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 condylomes anaux et maladies cardiaq. chez lesseropos

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maya

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MessageSujet: condylomes anaux et maladies cardiaq. chez lesseropos   Dim 26 Aoû - 17:45

Condylomes anaux chez des patients séropositifs : prévalence et facteurs associés


juillet 2007, Une étude clinique sur la prévalence des condylomes anaux dûs au HPV (papillomavirus humain) chez des patients infectés par le VIH et sur les facteurs associés à ces lésions vient d’être publiée dans la revue "AIDS".

Menée à l’Unité de proctologie médico-chirurgicale de l’Hôpital Bichat à Paris, cette étude a été proposée à 516 patients venant consulter dans le cadre de leur infection à VIH. 473 de ces patients - 200 hommes homosexuels, 123 hommes hétérosexuels et 150 femmes - ont accepté de subir un examen proctologique par anuscopie (en cas de détection de condylomes, un examen histologique était pratiqué, avec aussi une recherche de dysplasies) et de répondre à un questionnaire qui a permis de collecter des informations se rapportant à eux, notamment à leurs comportements sexuels. 76 % des patients prenaient des antirétroviraux, la charge virale était inférieure à 50 copies/ml chez 60 % d’entre eux et le nombre moyen des CD4 était de 484. Il ressort de l’étude que 108 patients (23 %) avaient des condylomes anaux liés au HPV (36 % pour les hommes homosexuels – 15 % pour les hommes hétérosexuels – 11 % pour les femmes) qui, pour 47 % d’entre eux (n = 51), étaient situés exclusivement au niveau du canal anal. Des dysplasies de grade I ou II ont été détectées chez 59 patients. Deux autres patients présentaient des dysplasies de grade III, et un troisième, un cancer invasif du canal anal. Enfin trois patients présentaient des condylomes à risque élevé de cancer, mais sans dysplasie. Les facteurs associés à la prévalence des condylomes sont un ancien diagnostic de gonorrhée, de syphilis ou de HPV pour les hommes homosexuels ; un ancien diagnostic de condylomes sur le pénis et des rapports non protégés pour les hommes hétérosexuels ; des CD4 inférieurs à 200/mm3, un diagnostic de HPV postérieur à l’étude et la pratique du coït anal pour les femmes. Selon les auteurs de l’étude, le taux élevé de condylomes dûs au HPV et de dysplasies démontré par cette étude vient confirmer la nécessité d’une recherche systématique de ces lésions chez toutes les personnes infectées par le VIH.
Peut-on espérer que ces résultats auront une influence sur les recommandations de prise en charge des personnes séropositives qui, en la matière, restent assez timides en France ? S’agissant des femmes, pour lesquelles une surveillance du HPV au niveau du col de l’utérus n’est plus discutée, le Rapport Yeni s’avance prudemment : « on pourrait recommander de pratiquer une anuscopie diagnostique chez les femmes ayant des signes cliniques d’infection génitale à HPV. » Aux hommes homosexuels et bisexuels, il faudrait « proposer un dépistage. » Mais si les experts reconnaissent la nécessité d’une surveillance par cytologie annuelle, ils admettent aussi que celle-ci est difficile à mettre en place et recommandent – est-ce par dépit ? – une anuscopie régulière, donc un examen moins précis. Quant aux hommes hétérosexuels séropositifs chez qui la probabilité de lésions anales dûes au HPV a été démontrée depuis plusieurs années, ils sont carrément oubliés ; alors qu’à l’évidence, le HPV n’oublie personne !


P.-S:

Condylomes : petites excroissances rappelant des verrues, situées sur les muqueuses génitales ou anales Papillomavirus (ou HPV, de l’anglais Human Papilloma Virus) : virus sexuellement transmissible qui peut provoquer l’apparition de condylomes Examen proctologique : la proctologie est la spécialité médicale qui porte sur les maladies de l’anus et du rectum Anuscopie : examen pratiqué avec une sorte de spéculum pour anus (anuscope), qui permet de voir le canal anal Histologie : branche de la biologie qui étudie les tissus de l’organisme Dysplasie : anomalie du développement d’un organe qui entraîne des lésions et un trouble du fonctionnement. Le terme de dysplasie est utilisé pour désigner une anomalie des tissus. Cytologie : étude des cellules (en laboratoire)


Risque élevé de maladie ischémique cardiaque chez les personnes séropositives


juin 2007, Une étude danoise vient confirmer que les personnes séropositives ont un risque élevé de maladie cardiaque

Plusieurs recherches récentes ont montré que les personnes séropositives sont fortement exposées aux maladies cardiovasculaires et que ce risque pourrait être en rapport avec l’infection à VIH elle-même ou aux complications métaboliques associées aux antirétroviraux. Dans l’édition du 15 juin de la revue Clinical Infectious Diseases, des scientifiques danois publient les résultats d’une recherche sur le risque de maladie ischémique cardiaque, une pathologie qui a pour cause une réduction du flux sanguin dans les artères coronaires qui alimentent le muscle cardiaque. La maladie ischémique cardiaque peut provoquer de l’angine de poitrine (douleurs de la poitrine au cours d’un effort) et entraîner un infarctus.
Les chercheurs ont analysé des données collectées entre janvier 1995 et décembre 2004, et provenant de 3 953 personnes séropositives suivies dans la cohorte VIH danoise, ainsi que des données provenant d’un groupe contrôle de 373 856 personnes séronégatives assorties par âge et par sexe. Les données sur la première hospitalisation de toutes ces personnes, pour cause de maladie ischémique cardiaque et de co-morbidité (comprenant les infarctus et les pontages coronariens) ont été tirées de la base de données des hôpitaux danois.
Résultats
De cette analyse, il ressort que :




  • les patients qui n’ont pas commencé de traitement antirétroviral sont moins susceptibles que les sujets contrôle d’être hospitalisés une première fois pour cause de maladie ischémique cardiaque, mais que cette différence n’est pas significative<LI class=spip>après le début du traitement, l’augmentation du risque est « considérablement plus forte »


    <LI class=spip>les patients sous traitement ont également un risque plus élevé que pour les patients contrôle de mourir dans les 30 jours qui suivent l’hospitalisation pour maladie ischémique cardiaque (8,8 % contre 3,8 %)


    <LI class=spip>cependant, le risque relatif n’augmente pas pendant les premières années sous traitement
  • pour les patients séropositifs, les facteurs aggravants du risque de maladie ischémique cardiaque sont un faible taux de CD4, une charge virale élevée et un laps de temps plus court entre le diagnostic d’infection à VIH et le début du traitement.

Conclusion
Les auteurs de l’étude concluent que « comparés à la population générale », les patients séropositifs recevant des multithérapies ont un risque aggravé de maladie ischémique cardiaque. » Cependant, ils ajoutent que « le risque relatif est stable jusqu’à 8 ans après le début du traitement. » Par ailleurs, les chercheurs estiment que le risque aggravé chez les patients sous traitement est équivalent à celui auquel s’exposent les personnes qui fument 1 à 4 cigarettes par jour.
Dans la mesure où, dans cette étude, le risque de maladie ischémique cardiaque n’augmente pas avec la durée du traitement (contrairement à ce qui est constaté dans une grande étude internationale appelée DAD), les chercheurs laissent entendre que d’autres mécanismes que l’élévation des lipides dûe aux antirétroviraux pourraient être en cause – par exemple une inflammation ou des modifications des fonctions des plaquettes ou de la paroi des vaisseaux sanguins, peut-être associées à un syndrome de reconstitution immunitaire.

Pour accéder à la source, cliquez ici :
http://www.hivandhepatitis.com/recent/2007/060107_d.html
Liz Heighleyman, HIVandHepatitis.com
Traduit et adapté par Alain Volny Anne

source : actions-traitements
http://www.actions-traitements.org/

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Snorro
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MessageSujet: Re: condylomes anaux et maladies cardiaq. chez lesseropos   Dim 26 Aoû - 22:29

Citation :
Risque élevé de maladie ischémique cardiaque chez les personnes séropositives

J'aimerais commenter cette nouvelle.

Premièrement il y a plusieurs fautes de traduction tant dans le titre que dans le texte, dont une majeure dans le paragraphe ci-dessous.

Citation :
les patients qui n’ont pas commencé de traitement antirétroviral sont moins susceptibles que les sujets contrôle d’être hospitalisés une première fois pour cause de maladie ischémique cardiaque, mais que cette différence n’est pas significative<LI class=spip>après le début du traitement, l’augmentation du risque est « considérablement plus forte »

Le rapport publié en anglais dans "Clinical Infectious desease" dit bien :
"sont légèrement plus susceptibles que les sujets contrôle.." ( slightly more likely ..than controll subjects).

Même le titre : RISQUE ÉLEVÉ qui aurait dû se lire: RISQUE PLUS ÉLEVÉ ( ELEVATED RISK)
Dans les deux cas, c'est vraiment pas pareil.

J'estime qu'Actions Traitements aurait intérêt à faire réviser ses traductions.
---------------------------------------------------------------------------


Mais avant de vous donner mon opinion sur les conclusions de cette recherche basée sur des statistiques. Je serais bien curieux de voir ce que vous en pensez. Question de constater comment chacun perçoit ce genre de nouvelles.

Ça vous tente?

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maya

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MessageSujet: Re: condylomes anaux et maladies cardiaq. chez lesseropos   Lun 27 Aoû - 7:12

Ah ben en effet, au temps pour le traducteur.

Je suis aujourd'hui attentive à tout ce qui arrive sous mes yeux et à mes oreilles, persuadée qu'un homme averti en vaut 2.
Je n'ai pas toujours eu cette attitude, j'ai longtemps zappé, essentiellement après l'annonce de ma mort sous 2 ans ya 24 ans et le décès de tous mes potes sous les yeux des blouses blanches, dépassés.
Je n'avais plus confiance.
Puis est arrivé 96 qui a sauvé nombre d'entre les survivants.
J'ai repris espoir.
J'ai toujours du mal avec leurs "affirmations" , je préfèrerais entendre moins "c'est comme ça" mais plutot "au jour d'aujourd'hui nous en sommes la", et j'en fais souvent la remarque aux toubibs.
Ils commencent à m'affirmer aujourd'hui que probablement jamais le vih ne sera un pb pour moi, (le vhc c'est autre chose j'ai d'ailleurs lu que les nouveaux medocs vhc ne verraient pas le jour en réalité avant au moins 4 ans donc la bitherapie actuelle est toujours le seul cheminement en ces prochaines années tu en sais plus sno ?).
J'ai appris au fil du temps à prendre avec recul tout ce qu'on me dit, après tout nous sommes des éclaireurs tant au niveau du vih que de la co infection.
Mais je suis très loin d'avoir ton niveau de connaissances snorro, et j'ai pour le moment la chance énorme de ne quasi jamais rentrer dans les panels.

je tâche donc de m'informer et ton avis plus éclairé est toujours bienvenu.

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MessageSujet: Re: condylomes anaux et maladies cardiaq. chez lesseropos   Lun 27 Aoû - 18:55

Touchée par le HPV en 1994, ( 2 opérations du col), et un infarctus cette année, je suis une bonne cliente : je choppe tout ce qui se présente ....Crying or Very sad
J'ai été contaminée en 89, mais je n'ai été mise sous traitement qu'après la découverte du HPV, donc en ce qui me concerne pas de rapport avec le traitement.
Faudrait que je me fasse suivre de nouveau car des condylomes aparaissent, grrr
Je ne cherche plus d'infos sur le net, les avis varient vite, les chercheurs ne sont pas d'accord entre eux, et ça finit par me miner le moral. Disons que je me tiens au courant, mais de loin.
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izeline

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MessageSujet: Re: condylomes anaux et maladies cardiaq. chez lesseropos   Mar 28 Aoû - 12:18

Oui, lisez cela un jour ou vous avez une forme moyenne et c'est le flip !
En même temps, autant être vigilant si nos toubibs sont timides....
Mais pas besoin d'être alarmistes, et merci pour la retraduction Sno
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MessageSujet: Re: condylomes anaux et maladies cardiaq. chez lesseropos   

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