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 Le cycle de réplication du VIH dans sa cellule hôte

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maya

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MessageSujet: Le cycle de réplication du VIH dans sa cellule hôte   Ven 28 Sep - 13:58

Le cycle de réplication du VIH dans sa cellule

Le VIH est un rétrovirus, il a donc besoin d’intégrer le noyau de la cellule pour détourner le fonctionnement cellulaire afin d’assurer sa reproduction.
Le cycle de réplication du VIH dans sa cellule hôte


Pénétration

Pénétration

Les cellules infectées par le VIH (lymphocytes CD4 (les "T4"), monocytes/macrophages, cellules folliculaires dendritiques des ganglions, astrocytes cérébraux) portent à leur surface un motif protéïque appelé CD4. Le VIH est un virus à enveloppe. La partie externe de l’enveloppe est constituée de protéines gp 120. La gp 120 reconnaît le CD4 qui est donc le récepteur du VIH sur la cellule cible. Le CD4 ne suffit pas : le VIH a besoin d’un second récepteur appelé corérecepteur, lui aussi porté à la surface de la cellule cible, pour pénétrer dans cette cellule. La protéine d’enveloppe plus interne, la gp41, achève la fixation et permet la fusion des membranes virales et cellulaires. Le matériel infectieux du virus est alors injecté dans la malheureuse cellule désormais contaminée. Les inhibiteurs de fusions sont des molécules actuellement en cours de développement qui bloquent le mécanisme décrit ci dessus (Cf Infotraitement N°52 Decembre 1997).

Transcription

Transcription

Les informations génétiques du VIH sont sous forme d’ARN. Pour assurer l’intégration de ce matériel génétique à celui de la cellule il doit y avoir une étape permétant la "traduction" de l’ARN viral en ADN, c’est la transcription. La transcriptase inverse est une enzyme, contenue à l’origine dans la capside virale, qui permet à l’aide des nucléosides contenus dans la cellule de construire un brin d’ADN viral à partir de l’ARN. L’ADN ainsi produit peut être intégré à l’ADN cellulaire, ce qui est la première étape vers la synthèse de nouveaux virus. C’est lors de cette étape que les médicaments de la famille de l’AZT ® et de SUSTIVA* (analogues nucléosidiques et non nucléosidiques) interviennent, en inhibant la transcriptase inverse.

Intégration

Intégration

L’ADN linéaire issu de la phase de transcription inverse est transporté dans le noyau de la cellule. Cet ADN est intégré à l’ADN cellulaire grace à l’action de l’intégrase qui est une enzyme qui "coupe" l’ADN cellulaire et "recolle" cet ADN avec l’ADN virale.

Synthèse

Synthèse

Le but de l’infection d’une cellule par un virus est la production d’autres virus qui vont à leur tour infecter d’autres cellules pour produire encore et encore des virus. Un virus est démuni des outils permettant sa reproduction. Pour assurer sa "descendance" le VIH doit utiliser la "machinerie cellulaire" qui est composée de tous les organites nécessaires à la synthèse de toutes les substances dont une cellule peut avoir besoin. La synthèse de nouveaux virus passe d’abord par la création d’un ARN messager qui porte les informations necessaires à cette synthèse. Cet ARN messager est "lu" par la "machinerie cellulaire", comme s’il s’agissait d’un plan de construction. La "machinerie cellulaire" produit alors tous les éléments (protéïnes de la capside, protéase, matrice ...) permettant la construction d’un nouveau virus. Cependant ces élément ne sont pas encore prêts pour l"’assemblage" ils doivent subir une étape de maturation.

Maturation

Maturation

Les protéïnes formées précédemment n’étant pas matures, elles doivent subir l’action d’une enzyme avant "l’assemblage". Cette enzyme est la Protéase qui est elle même formée dans l’étape de synthèse. Elle permet d’ajuster la structure des protéïnes en "coupant" les morceaux superflux. L’action de cette enzyme est indispensable pour la création de virus viables. Cette enzyme est la cible des molécules de la famille des antiprotéases (Norvir®, Crixivan®, Invirase®, Viracept®, Agenerase®). Les antiprotéases inhibent son action, en conséquence les virus produits sont incapables d’infecter de nouvelles cellules.

Bourgeonnement

Bourgeonnement

C’est l’étape finale durant laquelle les virus formés quittent la cellule. Le VIH "enfonce" la membrane cellulaire, s’entoure de celle-ci et sort de la cellule. Il est alors entouré de membrane cellulaire, ce qui lui procure une protection suplpémentaire. Le nouveau virus est désormais prêt à infecter une nouvelle cellule.




source : TRT5
http://www.actions-traitements.org/spip.php?article532

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MessageSujet: QUELLE ACTION ONT LES ANTIRETROVIRAUX ?   Ven 28 Sep - 14:05

QUELLE ACTION ONT LES ANTIRETROVIRAUX ?

Introduction
Pour se multiplier, le virus du sida a besoin d'infecter certains globules blancs, en particulier les lymphocytes T4 (ou CD4), une pièce essentielle du système immunitaire. Cette infection détruit les lymphocytes T4, dont le nombre diminue, avec pour résultat un affaiblissement des défenses de l'organisme. Le sida se déclenche lorsque les défenses immunitaires ne sont plus en état d'empêcher la survenue d'autres infections qu'elles contrôlent habituellement.

Bloquer le VIH et protéger les T4.
Cette évolution peut être mesurée par des analyses sanguines : on évalue la quantité de virus (c'est la charge virale) et le nombre des lymphocytes T4. Le but des traitements anti-VIH actuels est de diminuer, voire de bloquer l'activité du VIH et donc de protéger les lymphocytes. Cette action se manifeste rapidement (en quelques semaines ou mois) par une diminution de la charge virale et par une augmentation du nom- bre de lymphocytes. Aujourd'hui, les bénéfices de ces traitements sont mettent de garder le VIH sous contrôle pendant de nombreuses années et réduisent considérablement le risque d'évolution vers le sida.

Deux familles de médicaments.
Les médicaments agissent essentiellement à l'intérieur des cellules infectées par le VIH. Il existe aujourd'hui deux familles de médicaments : les inhibiteurs de la transcriptase inverse et les antiprotéases. Les inhibiteurs de la transcriptase inverse bloquent le VIH peu après son entrée dans la cellule. Les antiprotéases empêchent la fabrication de nouveaux VIH par la cellule infectée. Le traitement anti-VIH combine ces deux familles. La combinaison la plus courante est une trithérapie, qui consiste à associer trois médicaments anti-VIH (souvent deux médicaments de la première famille et un antiprotéase). Ces médicaments passent dans le sang après avoir été avalés. Pour qu'ils bloquent la multiplication du virus de manière efficace, ils doivent rester dans le sang en quantité suffisante. C'est la raison pour laquelle ces médicaments doivent être pris à intervalles de temps réguliers (toutes les 8 heures pour certains, toutes les 12 heures pour d'autres, etc.).

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