sidamis


 
AccueilFAQS'enregistrerGaleriePortailRechercherMembresGroupesConnexionCalendrier

Partagez | 
 

 L'arrêt de l'essai clinique...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Munny

avatar

Masculin
Nombre de messages : 323
Age : 52
Localisation : Aveyron
sexualité : Hétéro
célib. ou en couple ? : celib.
Date d'inscription : 28/09/2005

MessageSujet: L'arrêt de l'essai clinique...   Dim 23 Sep - 9:37

à la une WASHINGTON (AFP) - 23/09/07 07:52


Sida: l'arrêt de l'essai clinique d'un vaccin, un revers contre l'épidémie





L 'arrêt de l'essai clinique international d'un vaccin expérimental contre le sida du laboratoire américain Merck, qui était considéré comme l'un des plus prometteurs, porte un sérieux coup aux efforts de la médecine pour mettre fin à cette pandémie dévastatrice.

L'Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID) qui cofinançait ce vaste essai clinique avec Merck, a indiqué vendredi soir la décision d'un comité indépendant d'y mettre fin.

Cette décision s'appuyait sur des analyses de données intermédiaires montrant que le vaccin n'empêchait pas l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), responsable du sida, ou ne diminuait pas la charge virale. Merck avait commencé en 2004 à recruter 3.000 volontaires non-infectés de 18 à 45 ans aux Etats-Unis et dans plusieurs pays d'Amérique latine pour cet essai clinique baptisé STEP afin de tester ce nouveau vaccin, le premier d'une nouvelle classe.

Contrairement aux vaccins traditionnels déjà testés sans succès contre le virus du sida, qui consistaient à doper l'immunité de l'organisme, celui de Merck visait à stimuler les lymphocytes T, une composante du système immunitaire. Des expériences préliminaires sur des animaux et des tests limités sur des humains avaient donné des résultats encourageants, conduisant Merck et les chercheurs du NIAID à développer ce vaccin consistant en des virus du rhume atténués auxquels trois protéines du VIH avait été ajoutées.

"Ce vaccin était vu comme la stratégie la plus prometteuse et je pense que cet échec est une déception pour nous et pour tous ceux travaillant sur des vaccins", a déclaré le Dr Mark Feinberg, directeur général de Merck, cité par le New York Times. Tout en jugeant "les résultats de ce test décevants", Dr Anthony Fauci, le directeur du NIAID, a estimé qu'il était cependant trop tôt pour jeter au feu cette nouvelle classe de vaccins antisida.

Mais cet échec conforte l'idée selon laquelle le virus du sida est différent de tous les autres pathogènes contre lesquels la médecine a pu développer des vaccins. La quête acharnée pour trouver un vaccin a donné lieu à une soixantaine d'essais cliniques au cours des dernières années dans le monde pour tester quelque 30 candidats dont un grand nombre sont encore en cours.

En mai 1997, le président Bill Clinton avait fait de la mise au point d'un vaccin dans les dix ans une priorité nationale américaine. "Créer un vaccin pour empêcher la transmission du VIH ou tout au moins en limiter le potentiel pathogène (...) représente l'un des plus grands défis de notre époque", avait lancé Bette Korber, une chercheuse des Laboratoires Nationaux de Los Alamos (Nouveau-Mexique, sud-ouest) devant la conférence annuelle sur les rétrovirus (CROI) de 2006.

"Le virus est extraordinairement divers dans le monde, évolue rapidement même chez un seul individu infecté et effectue des mutations pour échapper aux défenses immunitaires de l'organisme lors d'une même infection", ajoutait ce médecin.

Depuis l'identification du virus VIH en 1981, le nombre de porteurs du pathogène ne cesse d'augmenter avec près de 40 millions de personnes infectées dans le monde, dont plus de quatre millions de nouvelles infections chaque année, à 90% dans les pays en développement.

En 25 ans, le sida a fait plus de 25 millions de morts dont la majorité en Afrique sub-saharienne.


_________________
Demain, c'est loin...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Snorro
Invité



MessageSujet: Re: L'arrêt de l'essai clinique...   Lun 24 Sep - 5:47

Mauvaise nouvelle en effet. Un autre espoir qui s'envole.

Mais déjà, dans le milieu, on émettait des doutes quant aux chances réelles du candidat vaccin d'induire une réponse immunitaire suffisante.
Selon certains, il s'agit au départ d'un mauvais ciblage des gènes du virus à atteindre. Lorsque le vaccin fut développé et que les essais commencèrent en 2004, on croyait que les gènes gag, pol et nef du virus étaient les meilleures cibles à atteindre. Mais depuis on a découvert que ce n'étaient pas vraiment ceux que le système immunitaire reconnaissait le mieux.
L'échec était donc prévisible, au su des connaissances actuelles. Il ne s'agit donc pas d'une si mauvaise nouvelle que ça, puisque de nouveaux candidats vaccins utilisent désormais des cibles plus vulnérables.

Ce qui est encourageant c'est que de plus en plus de chercheurs explorent des avenues autres que le vaccin traditionnel et que c'est probablement de là que viendra la solution.

Snorro
Revenir en haut Aller en bas
maya

avatar

Féminin
Nombre de messages : 1268
Age : 54
Localisation : paris
sexualité : vivante
célib. ou en couple ? : ...
Date d'inscription : 30/09/2005

MessageSujet: Re: L'arrêt de l'essai clinique...   Mar 25 Sep - 14:00

A la Une


Sida : Merck renonce, Pfizer persévère en Europe


Le laboratoire américain Merck vient de renoncer à son prototype de vaccin anti-SIDA. Son concurrent, Pfizer, a lui obtenu l'aval de Bruxelles pour la commercialisation en Europe de son traitement oral contre la propagation du VIH, le Celsentri.Deux des plus grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux ont envoyé coup sur coup deux signaux contradictoires sur le front de la lutte contre le sida, laquelle a causé la mort de 25 millions de personnes en 25 ans. D'un côté, l'américain Merck ; de l'autre, son compatriote, Pfizer, n°1 mondial du secteur.

Le premier a brutalement jeté l'éponge en interrompant l'essai clinique international d'un vaccin expérimental que la communauté scientifique qualifiait de prometteur. Cela au motif qu'il n'a pas réussi à démontrer son efficacité. Le second, au contraire, persévère avec son traitement oral anti-VIH, intitulé Celsentri, en obtenant le feu vert des autorités européennes. « Il faut cependant bien distinguer les deux approches thérapeutiques, confie à LExpansion.com un spécialiste des valeurs pharmaceutiques. Car Merck s'est lancé dans le préventif alors que Pfizer opère dans le curatif. Dans le premier cas, on est dans la stratégie du "risk reward", c'est-à-dire du tout ou rien. Si Merck trouve le vaccin, il aura une exclusivité mondiale qui lui offrira dix années de tranquillité et donc de prospérité. Mais il a malheureusement plus de chances d'échouer. Comme cette fois. Dans le second cas, celui de Pfizer, il convient d'alimenter le "pipe commercial", c'est-à-dire assurer des flux de trésorerie avec des médicaments moins rémunérateurs mais en revanche moins complexes à élaborer. Sans compter que le groupe connaît de sérieux problèmes actuellement avec le brevet de son Lipitor (anti-cholestérol), le blockbuster n°1 dans le monde ».

Le coup d'arrêt de Merck a véritablement jeté un coup de froid, et pas seulement à la direction générale du géant américain – « Cet échec est une déception pour nous » –. Car il ne faut pas oublier que le développement moyen d'une molécule court sur huit à douze années ! Le V520, son prototype de vaccin, était testé depuis sept mois en Afrique du Sud – qui abrite 5,5 millions de séropositifs – auprès de 750 personnes non contaminées. Mais manifestement, ce prototype n'est pas parvenu à bloquer le processus d'infection. Or, c'était là sa principale innovation : jusque là, les précédentes tentatives s'évertuaient à stimuler la réponse immunitaire de l'organisme en le poussant à fabriquer des anticorps. Merck a l'inverse, cherchait à refouler le virus au moment où celui-ci cherche à s'infiltrer dans le corps, via la sécrétion de lymphocytes T, dits « tueurs ».

De son côté, Pfizer, l'heureux propriétaire du Viagra, pousse son avantage sur le segment des traitements anti-SIDA avec son Celsentri. Cet inhibiteur oral, dont le but est de barrer l'accès des globules blancs au virus, a en effet obtenu l'aval de Bruxelles. Conçu il y a une décennie tout juste aux Etats-Unis, le Celsentri n'est en fait commercialisé là-bas que depuis un mois.

En marge des avancées ou des reculades de ces deux mastodontes du médicament, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et la malaria s'apprête à réunir sur deux jours à Berlin ses généreux donateurs. Mercredi et jeudi prochain, Kofi Annan, le secrétaire général de l'ONU, appellera donc de ses vœux une nouvelle collecte de plusieurs milliards de dollars qui devrait s'étager sur deux ans, entre 2008 et 2010. La précédente et jusque là unique campagne menée par le Fonds a permis de récolter environ 8,4 milliards depuis 2001. Ce qui a permis de financer ensuite 450 projets dans 136 pays. Pour la période 2008-2010, le Fonds a cependant évalué ses « besoins » entre 15 et 18 milliards ! Pour l'heure, Bruxelles s'est engagé à verser 100 millions d'euros par an jusqu'en 2010. Soit autant que la fondation Bill Gates.
source : LExpansion.com

_________________
Quelqu’un qui ne laisse pas la réalité déranger ses rêves est un sage. C.Singer
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: L'arrêt de l'essai clinique...   

Revenir en haut Aller en bas
 
L'arrêt de l'essai clinique...
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» ajustement sur la valeur initiale essai clinique
» Essai clinique 2014 sur schizophrénie
» aide pour essai clinique en cross-over
» Etude Clinique, quel test choisir?
» Calcul du nombre de sujet nécessaire

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
sidamis :: Sida-infos :: Sida-savoir vih-
Sauter vers: