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 Fonctionnement du virus et action des médicaments

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maya

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MessageSujet: Fonctionnement du virus et action des médicaments   Dim 4 Nov - 18:32

Comme tous les virus, le VIH est incapable de se multiplier tout seul. Il doit pénétrer dans une cellule avant qu’il puisse faire des copies de lui-même. Lorsque le VIH infecte une cellule, il finit par en dominer le centre de contrôle. De là, le virus commence à fabriquer de nouvelles copies de lui-même (se reproduire ou se répliquer). Ces virus nouvellement créés se mettent ensuite à infecter d’autres cellules. Faute de traitement, les experts estiment que le VIH peut fabriquer jusqu’à 10 milliards de copies virales chaque jour. Comprendre la façon dont le VIH se réplique vous aidera à comprendre le mode d’action des antirétroviraux. Tous ces médicaments agissent en perturbant des étapes clés de la réplication virale.

Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) est constitué de deux brins de matériel génétique appelé ARN. En plus de l’ARN, le VIH renferme trois enzymes de grande importance, à savoir :




    • la transcriptase inverse
    • l’intégrase
    • la protéase


Ces enzymes sont des entités chimiques qui aident le virus à se répliquer.
La surface externe du virus est couverte de protéines appelées gp120 et gp41.
Le VIH fait appel aux protéines situées sur sa surface externe afin de s’accrocher au récepteur CD4 et aux corécepteurs CCR5 et CXCR4. Une fois accroché aux récepteurs, le virus peut se fusionner avec la cellule. Le contenu du virus est ensuite inséré dans la cellule. Toutes les cellules du corps ne sont pas dotées de récepteurs CD4; les principales cellules qui le sont s’appellent cellules T CD4+ ou cellules T4.
On travaille actuellement à la mise au point de médicaments appelés inhibiteurs de l’entrée dont l’action consiste à empêcher le VIH d’entrer dans les cellules. Certains de ces produits visent à bloquer les corécepteurs, alors que d’autres ont pour rôle d’empêcher le virus de se fusionner avec la cellule. Le T-20 (enfuvirtide, Fuzeon) fut le premier inhibiteur de l’entrée à être approuvé



Le VIH prend le contrôle de la cellule

Une fois dans la cellule, l’enzyme transcriptase inverse (TI) convertit l’ARN viral en ADN. Ainsi, le matériel génétique du virus devient identique à celui de la cellule. Les médicaments appelés inhibiteurs de la transcriptase inverse ralentissent ou arrêtent l’action de l’enzyme TI. Il existe trois catégories d’inhibiteurs de la transcriptase inverse, à savoir :




    • inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI)
    • inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI)
    • inhibiteurs nucléotidiques de la transcriptase inverse (ITI nucléotidiques)




Couramment appelés analogues nucléosidiques, les INTI furent les premiers médicaments approuvés pour le traitement du VIH et font encore partie intégrante du régime thérapeutique de plusieurs PVVIH/sida. Epivir, lamuvidine)



    • abacavir (Ziagen)
    • AZT (Retrovir)
    • d4T (Zerit)
    • ddI (Videx)
    • FTC (Emtriva)

Il existe aussi des combinaisons d’analogues nucléosides qui se prennent en une seule pilule, à savoir :



    • AZT/3TC dans un seul comprimé (Combivir)
    • AZT/3TC/abacavir dans un seul comprimé (Trizivir)3TC/abacavir (Kivexa)
    • FTC/ténofovir (Truvada)


Les INNTI, ou analogues non nucléosidiques, ont vu le jour après les INTI, mais sont rapidement devenus une composante importante de la multithérapie antirétrovirale de plusieurs PVVIH/sida en raison de leur forte capacité de suppression du VIH. Les INNTI actuellement disponibles sont les suivants :




    • delavirdine (Rescriptor)
    • efavirenz (Sustiva)
    • névirapine (Viramune)




Les ITI nucléotidiques ressemblent beaucoup aux analogues nucléosidiques mais requièrent une étape de transformation de moins pour se mettre à agir dans l’organisme. Le seul ITI nucléotidique disponible au Canada est:




    • le ténofovir (Viread)



Le VIH s’intègre dans la cellule infectée
La deuxième enzyme virale, soit l’intégrase, a pour rôle d’insérer l’ADN viral nouvellement converti dans l’ADN de la cellule. Lorsque l’ADN viral s’intègre dans l’ADN cellulaire, le virus fait désormais partie de la cellule. Ce processus est parfois comparé à l’introduction d’un virus dans un programme informatique. Les chercheurs tentent de mettre au point des médicaments qui auront la faculté de bloquer l’action de l’intégrase, mais il n’existe à l’heure actuelle aucun inhibiteur de l’intégrase sur le marché

Le VIH incite la cellule infectée à faire des copies du virus

À ce point-ci, si la cellule CD4+ infectée est activée – ce qui se produit à tout moment où le système immunitaire est appelé à combattre une infection, un allergène ou une cellule cancéreuse –, elle se mettra à fabriquer et à libérer de nouveaux virus au lieu d’exercer ses fonctions normales. La première étape consiste à fabriquer de longues chaînes de protéine virale. Agissant comme des ciseaux, l’enzyme protéase coupe les chaînes de protéine de manière à créer des morceaux plus petits qui servent à la fabrication du VIH. Les nouveaux brins de protéine sont assemblés et les nouvelles particules virales émergent de la cellule hôte par « bourgeonnement ». Elles se mettent ensuite à infecter d’autres cellules.

Les inhibiteurs de la protéase (IP) sont des médicaments qui bloquent l’action de la protéase de sorte qu’elle ne puisse scinder correctement les longues chaînes de protéine virale. De nouveaux virus pourront se produire, mais ils seront défectueux et inoffensifs. Les inhibiteurs de la protéase possèdent une puissante activité suppressive contre le VIH et font partie intégrante de plusieurs combinaisons antirétrovirales.

Les inhibiteurs de la protéase actuellement sur le marché sont les suivants :




    • amprénavir (Agenerase)
    • atazanavir (Reyataz)
    • fosamprénavir (Telzir)
    • indinavir (Crixivan)
    • lopinavir/ritonavir (Kaletra)
    • nelfinavir (Viracept)
    • ritonavir (Norvir)
    • saquinavir (Invirase)
    • tipranavir (Aptivus)


Parfois, les médecins prescrivent une combinaison de deux IP parce que certains médicaments de cette catégorie, notamment le ritonavir, ont la faculté d’accroître la quantité des autres IP dans le sang. Le taux sanguin de ces autres IP atteignent donc un niveau beaucoup plus élevé que lorsqu’ils sont pris tout seuls. Voici quelques exemples des combinaisons d’IP couramment utilisées :




    • ritonavir/(fos)amprénavir
    • ritonavir/saquinavir
    • ritonavir/atazanavir
    • ritonavir/tipranavir



Plusieurs autres IP sont à l’étude.

Une autre catégorie de médicaments qui fait l’objet d’études de recherche est celle des immunostimulants. Ces derniers peuvent aider à accroître le nombre de cellules CD4+ et d’autres cellules. L’interleukine-2 (IL-2) est un exemple d’un immunostimulant. Il existe également une catégorie de médicaments appelée « vaccins thérapeutiques ». Ces derniers sont conçus pour aider le système immunitaire à combattre l’infection au VIH. Plusieurs de ces produits sont à l’étude dans le cadre d’essais cliniques.



source : catie.ca

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