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 ZIAGEN/abacavir/Inhibi.nucleosidique transcriptase inverse

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maya

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MessageSujet: ZIAGEN/abacavir/Inhibi.nucleosidique transcriptase inverse   Dim 4 Nov - 18:02

L'abacavir (Ziagen)

L’abacavir est un type de medicament anti-VIH appelé analogues nucléosidiques (INTI). Les effets secondaires les plus fréquents de l’abacavir peuvent comprendre maux de tête, nausées, vomissements, fatigue inattendue, et perte d’appétit . L’abacavir se prend habituellement à raison de 600 mg par jour, avec ou sans aliments.

Remarque : Jusqu’à 8 % des personnes qui prennent l’abacavir risquent d’éprouver une grave réaction allergique (dite d’hypersensibilité) à l’abacavir : veuillez lire la section « Mises en garde » pour en savoir plus.
Qu’est-ce que l’abacavir?


L’abacavir,vendu sous le nom de marque Ziagen, est un type de médicament anti-VIH appelés analogue nucléosidique ou INTI (inhibiteur nucléosidique de la transcriptase inverse).

Comment l’abacavir agit-il?
Avant d’expliquer le mode d’action de l’abacavir, il faut d’abord offrir un peu d’information au sujet du VIH. Lorsque le VIH infecte une cellule, il prend le contrôle de cette dernière. Le VIH oblige ensuite la cellule à faire beaucoup d’autres copies du virus. Afin de faire ces copies, la cellule a recours à des protéines appelées enzymes. Lorsque l’activité de ces enzymes est affaiblie ou bloquée, la production de VIH ralentit ou s’arrête.
L’abacavir appartient à une classe de médicaments appelés analogues nucléosidiques. L’abacavir inhibe l’action d’une enzyme appelée transcriptase inverse (TI) dont les cellules infectées par le VIH se servent pour fabriquer de nouveaux virus. Puisque l’abacavir inhibe ou réduit l’activité de cette enzyme, ce médicament incite les cellules infectées à produire moins de virus.
Comment les personnes vivant avec le VIH/sida utilisent-elles l’abacavir?


L’abacavir est utilisé en association avec plusieurs autres médicaments anti-VIH, y compris des médicaments appartenant à d’autres classes, tels que les inhibiteurs de la protéase et/ou les inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI). Les associations de ce genre s’appellent une multithérapie antirétrovirale fortement active. Pour beaucoup de personnes vivant avec le VIH/sida (PVVIH), le recours à une multithérapie antirétrovirale a provoqué une augmentation de leur compte de cellules CD4+ et une réduction de la quantité de VIH dans leur sang (charge virale). Ces effets bénéfiques contribuent à réduire le risque de contracter une infection potentiellement mortelle.
Mises en garde


1. Réaction d’hypersensibilité
Jusqu’à 8 % des personnes ayant le VIH/sida (PVVIH) qui utilisent l’abacavir ont une réaction immunitaire exagérée à l’abacavir. Ce genre de réaction d’hypersensibilité est très grave et peut être fatale.
Même si la réaction d’hypersensibilité peut survenir à n’importe quel moment lors d’un traitement par l’abacavir, elle se produit en moyenne durant les six premières semaines de l’utilisation. La réaction peut comporter les symptômes suivants :


  • fièvre;
  • éruptions cutanées;
  • symptômes gastrointestinaux (y compris nausées, vomissements, diarrhées, douleurs abdominales);
  • symptômes généralisés (y compris un manque d’énergie ou une fatigue inattendue, douleurs musculaires et osseuses);
  • symptômes respiratoires (y compris toux, essoufflement, maux de gorge).

Si vous éprouvez un de ces symptômes lorsque vous prenez l’abacavir, cessez immédiatement d’utiliser ce dernier et contactez votre médecin sans tarder.
Il existe maintenant un test de dépistage qui vous aidera à prévoir si vous êtes susceptible de faire une réaction d’hypersensibilité à l’abacavir. Reprise du traitement
Si une réaction d'hypersensibilité est confirmée, vous ne pourrez jamais recommencer à prendre l’abacavir parce qu'une réaction fatale pourrait se produire dans l'espace de quelques heures. Il faudra également que vous évitiez tous les autres médicaments contenant de l'abacavir (y compris Kivexa et Trizivir).
Des réactions d’hypersensibilité se sont même produites chez des personnes qui n’avaient eu aucun problème lorsqu’elles prenaient l’abacavir pour la première fois mais qui ont ensuite repris le traitement après l’avoir interrompu.
3. Acidose lactique et stéatose hépatique
Deux affections apparentées se sont produites chez certaines personnes qui recevaient des analogues nucléosidiques; il s’agit de l’ acidose lactique (accumulation d’acide lactique dans le sang) et de la stéatose hépatique (accumulation de graisse dans le foie). Ces affections peuvent être très graves, voire mortelles. Elles s’observent principalement chez les femmes, les personnes faisant de l’embonpoint ou les personnes qui utilisent des analogues nucléosidiques depuis longtemps. Les symptômes de ces affections comprennent les suivants :


  • fatigue ou faiblesse inattendue;
  • nausées et/ou vomissements;
  • douleurs abdominales persistantes;
  • inflammation douloureuse du pancréas (pancréatite).

    Si vous éprouvez un de ces symptômes sans cause apparente, appelez immédiatement votre infirmière ou médecin.
    L’acidose lactique est rare (moins de un cas par année pour chaque tranche de mille patients. Si vous présentez un des symptômes mentionnés ci-dessus, cela ne veut pas dire nécessairement que vous souffrez d’acidose lactique, mais communiquez tout de même avec votre médecin sans tarder.

  • Effets secondaires


    1. Général
    Les effets secondaires courants qui ont été signalés par certains utilisateurs de l’abacavir comprennent les suivants : fatigue inattendue, diarrhées, nausées, maux de tête, perte de l’appétit, fièvre, et éruptions cutanées. Plusieurs personnes trouvent que les effets secondaires causés par les médicaments anti-VIH s’atténuent ou disparaissent après quelques semaines de traitement.
    2. Syndrome de lipodystrophieLe terme syndrome de lipodystrophie du VIH désigne un éventail de symptômes qui risquent se manifester au fil du temps chez les personnes en multithérapie antirétrovirale. Voici quelques caractéristiques du syndrome :
  • perte de graisse sous la peau (graisse sous-cutanée) du visage, des bras et des jambes;
  • veines saillantes dans les bras et/ou les jambes en raison de la perte de graisse sous-cutanée;
  • dépôts de graisse à l’arrière du cou (« bosse de bison ») ou à la base du cou (« col de cheval »);
  • augmentation du tour de taille ou de la bedaine;
  • petits dépôts de graisse sur l'abdomen;
  • augmentation du volume des seins (femmes).

En plus de ces changements physiques, la lipodystrophie peut s'accompagner de changements métaboliques qui se révèlent dans les résultats d'une analyse sanguine. Parmi ces dernières, mentionnons :


  • augmentation du taux de triglycérides (lipides);
  • augmentation du taux de cholestérol LDL (le « mauvais »);
  • augmentation du taux de sucre sanguin (glucose);
  • augmentation du taux de l'hormone insuline;
  • sensibilité réduite à l'insuline (insulinorésistance);
  • baisse du taux de cholestérol HDL (le « bon »).


La cause précise de la lipodystrophie n'est pas connue et le syndrome s'explique difficilement parce que ses manifestations varient beaucoup d'une personne à l'autre. Par exemple, certaines personnes perdent de la graisse, d'autres en prennent et d'autres encore connaissent des pertes et des gains de graisse. Ce qui ressort de plus en plus clairement est que les changements nuisibles qui se produisent au fil des ans dans les taux de glucose, de cholestérol et de triglycérides font augmenter le risque de diabète et de maladie cardiovasculaire. Toutefois, jusqu'à présent, les nombreux bienfaits de la multithérapie l'emportent sur le risque accru de maladie cardiovasculaire ou d'autres effets secondaires.
Le maintien d'un poids santé, de bonnes habitudes alimentaires, l'arrêt du tabagisme et un programme d'exercices réguliers sont tous importants pour réduire le risque de diabète, de maladies du coeur et d'autres complications. Les consultations de suivi et les analyses sanguines régulières constituent également un élément crucial d'un bon suivi. Si cela s'avère nécessaire, votre médecin sera en mesure de prescrire un traitement visant à abaisser les taux de lipides.
Les chercheurs poursuivent leur étude du syndrome de lipodystrophie afin d'aider les PVVIH à éviter ou à atténuer ce problème. De tous les médicaments anti-VIH, il semble que l’abacavir figurent parmi les moins susceptibles de causer ou de contribuer à la lipodystrophie.

Interactions médicamenteuses

Consultez toujours votre médecin et pharmacien au sujet de la prise de tout autre médicament, qu’il soit livré sur ordonnance ou en vente libre, y compris les plantes médicinales, les suppléments et les drogues récréatives.
Certains médicaments peuvent interagir avec l’abacavir. Cette interaction peut faire en sorte que le taux d’abacavir augmente ou diminue dans votre corps. L’augmentation du taux d’abacavir peut provoquer de nouveaux effets secondaires ou aggraver des effets secondaires existants. Par contre, si le taux d’abacavir diminue excessivement, le VIH peut acquérir une résistance et vos options de traitement futures risquent de s’en trouver limitées.
Il peut également s’avérer nécessaire d’éviter les médicaments qui, même s’ils n’ont pas d’effet sur le taux d’abacavir, provoquent des effets secondaires semblables.
Si vous devez prendre un médicament qui est susceptible d’interagir avec vos médicaments existants, votre médecin peut faire ce qui suit :


  • ajuster les dosages de vos médicaments anti-VIH ou de vos autres médicaments;
  • prescrire d’autres médicaments anti-VIH pour vous

Interactions médicamenteuses avec l’abacavir

Les médicaments suivants interagissent ou pourraient potentiellement interagir avec l’abacavir. Cette description n’est pas exhaustive :


  • Chez les hommes, la consommation d’alcool fait augmenter le taux sanguin d’abacavir, ce qui pourrait en augmenter la toxicité. Cet effet n’a pas été étudié chez les femmes;
  • L’abacavir peut réduire le taux de méthadone dans le sang; un ajustement de la dose de cette dernière pourrait donc s’avérer nécessaire;

Résistance et résistance croisée

Au fur et à mesure que de nouvelles copies de VIH sont fabriquées dans le corps, le virus modifie sa structure. On appelle ces modifications des mutations; les mutations peuvent permettre au VIH de résister aux effets des médicaments anti-VIH, ce qui veut dire qu’ils cesseront d’agir pour vous. Le fait d’associer l’abacavir à d’autres médicaments anti-VIH permet de retarder le développement de la résistance.
Pour réduire le risque de résistance médicamenteuse, vous devez prendre tous vos médicaments anti-VIH tous les jours en suivant les posologies à la lettre. Si vous manquez ou retardez des prises, ou si vous ne respectez pas les prescriptions de votre médecin, le taux d’abacavir risque de tomber trop bas. Si cela se produit, des virus résistants risquent d’apparaître. Si vous avez de la difficulté à prendre vos médicaments de façon régulière et en suivant les instructions, parlez-en à votre médecin ou infirmière. Ils peuvent vous aider.
Lorsque le VIH devient résistant à un médicament d’une classe, il risque parfois de devenir résistant à tous les autres médicaments de cette classe. Il s’agit de la résistance croisée. N’hésitez pas à parler de vos options de traitement actuelles et futures avec votre médecin. Pour vous aider à déterminer quelles thérapies vous pourrez utiliser à l’avenir, votre médecin peut faire analyser un petit échantillon de votre sang dans le cadre de tests de résistance. Si le VIH finit par acquérir une résistance à l’abacavir, votre médecin pourra utiliser les tests de résistance pour vous aider à construire une autre combinaison de médicaments.
Posologie et formulations

L’abacavir est offert sous forme de comprimés de 300 mg et de liquide de 20 mg/mL. La posologie standard pour les adultes est un comprimé deux fois par jour ou deux comprimés une fois par jour, avec ou sans aliments . Les formulations peuvent changer et les posologies doivent parfois être personnalisées. Tous les médicaments doivent toujours être pris conformément aux prescriptions de votre médecin.

source : catie

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MessageSujet: Re: ZIAGEN/abacavir/Inhibi.nucleosidique transcriptase inverse   Jeu 7 Fév - 22:09

L’abacavir et la ddI associés à un risque accru de crise cardiaque
Le lien entre le traitement du VIH et un risque accru de maladie cardiovasculaire est bien connu.

Les derniers résultats de l'étude DAD, présentés à la quinzième conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI), suggèrent que le traitement à base d’abacavir (Ziagen), un inhibiteur nuclésodique de la transcriptase inverse (INTI), également présent dans les co-formulations de Kivexa et du Trizivir, et de ddI (didanosine, Videx) augmente de façon significative les risques d’infarctus du myocarde, ou de crise cardiaque.

Plus de 30,000 patients sont enrôlés dans l’étude DAD et les investigateurs ont eu près de 7 ans de données de suivi pour voir s’il y avait un lien entre le traitement aux INTI et un risque accru d’infarctus du myocarde.

Ils ont trouvé que le traitement à l’abacavir dans les six mois précédents augmentait le risque d’infarctus du myocarde de 94% et que le traitement récent à la ddI augmentait le risque de crise cardiaque de 53%.

Les chercheurs pensent que leurs conclusions sont particulièrement importantes pour les personnes à risque élevé de maladie cardiaque. Par exemple, les personnes qui fument ou les personnes qui ont des antécédents familiaux de maladies cardiovasculaires.

Les risques de crise cardiaque peuvent être réduits en arrêtant de fumer, en faisant de l'exercice et en ayant une bonne alimentation. Les chercheurs ajoutent qu’un fumeur prenant de l’abacavir réduirait ses risques de maladies cardiaques en arrêtant de fumer plutôt qu’en arrêtant l’abacavir.

Les investigateurs recommandent aux patients qui prennent l’un ou l’autre de ces médicaments et qui se font du souci sur leur risque de crise cardiaque de parler à leur médecin pour voir si un changement de traitement serait nécessaire
source : croi2008
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MessageSujet: L'abacavir et le risque de crise cardiaque : controversé...   Mar 1 Avr - 23:08

Article 1 On innocente l'abacavir ..:

*Nouvelles CATIE - L'abacavir et le risque de crise cardiaque : des résultats controversés*

L'abacavir (Ziagen) est un médicament anti-VIH couramment utilisé qui
appartient à la famille des analogues nucléosidiques. L'abacavir se trouve
dans les co-formulations suivantes (un seul comprimé contenant deux
médicaments ou plus) :

* Kivexa (abacavir + 3TC [lamivudine]);
* Trizivir (abacavir + 3TC + AZT [Retrovir, zidovudine]).

L'un des inconvénients de certains analogues nucléosidiques réside dans leur
tendance à provoquer la lipoatrophie—un processus caractérisé par la fonte
de la couche graisseuse située directement sous la peau (graisse
sous-cutanée). Toutefois, l'abacavir n'est pas associé à la fonte de graisse
lorsqu'il est utilisé seul ou en combinaison avec le 3TC (dans Kivexa
). En
fait, les patients sous abacavir pourraient même connaître une augmentation
du volume de graisse dans leurs membres.

Dans le cadre de plusieurs essais cliniques, l'abacavir s'est avéré un
composant efficace de plusieurs traitements combinés dans la mesure où il
aidait à réduire la charge virale et à augmenter le compte des CD4+.

L'usage d'abacavir est associé à la possibilité d'une réaction
d'hypersensibilité chez jusqu'à 8 % des personnes qui reçoivent ce
médicament. Cependant, les médecins de plusieurs pays à revenu élevé
disposent aujourd'hui d'un simple test sanguin qui leur permet de prévoir la
probabilité d'une telle réaction. Les patients auxquels on envisage de
prescrire l'abacavir peuvent donc subir ce test avant de commencer à prendre
le médicament. Armés de cet outil de dépistage, les médecins peuvent
désormais prescrire l'abacavir en sachant que le risque d'une réaction
d'hypersensibilité est très, très faible lorsque le résultat de ce test est
négatif.

*Recherches approfondies*
DAD est le nom d'une grande base de données située à Copenhague, au
Danemark. Les responsables de la DAD recueillent des données auprès de 212
cliniques VIH majoritairement européennes mais aussi australiennes et
états-uniennes. La base de données abrite des informations sur la santé de
plus de 33 000 participants. De temps en temps, les chercheurs responsables
de la DAD interrogent leur base de données dans un effort pour résoudre des
questions de recherche.

Le d4T (Zerit, stavudine) et l'AZT sont des analogues de la thymidine (la
lettre T dans le nom de chaque médicament désigne la thymidine).
Malheureusement, l'usage de d4T est associé à l'apparition de lésions
nerveuses, à la lipoatrophie et à l'augmentation des taux de cholestérol et
de triglycérides dans le sang. L'AZT contribue parfois à la fonte de graisse
également, mais dans une moindre mesure
. Compte tenu de cette réalité,
l'équipe DAD a voulu déterminer s'il y avait un lien entre l'usage
d'analogues de la thymidine (AZT et d4T) et les maladies cardiovasculaires.
N'ayant trouvé aucun lien de ce genre, les chercheurs ont décidé d'évaluer
d'autres analogues nucléosidiques, notamment l'abacavir, le ddI (Videx EC,
didanosine) et le 3TC. Il est important de mentionner que la DAD n'incluait
pas suffisamment de patients sous ténofovir (Viread) pour analyser la
possibilité d'un lien entre celui-ci et les maladies du cœur.

*Résultats inattendus*
En février 2008, à l'occasion de la 15e Conférence sur les rétrovirus et les
infections opportunistes (CROI), des chercheurs de Copenhague ont présenté
les résultats d'une analyse de la DAD. Contrairement à leurs attentes, les
chercheurs danois ont trouvé que l'usage récent de l'abacavir (au cours des
six derniers mois), et dans une moindre mesure du ddI, était lié à un risque
accru de crise cardiaque.

Étant donné le profil d'innocuité favorable de l'abacavir, ces résultats ont
laissé perplexes plusieurs chercheurs. Même l'équipe DAD s'est étonnée des
résultats dans un premier temps, donc elle les a examinés de nouveau pour
les confirmer.

*L'accent sur les crises cardiaques*
Sur les 33 347 personnes séropositives figurant dans la DAD, 517 ont eu une
crise cardiaque avant février 2008. Voici un aperçu de la distribution des
crises cardiaques selon les médicaments utilisés :

* 124 personnes – usage actuel ou récent de ddI (au cours des six derniers
mois) au moment de la crise cardiaque;

* 192 personnes - usage actuel ou récent d'abacavir au moment de la crise
cardiaque;

* 237 personnes – usage d'une multithérapie ne comportant ni l'abacavir ni
le ddI.

Il est à souligner que la proportion globale des patients ayant eu une crise
cardiaque était relativement faible, soit 1,6 %
.

*Le risque de crise cardiaque*
Les personnes séropositives qui avaient récemment utilisé de l'abacavir
avaient tendance à correspondre au profil suivant :

* hommes de 45 ans et plus;
* femmes de 55 ans et plus;
* diabétiques;
* pression artérielle supérieure à la normale;
* taux de lipides supérieurs à la normale dans le sang—cholestérol et
triglycerides.

Ce profil est frappant et mérite plus d'attention parce que, comme le
déclarait l'équipe DAD : « les patients présentant un risque
cardiovasculaire sous-jacent » semblaient être plus susceptibles d'avoir une
crise cardiaque.

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Dernière édition par maya le Mer 2 Avr - 20:21, édité 2 fois
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MessageSujet: abacavir ziagen risques cardiaques? PART 2   Mar 1 Avr - 23:09

suite de l'article 1
Quelques autres points saillants à souligner :

* L'exposition à l'abacavir n'a pas été associée à l'apparition d'autres
formes de maladie cardiovasculaire, tel que l'accident vasculaire cérébral;

* Le risque de crise cardiaque chez les patients ayant récemment utilisé de
l'abacavir était deux fois plus élevé que ce à quoi on s'attendrait
normalement;

* L'interruption du traitement par abacavir ou ddI a réduit le risque de
crise cardiaque;

* On n'a trouvé aucun lien entre le compte des CD4+, la charge virale et les
crises cardiaques.

Les résultats de l'étude DAD sont étonnants et d'autres investigations sont
nécessaires pour les confirmer et les expliquer. Les chercheurs restent
perplexes devant ces résultats parce que l'abacavir est utilisé depuis plus
d'une décennie dans les pays à revenu élevé sans qu'on fasse une association
entre ce médicament et un risque accru de crise cardiaque.

*Prochaine étape?*
L'étude DAD est une étude d'observation. Les études de ce genre sont utiles
pour relever des associations mais elles ne peuvent prouver les relations de
cause à effet. Puisque les études d'observation ne sont pas randomisées, on
ne peut écarter complètement la possibilité d'interprétations biaisées des
résultats. Par exemple, comme l'abacavir a été approuvé plus tard que les
autres analogues nucléosidiques auxquels il a été comparé, il se peut que
l'étude DAD n'ait pas relevé certaines différences chez les patients sous
abacavir.

En outre, les responsables de l'étude DAD n'ont pas été capables de tenir
compte de la totalité des données qui auraient pu les aider à élucider le
lien entre l'abacavir, le ddI et les crises cardiaques. De plus, comme nous
l'avons mentionné, le ténofovir n'a pas été inclus dans cette analyse, donc
nous ne pouvons savoir si ce dernier a augmenté le risque de cardiopathie
chez la cohorte DAD. Tous ces points d'interrogation expliquent la nature
controversée des résultats de l'étude DAD.

Maintenant que l'analyse de l'étude DAD a été publiée, elle devrait
déclencher les actions suivantes :

* Les agences de réglementation ont besoin de revoir leurs bases de données
afin de relever des cas d'effets secondaires associés à l'abacavir et au
ddI, et plus particulièrement des cas de crise cardiaque et de problèmes
reliés;

* Les autres bases de données d'hôpitaux et d'agences de recherche, comme
celle de la Veterans Administration (VA) des États-Unis, devraient être
interrogées au sujet des crises cardiaques survenues chez des personnes
ayant le VIH et du lien éventuel avec l'abacavir ou le ddI. La base de
données de la VA figure parmi les plus grandes au monde et contient de
l'information sur la santé de plus de 40 000 personnes vivant avec le VIH..

* L'analyse des bases des données comme celle de la VA revêt une importance
additionnelle à la lumière des résultats de l'étude DAD. Explication : pour
mener un essai clinique randomisé et contrôlé sur le lien éventuel entre
l'abacavir, le ddI et le risque de crise cardiaque, il faudrait recruter
environ 20 000 volontaires séropositifs présentant des risques
cardiovasculaires élevés et les suivre pendant au moins trois ans. Un tel
essai coûterait cher et serait très complexe, donc très difficile à
réaliser;

* GlaxoSmithKline (GSK), fabricant de l'abacavir, a commencé à vérifier ses
propres bases de données sur les effets indésirables de l'abacavir. Les
résultats préliminaires d'une analyse de 15 000 dossiers de patients n'ont
indiqué aucun lien entre l'abacavir et le risque de crise cardiaque (Tjark
Reblin, GSK, communiqué personnel);

* Des chercheurs-cardiologues doivent faire partie des équipes de recherche
chargées de résoudre la question du lien éventuel entre l'abacavir, le ddI
et le risque de crise cardiaque;

* Il semble que l'infection au VIH augmente inflammation, tant directement
qu'indirectement. Il semble également que les protéines produites par les
cellules infectées par le VIH nuisent aux muscles cardiaques, et le VIH
lui-même peut infecter les vaisseaux sanguins. De plus, l'inflammation
associée à plusieurs maladies non reliées au VIH augmente le risque de crise
cardiaque. Tous ces facteurs compliquent davantage le mystère entourant le
rôle qu'aurait joué l'abacavir dans les crises cardiaques recensées dans
l'étude DAD.

*Questions sans réponses*
Les cliniques dont les données alimentent la DAD ont besoin de revoir les
cas de crise cardiaque s'étant produits chez des patients sous abacavir ou
ddI afin de mieux comprendre le rôle que ces médicaments ou d'autres encore
pourraient avoir joué dans les résultats de cette étude. Plusieurs questions
devraient orienter toute analyse globale des dossiers médicaux de ces
cliniques :

* Parmi les patients sous abacavir ou ddI qui ont eu une crise cardiaque, y
en avait-il qui recevaient également des statines (médicaments qui font
baisser le taux de cholestérol)? Ces médicaments possèdent des propriétés
anti-inflammatoires et pourraient donc réduire le risque de crise cardiaque;


* Quel pourcentage des patients sous abacavir qui ont eu une crise cardiaque
avaient passé un test de dépistage de l'hypersensibilité à l'abacavir? Comme
nous l'avons déjà mentionné, l'abacavir peut provoquer une réaction
d'hypersensibilité chez un faible pourcentage de patients, d'où l'importance
de cette question.

* De nombreux médicaments peuvent déclencher une réaction
d'hypersensibilité. Dans le cas de certains médicaments anticancéreux,
l'inflammation sévère associée à l'hypersensibilité peut donner lieu à une
crise cardiaque. Hypothèse : il est plausible que l'inflammation déclenchée
par l'exposition à l'abacavir puisse donner lieu à une crise cardiaque chez
une personne présentant un risque élevé de maladie cardiovasculaire. Il
pourrait donc s'avérer utile d'examiner les dossiers médicaux des cliniques
pour déterminer si les patients de l'étude DAD qui ont eu une crise
cardiaque avaient subi un test de dépistage de l'hypersensibilité à
l'abacavir;

* L'utilisation à court terme de l'abacavir a été associée à un risque accru
de crise cardiaque dans le cadre de l'étude DAD. Les cliniques doivent
revoir leurs données pour déterminer si certains de leurs patients avaient
reçu de l'abacavir. Ces patients présentaient-ils un risque élevé de crise
cardiaque avant de recevoir ce médicament?

L'abacavir est prescrit par un grand nombre de médecins dans les pays à
revenu élevé et, de façon générale, les crises cardiaques sont encore rares
chez les personnes vivant avec le VIH/sida.

*Options*
Pour la personne séropositive moyenne qui présente des facteurs de risque de
maladie cardiovasculaire minimes, la poursuite d'un traitement à l'abacavir
présenterait probablement peu de risques. Cependant, les personnes qui
prennent de l'abacavir devraient parler avec leur médecin si elles
présentent une ou plusieurs des caractéristiques suivantes :

* tabagisme;
* homme âgé de 45 ans ou plus;
* femme âgée de 55 ans ou plus;
* pression artérielle supérieure à la normale;
* taux de lipides sanguins supérieurs à la normale;
* maladie cardiovasculaire;
* antécédents familiaux de crise cardiaque ou de maladie cardiovasculaire;
* diabète.

Moyennant l'approbation de leur médecin, certaines personnes recevant
l'abacavir pourraient avoir intérêt à réduire leur risque de maladie
cardiovasculaire. Plusieurs mesures s'offrent à elles pour commencer une
telle démarche :

* rechercher du soutien et de l'aide à la cessation du tabagisme (ce point
mérite d'être souligné parce que la cigarette est peut-être le plus grand
facteur de risque de crise cardiaque);

* se faire soigner pour l'hypertension ou l'hyperlipidémie;
* se faire soigner pour le diabète;
* obtenir des conseils nutritionnels;
* commencer un programme d'exercices.

En plus des mesures mentionnées ci-dessus, les personnes présentant des
risques cardiovasculaires élevés pourraient envisager de remplacer
l'abacavir par un autre médicament, à condition bien entendu d'obtenir
l'accord de leur médecin. Toutefois, il ne faut pas oublier que l'analogue
nucléosidique ou nucléotidique que l'on substituerait à l'abacavir pourrait
avoir des effets secondaires aussi. Voici quelques exemples :

* d4T – Cet analogue nucléosidique peut causer la lipoatrophie, des lésions
nerveuses et l'augmentation des taux de lipides. Alors, ce choix ne semble
pas convenir aux personnes présentant un risque élevé de maladie
cardiovasculaire;

* ténofovir (Viread et dans les co-formulations Truvada et Atripla) – Cet
analogue nucléotidique est généralement efficace et sans danger chez les
patients qui en sont à leur première thérapie anti-VIH. Cependant, chez les
personnes à risque de maladie cardiovasculaire, dont plusieurs font de
l'hypertension, la fonction rénale est souvent anormale. Le ténofovir est
métabolisé par les reins et peut donner lieu à un dysfonctionnement rénal,
donc ce médicament pourrait ne pas être la meilleure option pour les
patients présentant des risques cardiovasculaires élevés. Puisque l'étude
DAD n'a fourni aucune information sur le ténofovir, ce dernier pourrait être
aussi dangereux ou même pire que l'abacavir, nous ne le savons tout
simplement pas.

Les résultats de l'étude DAD au sujet de l'abacavir et du ddI laissent
croire que les lignes directrices doivent être améliorées afin d'assurer un
traitement approprié aux personnes vivant avec le VIH et de faciliter la
reconnaissance des facteurs de risque cardiovasculaires et, dans la mesure
du possible, la réduction de ces derniers. Une équipe de chercheurs
canadiens dévoilera des lignes directrices abordant ces questions plus tard
cette année.

*Remerciements*
Nous tenons à remercier les chercheurs suivants de leur participation à
notre discussion utile et, dans certains cas, d'avoir relu le présent
article :

* Julian Falutz, MD – Université McGill, Montréal;
* Marianne Harris, MD – St. Paul's Hospital, Vancouver;
* Richard Lalonde, MD – Institut thoracique de Montréal;
* Julio Montaner, MD – St. Paul's Hospital, Vancouver;
* Marek Smeija, MD, PhD – McMaster University Hospital, Hamilton.

*—Sean R. Hosein*

RÉFÉRENCES :

Sabin CA, Worm S, Reber R, et al. Do Thymidine Analogues, Abacavir,
Didanosine and Lamivudine Contribute to the Risk of Myocardial Infarction
(MI)? Recent Use of Abacavir and Didanosine, but not of Thymidine Analogues,
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MessageSujet: Re: ZIAGEN/abacavir/Inhibi.nucleosidique transcriptase inverse   Mer 2 Avr - 20:22

Article 2 : on incrimine l'abacavir

Un médicament anti-SIDA répandu augmente le risque de crise cardiaque, selon une étude --par Maria Cheng--
[02/04/2008 16:48]


LONDRES (AP) -- L'abacavir, un médicament antirétroviral utilisé fréquemment contre le SIDA, semble pratiquement doubler le risque de crises cardiaques, selon une étude européenne publiée sur le site Internet de la revue «The Lancet».
Vendu sous la marque Ziagen, l'abacavir est fabriqué par le groupe pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline. Lors de l'étude, les chercheurs ont également établi qu'un autre médicament anti-SIDA moins répandu, la didanosine, commercialisée sous le nom de Videx et produite par Bristol-Meyers Squibb, augmentait aussi les risques de crises cardiaques d'environ 50%.
Les experts soulignent que les médecins devraient être conscients des risques accrus, mais ils ne recommandent pas pour autant de renoncer à ces traitements. «Ces antirétroviraux sont merveilleux et sauvent des vies, mais présentent effectivement des problèmes de toxicité», explique le Dr Charlie Gilks, de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Une équipe dirigée par Jens Lundgren, de l'université de Copenhague, a analysé des données portant sur 33.000 personnes vivant avec le VIH, le virus du SIDA, en Europe, aux Etats-Unis et en Australie. Les patients ont été enrôlés dans l'étude de 1999 à 2005, les chercheurs étudiant leurs éventuels problèmes cardiaques jusqu'en février 2007.
Sur les 517 patients qui ont été victimes de crises cardiaques, 124 avaient pris de la didanosine et 192 de l'abacavir. L'étude a montré que ceux qui prenaient l'un des deux médicaments couraient deux fois plus de risques d'avoir un infarctus du myocarde que ceux à qui l'on avait prescrit d'autres antirétroviraux. Une augmentation des risques qui disparaît toutefois six mois après l'arrêt du traitement.
L'étude, financée par l'Agence européenne pour l'évaluation des médicaments (EMEA), pourrait influer sur la manière dont les malades du SIDA sont soignés. L'abacavir et la didanosine sont actuellement recommandés par l'OMS pour les personnes séropositives.
«Dans les pays développés, les médecins peuvent choisir entre 24 antirétroviraux différents si l'un d'eux ne convient pas, mais dans les pays pauvres, ce n'est pas aussi simple», souligne le Dr Gilks. «L'OMS devra réexaminer les implications probables de l'usage de ces médicaments à grande échelle et (se demander) si l'on doit envisager des solutions alternatives.»
GlaxoSmithKline a réagi en affirmant que l'analyse de sa propre base de données portant sur 14.600 patients séropositifs ne montrait «aucun risque accru». Sa porte-parole Gwenan White a qualifié la nouvelle étude de «peu concluante».
Selon l'étude, les patients déjà vulnérables aux problèmes cardiaques, comme les fumeurs et les obèses, courent les risques les plus élevés. Les crises cardiaques ne semblent pas provoquer une mortalité plus grande chez les personnes infectées par le VIH que dans le reste de la population. Mais selon certains médecins, une personne séropositive qui subit un infarctus du myocarde a plus de risques que les autres d'en être à nouveau victime par la suite.
Le Dr Gilks, qui n'a pas participé à l'étude, juge nécessaire d'en savoir plus sur l'action des deux médicaments dans l'organisme, en particulier chez les enfants.
Alors que les antirétroviraux permettent de prolonger l'espérance de vie des personnes séropositives, les experts estiment que l'on pourrait découvrir à l'avenir d'autres effets secondaires de ces traitements. «Aucun médicament n'est sans risque», explique M. Lundgren. «Pour tous les patients, la question est de trouver le bon équilibre.» AP

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MessageSujet: Re: ZIAGEN/abacavir/Inhibi.nucleosidique transcriptase inverse   Jeu 3 Avr - 20:00

Info Afssaps
3 avril 2008

Sécurité sanitaire & vigilances
Communiqué

Résultats de l'étude DAD sur le risque potentiel d'infarctus du myocarde avec
les médicaments contenant de l'abacavir ou de la didanosine
http://afssaps.sante.fr/htm/10/filcoprs/080401.htm


agence française de securite sanitaire des produits de sante

Sécurité sanitaire & vigilances communiqués





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Communiqué de presse
Point d'information
mise à jour : 3 avril 2008
Résultats de l'étude DAD sur le risque potentiel d'infarctus du myocarde avec les médicaments contenant de l'abacavir ou de la didanosine

L'Agence européenne pour l'évaluation des médicaments (EMEA) a évalué les résultats de l'étude DAD (« Data collection of Adverse Effects of anti-HIV Drugs ») qui suggèrent que la prise d'abacavir ou de didanosine, deux molécules utilisées dans le traitement de l'infection par le VIH en association avec d'autres antirétroviraux, augmenterait le risque d'infarctus du myocarde. L'Emea estime que des données complémentaires sont nécessaires.


L'abacavir et la didanosine (inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse du VIH) sont indiqués dans le traitement de l'infection par le VIH en association avec d'autres antirétroviraux.
Dans l'Union Européenne, l'abacavir est disponible sous le nom de Ziagen® (GlaxoSmithKline). En association avec la lamivudine, il est commercialisé sous le nom de Kivexa® (GSK), et en association avec la lamivudine et la zidovudine, sous le nom de Trizivir® (GSK). La didanosine est disponible sous le nom de Videx® ( Bristol-Myers Squibb) .
L'étude DAD est une étude incluant plus de 33000 patients en Europe, Australie et Etats-Unis. Elle a démarré en 1999 avec l'objectif principal d'évaluer si l'utilisation des médicaments anti-VIH entraîne un risque de maladies cardio-vasculaires.
Les résultats de l'étude publiée dans la revue médicale The Lancet 1 ont montré que l'utilisation récente (en cours ou dans les six mois précédents) d'abacavir ou de didanosine pouvait être associée à une augmentation du risque d'infarctus du myocarde. Aucune augmentation du risque n'a été identifiée chez les patients ayant interrompu ces produits plus de six mois auparavant.
Cependant, l'analyse des données de 54 essais cliniques menés par le laboratoire GSK ne parvient pas à mettre en évidence ce risque. Ces essais ont inclus environ 10000 patients traités par l'abacavir.
Les données des essais cliniques menés avec la didanosine sont limitées et ne permettent pas d'évaluer si l'utilisation de ce médicament est associée ou non à une augmentation du risque d'infarctus du myocarde.
Sur la base des données disponibles, l'Agence européenne a conclu, qu'en l'état des connaissances :


  • il n'est pas possible d'affirmer un lien définitif entre la prise d'abacavir ou de didanosine et une éventuelle augmentation du risque d'infarctus du myocarde,
  • aucune modification de l'information des Résumés des Caractéristiques des Produits (RCP) n'est envisagée à ce stade.

Toutefois, les experts européens considèrent que d'autres données scientifiques sont nécessaires afin de déterminer si l'utilisation de ces médicaments entraîne ou non une élévation du risque d'infarctus du myocarde. Dans l'objectif d'approfondir l'évaluation de ce risque potentiel, l'Agence européenne a demandé des données complémentaires aux investigateurs de deux études épidémiologiques actuellement en cours. Dhares données complémentaires sont attendues d'ici la fin de l'année.
L'Afssaps rappelle l'importance des mesures permettant de minimiser les facteurs de risques cardiovasculaires tels que le tabac, l'hypertension, l'hyperlipidémie et le diabète par une prise en charge adaptée.
Un courrier reprenant l'ensemble de ces informations va être adressé aux professionnels de santé prochainement.
1 The Lancet Early Online Publication, 2 April 2008 - The Lancet DOI:10.1016/S0140-6736(08)60423-7 -

Contacts presse : Aude Chaboissier : tel : 01 55 87 30 33 / Magali Rodde :tel : 01 55 87 30 22 - email : presse@afssaps.sante.fr

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ZIAGEN/abacavir/Inhibi.nucleosidique transcriptase inverse
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