verser 10 euros par mois
86% des salariés interrogés seraient favorables à la création d'un nouvelle branche de Sécurité sociale pour couvrir le risque de dépendance. 69% se disent même prêts à souscrire une garantie spécifique moyennant 10 euros par mois. De leur côté, près de 50% des 300 employeurs du secteur privé interrogés se déclarent prêts à intégrer une garantie dépendance dans la prévoyance de l'entreprise. De plus en plus de grandes entreprises sautent le pas et proposent une garantie dépendance à leurs salariés, à l'image de Thales par exemple. Les branches professionnelles n'y sont pas non plus insensibles : celles des coiffeurs et des poissonniers viennent d'intégrer cette garantie dans leurs accords de branche. "Actuellement le marché privé de l'assurance dépendance est essentiellement basé sur l'assurance individuelle", a expliqué Denis Morin, directeur au CTIP avant le préciser que pour un âge moyen de souscription qui ressortait à 62 ans, le coût ressortait à 350 euros par mois. "L'assurance collective au sein de l'entreprise permet de mieux mutualiser le risque. Ainsi en versant 11 euros par mois durant toute sa carrière, un salarié peut actuellement espérer recevoir une rente mensuelle de 500 euros", a-t-il conclut. Faut-il donc encourager le tout privé pour la dépendance ? "L'assurance n'est pas faite pour résoudre le problème, mais elle peut contribuer à la solution", a cependant conclu Jean-Louis Faure, délégué général du CTIP.

Le remboursement au premier euro sur certains postes n'effraie plus

Les salariés se disent attachés à leur complémentaire santé, la jugeant indispensable pour le remboursement des dépenses d'optique (51%) et du dentaire (65%), deux postes où effectivement la Sécurité sociale n'intervient qu'à la marge. Ils se disent même prêts à "confier totalement aux complémentaires la prise en charge de certains soins très peu remboursés par la Sécurité sociale" : 46% des salariés interrogés jugent cette idée intéressante et 21% tout à fait intéressante. Il ne s'agit cependant que d'un sondage. Il faut rappeler que tout transfert de la Sécu vers les complémentaires a un coût. Actuellement, "le régime obligatoire rembourse près de 160 milliards d'euros de dépenses quand les complémentaires en sont à peine à 20 milliards d'euros", a rappelé Denis Morin, directeur au CTIP. "Le transfert total vers les régimes complémentaires des dépenses d'optique et de dentaire entraînerait une hausse de 10% du coût de l'assurance santé et la prise en charge des franchises une hausse de 4% des primes", a-t-il poursuivi.

Des franchises jugées inefficaces

Instituées au 1er janvier 2008, les franchises médicales semblent faire l'unanimité contre elles _ le montant de la franchise est de 50 centimes d'euros par boîte de médicaments et par acte paramédical, et de 2 euros par transport sanitaire, et ne pourra excéder un plafond global de 50 euros par an. 68% des salariés interrogés les jugent inefficaces "pour freiner la consommation des soins", 67% d'entre eux pensent qu'elles devraient être "limitées à un montant annuel fixé en fonction des revenus des assurés (bouclier sanitaire)" et 66% d'entre eux souhaiteraient qu'elles soient remboursables par les organismes complémentaires, ce qui n'est actuellement pas le cas. http://www.lesechos.fr/patrimoine/famille/300244770.htm

__________________________________________


Publié le 26 février 2008 - 10:13
>
> Les franchises médicales ne seront pas efficaces pour limiter la
> consommation de soins et de médicaments dans l'Hexagone, selon les
> Français.
>
> 68% des salariés du privé et 60% des employeurs considèrent que les
> franchises médicales, mises en place le 1er janvier dernier, ne seront
> pas efficaces pour limiter la consommation de soins et de médicaments
> dans l'Hexagone.
>
> C'est en tous cas ce que révèle une étude réalisée par le Credoc pour
> le Centre technique des institutions de prévoyance (CTIP).
>
> Toujours selon ces travaux, 66% des salariés souhaitent un
> plafonnement de ces franchises "en fonction des revenus".
>
> Les salariés sont également en faveur, à 67%, d'un remboursement de
> ces franchises par les complémentaires santé, ce qui n'est pas le cas
> pour le moment.
>
> Depuis le 1er janvier, certains frais médicaux sont ainsi à la charge
> des Français. Une franchise de 0,50 euro par boîte de médicaments,
> 0,50 euro par acte paramédical et 2 euros par recours au transport
> sanitaire est appliquée. En pratique, cette somme est déduite au fur
> et à mesure des remboursements effectués par les caisses d'assurance
> maladie.
>
> Le montant de la franchise est plafonné à 50 euros par an, pour
> l'ensemble des actes ou prestations concernés.
>
> De même, les bénéficiaires de la couverture universelle
> complémentaire, les enfants de moins de 18 ans et les femmes enceintes
> en sont dispensés.
>
> http://www.larep.com/bien_etre-3530.html
>

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MessageSujet: emission france inter   Sam 1 Mar - 12:19

Sur France-Culture écoutez le podcast de l'émission du vendredi 29 février 2008 intitulée "Mort à crédit"
Quelles seront les conséquences de la franchise médicale, et sur qui ? Contre ces nouvelles mesures économiques visant à réduire les dépenses de la santé, citoyens malades ou bien-portants se mobilisent, parfois au péril de leur santé, tels Pascal Bruno, séropositif, en grève de soins depuis plusieurs mois…

Un reportage de Johanna Bedeau
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/pieds/
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MessageSujet: Re: franchises médicales...   Sam 12 Avr - 21:02

Publié sur Rue89 (http://www.rue89.com)
Franchises médicales: une mesure "stupide et obscène"
Par Julien Martin
Créé 04/12/2008 - 18:43

Des boîtes de médicaments ont été déposées devant les préfectures pour
dénoncer ce financement de la Sécu par les malades.

Entrées en vigueur le 1er janvier, les franchises médicales ont
toujours du mal à passer. A l’appel du Collectif national contre les
franchises médicales [1], plusieurs centaines de personnes dans toute
la France sont allées déposer samedi des boîtes de médicaments vides
devant les préfectures en signe de protestation. Ainsi que devant le
ministère de la Santé à Paris.
50 centimes d'euro par boîte de médicaments et par acte paramédical, 2
euros par transport sanitaire, le tout dans la limite de 50 euros par
an. La recette des franchises médicales devrait permettre, selon le
gouvernement, de dégager 850 millions d'euros par an et de financer
des dépenses nouvelles pour le plan Alzheimer, l'amélioration des
soins palliatifs et la lutte contre le cancer.

Mais les griefs faits à leur encontre sont multiples. D'abord sur
l'application. Le collectif, composé de 70 associations, syndicats et
partis de gauche, dénonce
:

"Les franchises sur les soins sont appliquées avec un tel zèle que
certaines caisses de Sécurité sociale continuent de les prélever au-
delà du plafond de 50 euros, tandis que des patients renoncent à
certains soins."

Ensuite sur le principe même du dispositif. Instaurer les franchises
médicales revient à faire financer le système d'assurance maladie par
les malades eux-mêmes. Avec la stigmatisation des patients atteints
d'ALD (Affection de longue durée), l'argument est au coeur du combat
de Bruno-Pascal Chevalier, malade du Sida en grève des soins, qui a
lancé une pétition [2] déjà signée par 170000 personnes.

"Le montant peut être augmenté par décret du jour au lendemain"

Deux millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté ne
sont pas non plus exonérées de ces franchises médicales. Pas assez
riches pour figurer au-dessus de ce seuil, mais trop riches pour ne
pas avoir à payer ces frais médicaux supplémentaires.

Car ces frais s'ajoutent à d'autres franchises déjà existantes
. Depuis
2004, la Sécu perçoit en effet un euro sur chaque consultation ou acte
médical, également dans la limite d'un plafond de 50 euros par an.

Le docteur Christian Lehmann, porte-parole du collectif, précise qu'à
cette double franchise s'en ajoutent encore deux de plus, qui sont "un
forfait de 18 euros sur les actes techniques de 93 euros et un forfait
hospitalier journalier de 15 euros":

"Seul le principe de la franchise a été voté au Parlement, rappelle
enfin Christian Lehmann, et son montant peut être augmenté par décret
du jour au lendemain." C'est pour éviter une telle augmentation qu'il
participait ce samedi à la manifestation, même s'il confie n'attendre
"rien de Nicolas Sarkozy" et "rien de Roselyne Bachelot". La ministre
de la Santé qui n'était pas présente samedi pour voir les marches de
son ministère jonchées de boîtes de médicaments vides.

URL source: http://www.rue89.com/2008/04/12/franchises-medicales-une-mesure-stupide-et-obscene
Liens:
[1] http://www.contre-les-franchises.org/
[2] http://www.appelcontrelafranchise.org/


Franchises médicales: rassemblements dans plusieurs villes
12.04.2008


PARIS (AFP) — Des rassemblements contre les franchises médicales en
vigueur depuis le 1er janvier ont eu lieu samedi à Paris et en
province à l'appel de Bruno-Pascal Chevalier, un malade du sida en
"grève des soins" depuis sept mois.

Les manifestants étaient invités par M. Chevalier, soutenu par
plusieurs associations de malades, syndicats ou partis de gauche, à
déposer des boîtes de médicaments devant les préfectures ou le
ministère de la Santé.

Quelques centaines de personnes se sont ainsi rassemblées devant ce
ministère, à Paris, autour d'un tas de boîtes de médicaments, pour
dire "oui à la santé, non aux franchises médicales", comme écrit sur
la principale banderole du rassemblement.

Des associations comme l'AFD (diabétiques) ou Act Up (VIH) étaient
représentées aux rassemblement, de même que le PS, le Mouvement des
jeunesses socialistes ou le PCF. Des pancartes noires demandaient
notamment qu'il n'y ait "pas de taxes sur nos vies".

Interrogé par des journalistes sur son état de santé, M. Chevalier a
répondu: "Je ne sais pas. Je ne vais pas voir de médecin. Je suis
fatigué (...) Ca fait sept mois que je ne prends pas de traitement.
Oui, je ne dors pas beaucoup. Oui, je suis très fatigué". "Oui, j'ai
certains symptomes, mais je ne vais pas faire de la téléréalité", a-t-
il lancé à l'adresse des caméras présentes au rassemblement, en
affirmant qu'il mène son combat au nom de tous les malades qui
n'arrivent pas à payer leur traitement.
A Toulouse, une quarantaine de personnes se sont rassemblées place du
Capitole pour manifester contre les franchises.

Des militants du Dal (Droit au logement), du PCF et d'Act Up ont
déployé des banderoles "Assurance maladie solidaire = Vie" et
"Franchises médicales, coupables d'être malades". Le maire de
Toulouse, Pierre Cohen (PS), est venu apporter son soutien aux
manifestants.

A Strasbourg, entre 60 (police) et 80 personnes (organisateurs) ont
aussi déposé des boites de médicaments devant la préfecture. "Le
système de santé repose de plus en plus sur le malade (...) Ce type de
mesures s'accumule depuis une quinzaine d'années", a dénoncé le
président d'Aides (VIH) Bas-Rhin Jean-Michel Meyer, fustigeant ces
dispositifs qui constituent "une barrière dans l'accès aux soins".

A Lorient, ils étaient entre 150 et 200 personnes, selon un collectif
départemental dont la pétition a réuni près de 10.000 signatures.
Depuis le 1er janvier, les assurés sociaux doivent payer 50 centimes
par boîte de médicament et par acte paramédical, et deux euros par
transport sanitaire, dans la limite de 50 euros par an, afin de
financer, selon le gouvernement, la lutte contre la maladie
d'Alzheimer et le cancer.

Les franchises s'ajoutent au forfait d'un euro sur chaque consultation
ou acte médical, depuis 2004, également plafonné à 50 euros par an et
par patient.

http://afp.google.com/article/ALeqM5i4CvtNVNofZfqHhqnGNwOoCfYKkA

rappel du vers le site de soutiens-témoignages explications de la lutte de Bruno Pascal Chevalier pour nous, entre autres malades: http://grevedesoins.fr

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MessageSujet: Re: franchises médicales...   Dim 11 Mai - 12:42

FRANCHISES MEDICALES
Mobilisation nationale le 16 mai

NOUVELOBS.COM | 09.05.2008 | 18:57


Les membres du collectif national contre les franchises médicales et les personnels des caisses primaires d'assurance maladie proposeront aux assurés, ce jour-là, de signer une pétition contre ces franchises.



Le collectif national contre les franchises médicales et les personnels des caisses primaires d'assurance maladie (CPAM) prévoient une journée de mobilisation nationale le 16 mai. (Reuters)

Le collectif national contre les franchises médicales et les personnels des caisses primaires d'assurance maladie (CPAM) se mobiliseront le vendredi 16 mai pour demander le retrait des franchises médicales, selon un communiqué diffusé vendredi 9 mai par la CGT.
"Le 16 mai dans toute la France, les personnels des caisses primaires d'assurance maladie et le collectif national contre les franchises (...) iront à la rencontre des assurés sociaux pour dénoncer les franchises, mobiliser pour obtenir leur retrait", indique le communiqué sur le site internet de la CGT.

Déjà plus de 600 000 signatures

Les assurés seront invités à signer "une pétition déjà remplie sur le papier ou par internet par plus de 600 000 personnes", ajoute le communiqué du collectif.
Un collectif dont fait partie la CGT comme plusieurs dizaines d'organisations (syndicats de salariés, syndicats de médecins, partis de gauches).
"Les franchises sont un obstacle à l'accès aux soins, elles mettent en difficulté des personnes âgées, des invalides, des familles à revenus modestes, qui repoussent ainsi à plus tard leurs démarches de soins...ou y renoncent même", estime le collectif.
Depuis le 1er janvier, les assurés sociaux doivent payer 50 centimes par boîte de médicament et par acte paramédical, deux euros par transport sanitaire, dans la limite de 50 euros par an.
Ces franchises s'ajoutent au forfait d'un euro sur chaque consultation ou acte médical, depuis 2004, également plafonné à 50 euros par an et par patient. Elles s'additionnent aussi aux forfaits hospitaliers de 16 et 18 euros prélevés sur les actes techniques d'un coût supérieur à 91 euros

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MessageSujet: Re: franchises médicales...   Lun 19 Mai - 12:57

Ensemble pour une santé solidaire


Ensemble, pour une santé solidaire

Appel des usagers, professionnels de la santé, organismes et travailleurs sociaux opposés au sacrifice de la sécurité sociale sur l'autel du profit.
Le site internet est actuellement en cours de préparation. L'ouverture est prévue dimanche 15 mai 2008
Ensemble, pour une santé solidaire :
Appel des usagers, professionnels de la santé, organismes et travailleurs sociaux opposés au sacrifice de la sécurité sociale sur l'autel du profit.


Le Président de la République et le gouvernement nous martèlent que la sécurité sociale c'est dépassé. Que ça ne fonctionne plus. Que le principe en lui-même est obsolète.
Ils nous affirment que ça coûte trop cher << à la société >>, que ce n'est plus possible, non, vraiment...

Ils nous expliquent que la solidarité est un obstacle au progrès. Que le service public c'est moins bien que le privé. Quitte à manipuler les arguments financiers, qui pourtant prouvent le contraire...
Ils nous préviennent que les changements - pudiquement baptisés << évolutions >>- sont inéluctables, qu'il n'y a pas moyen de faire autrement.
Il y a une vérité dans leur discours : en effet, le système de santé français va mal. Et il pourrait aller mieux.
Beaucoup de << responsables >> sont désignés d'un doigt accusateur. Les malades, d'abord, << consommateurs >> de soins, qui << surconsommeraient >> des soins pour la seule raisons que, quand on ne paye pas, ou pas cher, on gâche, et qu'il faut << responsabiliser >> par une sanction financière : les franchises dites << médicales >>, qui ne sont pas plus médicales que franches.
Ces franchises qui, en opposant au principe de protection solidaire celui du << chacun pour soi >> évacuent la question fondamentale du financement de la sécurité sociale. Financement actuellement assis sur la part salariale des revenus, qui a baissé ces dernières années au profit d'autres formes de revenus, du capital, non assujetties à la contribution sociale.
Ce n'est donc pas, comme on voudrait nous le faire croire, un problème insoluble de financement d'un système
Il s'agit avant tout d'habituer les patients à payer toujours plus, à les amener à désespérer du système d'assurance-maladie issu de la Résistance, dans lequel chacun, quelle que soit sa condition sociale, se voit garantir un égal accès aux soins, en cassant tout le système pour convaincre qu'il ne fonctionne plus. En le rendant exsangue pour prouver que l'Etat ne peut plus assurer cette mission de service public, en créant les conditions du chaos ou de la pénurie, il n'y aura plus d'autre choix que le privé.
Des médecins, des économistes de santé, des politiques, des syndicats, des associations de malades ont tiré le signal d'alarme.
Mais c'est une accélération des réformes qui est annoncée pour l'automne.
Les appellations positives de << réforme >>, << modernisation >>, pour << améliorer l'accès aux soins >> sont l'habillage élégant de projets répondant à une seule logique : la diminution drastique de tous les moyens d'Etat pour la santé.
Après les déremboursements, remises en question du remboursement des affections de longue durée, << forfaits >> sur les soins, << franchises >>, attribution de la CMU, etc.... qui n'étaient que les amuse-gueule, le gouvernement nous concocte pour la rentrée le plat de résistance, dont la pièce maîtresse est le projet de << réforme >> de l'hôpital.
Service public donc par nature dépensier et mal géré, l'hôpital a vu, en 2004, deux spécialistes, Philippe Douste-Blazy-et Xavier Bertrand, se pencher sur son cas, et lui administrer une potion miracle qui allait le remettre sur pieds pour 2008 : la T2A. Tarification à l'activité. LA solution.
On allait voir.
On a vu. Même les rapports des chambres régionales des comptes sont obligés de constater le lien direct de cause à effet entre T2A et déficit catastrophique des hôpitaux publics en 2008. Car on avait juste oublié une chose dans ce système qui voulait aligner les hôpitaux publics sur le privé : la prise en charge des malades les plus lourds, les plus fragiles, les plus dépendants... devenus, dans ce système, les moins << rentables >>.
Au lieu de revoir les modalités de la T2A, le projet de réforme préconise la fermeture massive d'hôpitaux publics, pardon, leur << évolution >> en services de gériatrie médicalisés. Et une forte réduction des personnels hospitaliers. Qui sont déjà en nombre insuffisant.
Ce qui est bien avec ce type d'arguments, c'est qu'on peut les décliner à l'infini. Certains ne s'en lassent pas....
Au fil de ces mesures ridicules et obscènes, la notion même d'assurance-maladie solidaire est méthodiquement vidée de son sens, par ceux là même qui devraient la sauver, pendant que dans la coulisse les assureurs privés se frottent les mains.
En culpabilisant tout le monde, malades et médecins, hôpital et médecine de ville, en désignant un coupable après l'autre, pour que tout le monde se sente un peu << responsable >> de la mort de la sécu, et puisse accuser l'autre pour se défausser, les fossoyeurs de la sécurité sociale se sentent à l'abri.
Plus pour longtemps.
Car les mensonges et les manipulations n'ont qu'un temps. Et les français, dans leur grande majorité, (plus de 70%) profondément attachés au système solidaire, commencent à se demander si on ne les prend pas un peu pour des imbéciles. Qu'ils ne sont pas.
Aujourd'hui, ce ne sont plus seulement les professionnels et les économistes de la santé qui dénoncent la politique gouvernementale de casse de la Sécu. Ce sont les usagers.
Des usagers qui, quels que soient leurs choix politiques, ne veulent pas d'une privatisation à l'américaine de notre système de santé, symbolisée par le discours du Directeur de l'Union Nationale des Caisses d'Assurance-Maladie, Frédéric Van Roekeghem, ancien cadre des assurances privées, nommé à la tête de la Sécurité sociale par Jacques Chirac en 2004, qui se félicite ouvertement de l'effet-franchise et de la décélération des remboursements de Sécurité Sociale.
Tandis que, pendant ce temps, dans le monde réel de nombreux malades sont amenés à repousser certains soins ou à y renoncer
Des représentants d'associations d'usagers, Les travailleurs sociaux, les personnels des CPAM, les professionnels de la santé et du monde social alertent sur les retards de soins et sur l'augmentation des demandes d'aide auprès des fonds d'aide sociale des CPAM ou des mairies.
Les médecins généralistes constatent la diminution du nombre des consultations, le retard à certains accès aux soins, la complexité grandissante de certaines consultations trop tardives.
Des infirmiers et généralistes sont menacés de sanctions (financières bien sûr) s'ils pratiquent << trop systématiquement >> le tiers-payant, seul moyen pour de nombreux patients d'accéder aux soins de ville en utilisant l'avance de frais
La casse de la protection sociale et de l'assurance maladie, du service public de la santé, de l'hôpital, avec pour seul recours le privé n'est pas << la >> seule solution.
Un système de santé solidaire, organisé, moins coûteux, articulant médecine de ville, notamment les médecins généralistes, et hôpital, médical, paramédical et médico-social, pour la prévention, l'éducation à la santé et un meilleur accès aux soins, pour tous, est possible. Des propositions concrètes, chiffrées, étayées, existent.
Il faut permettre aux usagers de décider de l'avenir de leur système de santé.
Nous sommes tous usagers, ou usagers potentiels. Nous sommes 60 millions..
La Sécu nous appartient, nous ne la laisserons pas détruire!
Nous enjoignons tous ceux pour qui les mots << Sécurité sociale solidaire >> ont un sens, celui de la justice et du progrès, à résister et se battre
Ensemble, Pour une Santé Solidaire !
Mouvement d'usagers, de professionnels de la santé, d'organismes et travailleurs sociaux
Parmi les 50 premiers signataires : Bruno-Pascal Chevalier, Dr Christian Lehmann, Cécile Moutte, Dr Catherine Durazzi Duréault, Dr Jean Doubovetzky (médecin, auteur), Dr. Frédéric Pain, Gaëlle Gaudron, Dr. Bernard Rechatin, Dr. Bernard Elghozi, Dr Didier Joseph ; Gisèle et David Nadaud, Dr Jacques Rouillier ; Dominique Péhau, Erik Taillandier (les malades solidaires) , Kristin Couillaul, Dr Pierre Névians, ; Jean-Michel Gognet, Julien Dray (député PS) ; Loulou King-Veras (Pdt Délégué MNT Essonne) Philippe chaperon, Ali Abdelhadi, Isabelle Sacchetti, Eric Gestin, Nathalie De Benedittis, Dr Mady Denantes, Dr Gilles Lazimi, Dr Guillemette Dufour, Thierry Bour ; Hélène Mouillac ; Yvan Lubraneski ; Dr Bernard Becel, Dr Pascal Bonnet, Jacky Blay ; Hubert Lasserre ; Cyril Hutin, Dr Yves Paubert, Dr Catherine Dormard, Marie Rallius ; Guy Abisou ; Michel Frémond ; Dr Jean Pierre Geeraert, François Pesty, Dr Renaud Cazalis,; ...

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