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 vhc : strategies therapeutiques actuelles/ 2007

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maya

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MessageSujet: vhc : strategies therapeutiques actuelles/ 2007   Dim 14 Oct - 10:41

Traitement de l'hépatite C

Le congrès de l'EASL (Association européenne pour l'étude du foie) s’est tenu à Barcelone du 11 au 15 avril 2007. Il a permis de faire le point sur les pistes de recherche concernant le traitement de l'hépatite C
L’interféron et la ribavirine, médicaments actuellement utilisés dans le traitement contre l’hépatite C, n’ont pas été développés spécifiquement dans ce but. Ils existaient déjà (l'interféron est d'ailleurs, à l'origine, une substance fabriquée par le corps humain). C’est “par hasard” qu’on a découvert leur efficacité sur le virus de l’hépatite C(VHC). A l’inverse, les nouveaux médicaments sont créés à partir de la connaissance que l’on a du VHC et de son fonctionnement. Pour l’instant, la plupart des médicaments en développement agissent sur le VHC lorsqu'il a déjà
pénétré dans la cellule du foie. Ils bloquent certaines étapes de la multiplicationCe sont des antiprotéases (comme dans le VIH) ou des antipolymérases. D’autres pistes de recherche visent à empêcher le VHC d'entrer dans les cellules du foie (inhibiteurs d'entrée).



Quels traitements, demain ?
Si les études se déroulent bien (confirmation de l’efficacité et de la tolérance), on espère ces nouveaux médicaments d'ici trois à cinq ans. Dans un premier temps, ils devraient être associés au traitement actuel (interféron pégylé et ribavirine). Cela permettrait d'améliorer l’efficacité du traitement et d'en réduire la durée.
Pour l’instant, il est déconseillé d’utiliser ces nouveaux médicaments seuls car le VHC risquerait d'y devenir résistant (comme cela se produit pour le VIH lorsqu'on n'utilise qu'un seul médicament à la fois).
Dans un avenir relativement proche, certains de ces médicaments permettront peut-être de remplacer la ribavirine. A plus long terme, on espère avoir suffisamment de médicaments pour les associer et pouvoir se passer de l’interféron et de la ribavirine. De premières études au laboratoire, dans les tubes à essai, indiquent que la combinaison de plusieurs de ces nouveaux médicaments permettrait de limiter les problèmes de résistances du VHC.

Mieux connaître la tolérance

La plupart des nouveaux médicaments sont à un stade précoce de leur développement. On doit continuer les essais pour mieux connaître leur tolérance, leurs effets indésirables. Les résistances du VHC, la manière dont elles se manifestent, le fait qu'elles concernent un ou plusieurs médicaments, demandent également à être étudiées.

Enfin, les laboratoires pharmaceutiques n'ont, pour le moment, pas organisé d'essai avec ces nouveaux médicaments chez les personnes atteintes à la fois par le VIH et le VHC, ce qui est regrettable. En effet, l'efficacité, la tolérance et les risques d’interactions avec les traitements anti-VIH devraient être étudiés le plus tôt possible (et pas après la commercialisation du médicament).

Les associations demandent une nouvelle fois aux laboratoires pharmaceutiques et aux chercheurs de s'intéresser davantage à la coinfection VIH-VHC !


LES VOIES DE LA RECHERCHE
De nombreux médicaments contre l’hépatite C sont à l’étude. Nous présentons ici ceux dont le développement est le plus avancé. L'albuféron (un interféron modifié) pourrait être disponible prochainement. Les autres médicaments ne seront probablement pas commercialisés avant trois à cinq ans. Les études ont été présentées lors d'un congrès récent (EASL, avril 2007), également évoqué plus haut.

Le telapravir ou VX 950 (antiprotéase)

Le telapravir ou VX 950 (laboratoires Vertex) est une antiprotéase (comme le VIH, le virus de l'hépatite C ou VHC comporte une enzyme de la famille des protéases, indispensable à sa multiplication).
Les résultats encourageants mentionnés l'année dernière (Remaides n° 60, p. 16) se confirment : associé à la bithérapie “standard” (interféron pégylé et ribavirine), le telapravir semble offrir une bien meilleure efficacité que la bithérapie utilisée seule. En effet, les chances que la charge virale de l'hépatite C soit indétectable dès le troisième mois du traitement sont particulièrement élevées, ce qui permet de prédire l’efficacité à terme du traitement (lequel dure six moins ou un an, comme le traitement “classique”).
Par ailleurs, chez un petit nombre de personnes n’ayant été traitées que trois mois, le VHC n’est toujours pas réapparu cinq mois après l’arrêt. C’est un résultat encourageant qui doit cependant être confirmé.
Deux ombres au tableau toutefois : les effets indésirables
(problèmes de peau, gastrointestinaux, baisse des globules rouges, etc.) sont fréquents et ont conduit à l’arrêt du traitement chez certaines personnes. Par ailleurs, le telapravir nécessite trois prises par jour, ce qui représente une contrainte importante.

Une autre antiprotéase

Une autre antiprotéase, la SCH 503034 (laboratoires Schering-Plough), est actuellement en développement chez les personnes n’ayant jamais été traitées et chez celles qui ne sont pas parvenues à éliminer le VHC lors d’un premier traitement. Les résultats n’ont pas encore été communiqués.

La valopicitabine ou NM283 (antipolymérase)

La valopicitabine ou NM283 (laboratoires Idenix/Novartis) est une antipolymérase. Une toxicité importante aux doses les plus élevées (et les plus efficaces) avait conduit, l’année dernière, à réduire la dose au cours des essais Les doses actuellement retenues sont plus faibles. La
valopicitabine continue cependant à entraîner des nausées et des vomissements. Un essai au eu lieu chez des personnes ayant précédemment reçu interféron + ribavirine, sans parvenir à éliminer le VHC. Chez ces personnes, lors d’un second traitement, interféron pégylé + valopicitabine est moins efficace que interféron pégylé + ribavirine. Un nouvel essai associant interféron pégylé + ribavirine + valopicitabine est prévu.

Chez les personnes n’ayant jamais été traitées, les essais en cours sont difficilement exploitables : il n’y a, par exemple, pas de comparaison avec le traitement standard par interféron pégylé + ribavirine ! Un nouvel essai vient de commencer et devrait permettre de connaître l’efficacité réelle de ce médicament.
Par ailleurs, au laboratoire, dans les tubes à essais, la valopicitabine semble efficace sur les VHC résistants à d'autres médicaments.

Celgosivir (inhibiteur d'entrée)

Le celgosivir ou castanospermine (laboratoires Migenix) est un inhibiteur d’entrée : il empêche le VHC de pénétrer dans les cellules du foie. Un essai a eu lieu chez des personnes ayant précédemment reçu interféron
pégylé + ribavirine, sans parvenir à éliminer le VHC. Trois types de traitement ont été comparés : interféron pégylé + ribavirine + celgosivir (qui s'est avéré le plus efficace), interféron pégylé + ribavirine et interféron pégylé + celgosivir (ces deux derniers traitements paraissant avoir une efficacité proche). Ces résultats demandent à être confirmés par des études plus importantes.
Autre information intéressante : le celgosivir semble avoir la même efficacité sur tous les types de VHC (1, 2, 3, 4…), ce qui n’est pas le cas du traitement actuel (interféron pégylé + ribavirine).

Albuféron (interféron modifié)

L’albuféron (laboratoires Human Genome Sciences) est un interféron modifié auquel a été “greffée” une molécule d’albumine. Il reste plus longtemps dans l'organisme que l’interféron pégylé “classique”. Une injection mensuelle d'albuféron semble moins efficace que l’injection hebdomadaire d'interféron pégylé, mais des études complémentaires sont nécessaires. En revanche, deux injections d'albuféron par mois semblent légèrement plus efficaces que l’interféron pégylé. Différentes doses ont été testées : la dose la plus faible provoque moins d'effets indésirables que l'interféron pégylé. Les essais vont se poursuivre. Ces résultats sont encourageants et cette molécule pourrait rapidement venir compléter l’offre thérapeutique contre l’hépatite C.

INTERFERON ET RIBAVIRINE / VERS UN TRAITEMENT A LA CARTE

Le traitement actuel (interféron pégylé + ribavirine) doit être adapté à la situation du patient : type de VHC (1, 2, 3, 4…), présence d'une infection par le VIH, poids, etc. Plus récemment, on a montré que la baisse de charge virale VHC après un mois de traitement permettait de prédire en partie l'efficacité à terme. De nouveaux résultats viennent le confirmer.

Sur les VHC de type 2 et 3, le traitement a, en moyenne, quatre chances sur cinq d’aboutir à l’élimination

du VHC (le taux de succès étant moins élevé chez les personnes également atteintes par le VIH).

Lorsque le VHC est encore détectable dans le sang après un mois de traitement, les chances de guérison ne sont plus que d'une sur deux. Cela se produit plus souvent chez les personnes ayant une charge virale VHC élevée ou un taux de transaminases bas avant le traitement, atteintes par le VHC de type 3 ou pesant plus de 85 kg. Dans ces situations, il pourrait être nécessaire d’augmenter la durée du traitement ou la dose de ribavirine pour améliorer l’efficacité.

Sur les VHC de type 1, le traitement a, en moyenne, une chance sur deux d’aboutir à l’élimination du VHC (le taux de succès étant moins élevé chez les personnes également atteintes par le VIH). Si le VHC est indétectable dès le 1er mois de traitement, les chances de succès augmentent considérablement, passant à 8 sur 10. S’il ne devient indétectable qu’au 3e mois, les chances de succès baissent un peu (un peu moins de 7 sur 10), mais un traitement plus long pourrait se montrer plus efficace. En revanche, si le VHC reste détectable après le 3e mois de traitement, les chances de succès du traitement sont faibles (1,5 sur 10).

Ces informations confirment l'intérêt d'un suivi médical rapproché en début de traitement, avec mesure de charge virale à 1 et 3 mois. Le résultat peut aider à se motiver pour poursuivre le traitement ou conduire à adapter la stratégie : envisager une durée totale plus brève ou plus longue, une adaptation de doses, etc. De telles décisions nécessitent bien sûr un dialogue approfondi entre patient et médecin.

SOURCE / REMAIDES JUIN 2007

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