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 COMMUNIQUÉ DE PRESSE UNAIDS 2007

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maya

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MessageSujet: COMMUNIQUÉ DE PRESSE UNAIDS 2007   Mer 21 Nov - 21:35

La prévalence mondiale du VIH s’est stabilisée mais le virus figure toujours parmi les principales causes de décès dans le monde...


COMMUNIQUÉ DE PRESSE


Des améliorations apportées à la surveillance permettent de mieux comprendre l’épidémie, avec pour résultat d’importantes révisions des estimations. De nouvelles données montrent que la prévalence mondiale du VIH – le pourcentage de personnes vivant avec le VIH – s’est stabilisée et que le nombre de nouvelles infections a chuté, partiellement en raison de l’impact des programmes de lutte contre le VIH. Toutefois, on estime que 33,2 millions (30,6 – 36,1 millions) de personnes vivent avec le VIH en 2007, que 2,5 millions (1,8 – 4,1 millions) de personnes ont été nouvellement infectées, et que 2,1 millions (1,9 – 2,4 millions) de personnes sont décédées du sida.




De nouvelles données montrent que la prévalence mondiale du VIH – le pourcentage de personnes vivant avec le VIH – s’est stabilisée et que le nombre de nouvelles infections a chuté, partiellement en raison de l’impact des programmes de lutte contre le VIH. Toutefois, on estime que 33,2 millions (30,6 – 36,1 millions) de personnes vivent avec le VIH en 2007, que 2,5 millions (1,8 – 4,1 millions) de personnes ont été nouvellement infectées, et que 2,1 millions (1,9 – 2,4 millions) de personnes sont décédées du sida.


Selon les estimations, en 2007 il y a eu 1,7 million (1,4 – 2,4 millions) de nouvelles infections en Afrique subsaharienne – une baisse significative depuis 2001. La région reste toutefois très sévèrement touchée. Quelque 22,5 millions (20,9 – 24,3 millions) de personnes vivant avec le VIH, soit 68% du total mondial, se trouvent en Afrique subsaharienne. Huit pays de la région représentent désormais près du tiers de toutes les nouvelles infections à VIH et de tous les décès dus au sida dans le monde.


Depuis 2001, date de la signature de la Déclaration d’engagement des Nations Unies sur le VIH/sida, le nombre de personnes vivant avec le VIH en Europe orientale et en Asie centrale a augmenté de plus de 150%, passant de 630 000 (490 000 – 1,1 million) à 1,6 million (1,2 – 2,1 millions) en 2007. En Asie, le nombre de personnes vivant avec le VIH au Viet Nam a plus que doublé entre 2000 et 2005, et l’Indonésie connaît l’épidémie dont la croissance est la plus rapide.


Ces résultats ont été publiés aujourd’hui par le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans leur rapport intitulé Le point sur l’épidémie de sida 2007.


Des améliorations constantes sont apportées aux dernières estimations Le nouveau rapport reflète des données et analyses épidémiologiques améliorées et élargies qui témoignent d’une meilleure compréhension de l’épidémie mondiale. Ces nouvelles données et des avancées de la méthodologie utilisée ont donné lieu à d’importantes révisions des estimations antérieures.


Le prévalence mondiale de l’infection à VIH – le pourcentage de personnes infectées par le VIH – s’est stabilisée, mais le nombre total de personnes vivant avec le VIH dans le monde s’accroît du fait de la survenue continuelle de nouvelles infections à VIH, associée à des temps de survie prolongés, dans une population générale qui s’accroît sans cesse.


On estime aujourd’hui que l’incidence mondiale du VIH – le nombre de nouvelles infections à VIH par an – a atteint un pic à la fin des années 1990, à plus de 3 millions (2,4 – 5,1 millions) de nouvelles infections par an, et on estime à 2,5 millions (1,8 – 4,1 millions) le nombre de nouvelles infections en 2007, soit une moyenne de plus de 6800 nouvelles infections par jour. C’est là le reflet des tendances naturelles de l’épidémie, ainsi que le résultat des efforts de prévention du VIH.


Le nombre de personnes décédant de maladies liées au sida a décliné au cours des deux dernières années, en partie du fait de l’allongement de la durée de vie grâce aux antirétroviraux. Le sida figure parmi les causes principales de décès dans le monde, et reste la première cause de décès en Afrique.


«Ces données améliorées nous donnent une image plus claire de l’épidémie de sida, qui révèle à la fois des défis et des opportunités,» a déclaré le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, le Dr Peter Piot. «Sans aucun doute, nous commençons à voir un retour d’investissement – les nouvelles infections à VIH et la mortalité sont sur le déclin et la prévalence du VIH se stabilise. Mais avec plus de 6800 nouvelles infections et plus de 5700 décès par jour à cause du sida, nous devons intensifier nos efforts pour réduire de manière significative l’impact du sida à l’échelle mondiale.»


La révision des estimations


L’ONUSIDA, l’OMS et le Groupe de référence sur les estimations, modèles et projections ont procédé récemment à l’examen le plus complet de leurs méthodologies et systèmes de suivi depuis 2001. Les estimations de l’épidémie présentées dans le rapport de cette année reflètent les améliorations apportées à la collecte et à l’analyse des données au niveau des pays, ainsi qu’une meilleure compréhension de l’histoire naturelle et de la répartition de l’infection à VIH. Ces informations sont vitales pour aider les pays à comprendre leurs épidémies et à y répondre de manière efficace.


L’ONUSIDA et l’OMS travaillent désormais avec de meilleures informations en provenance d’un bien plus grand nombre de pays. Au cours de ces dernières années, plusieurs pays, plus particulièrement en Afrique subsaharienne et en Asie, ont intensifié et amélioré leurs systèmes de surveillance du VIH et mené de nouvelles études, plus détaillées, qui donnent des informations plus précises que les études antérieures au sujet de la prévalence du VIH. En outre, 30 pays, pour la plupart en Afrique, ont effectué des enquêtes nationales dans des ménages fondées sur une population représentative. Ces enquêtes ont également permis de procéder à des ajustements pour d’autres pays connaissant des épidémies similaires et n’ayant pas mené de telles études. De nouvelles hypothèses ont aussi été avancées étant donné la meilleure compréhension que l’on a de l’histoire naturelle de l’infection à VIH non traitée.


L’estimation actuelle de 33,2 millions (30,6 – 36,1 millions) de personnes vivant avec le VIH remplace l’estimation de 39,5 millions (34,1 – 47,1 millions) pour 2006. En appliquant rétrospectivement la méthodologie améliorée aux données de 2006, le rapport 2007 révise ce chiffre, et estime maintenant qu’en 2006 le nombre de personnes vivant avec le VIH se montait à 32,7 millions (30,2 – 35,3 millions). La seule raison majeure à la réduction des chiffres mondiaux de prévalence du VIH au cours de l’année écoulée a été la récente révision des estimations en Inde, après une importante réévaluation de l’épidémie dans ce pays. Les estimations révisées pour l’Inde, combinées à des révisions étendues des estimations dans cinq pays d’Afrique subsaharienne (Angola, Kenya, Mozambique, Nigéria et Zimbabwe), représentent 70% de la réduction de la prévalence du VIH lorsqu’on la compare aux estimations de 2006.


«Des données de santé publique fiables sont le fondement essentiel d’une riposte efficace au VIH/sida,» a affirmé le Directeur VIH/sida à l’OMS, le Dr Kevin De Cock. «Si ces nouvelles estimations sont d’une qualité supérieure aux estimations antérieures, nous devons continuer à investir davantage dans tous les pays et dans tous les aspects de l’information stratégique dans le domaine de la santé.»


«Les données permettant de mesurer l’épidémie de VIH utilisées par l’ONUSIDA/OMS se sont considérablement étendues et améliorées au cours de ces dernières années,» a souligné Ron Brookmeyer, professeur de biostatistique et président du programme de maîtrise en santé publique de l’Ecole Bloomberg de Santé publique à l’Université Johns Hopkins. «En revanche, il faut encore améliorer la représentativité des données sousjacentes. Il est nécessaire d’élargir les systèmes de surveillance de la maladie pour mieux suivre les sous-épidémies dans les populations exposées au risque au sein de chaque pays.»


«Des estimations et des tendances plus précises provoqueront en fin de compte des améliorations dans la conception et l’évaluation des programmes de prévention,» a ajouté le Professeur Brookmeyer, qui a également présidé le Panel d’examen indépendant lors de la récente Consultation internationale sur les estimations épidémiologiques organisée par l’ONUSIDA et l’OMS.


L’ONUSIDA et l’OMS continueront d’actualiser leur méthodologie au fur et à mesure que de nouvelles informations émanent des études de recherche et des données de surveillance en provenance des pays.


Des progrès sont constatés mais il faut en faire plus La prévalence du VIH parmi les jeunes femmes enceintes (15-24 ans) fréquentant les consultations prénatales a décliné depuis 2000-2001 dans 11 des 15 pays les plus touchés. Des données préliminaires font aussi état d’évolutions favorables des comportements à risque parmi les jeunes dans plusieurs pays ''(Botswana, Cameroun, Haïti, Kenya, Malawi, Tchad, Togo, Zambie et Zimbabwe)''. Ces tendances laissent à penser que les efforts de prévention ont un impact dans plusieurs pays parmi les plus touchés.


En Afrique subsaharienne, les efforts constants d’intensification des traitements et de prévention du VIH donnent des résultats dans certains pays, mais la mortalité due au sida reste élevée en Afrique du fait de l’ampleur des besoins de traitements non satisfaits. La Côte d’Ivoire, le Kenya et le Zimbabwe, parmi d’autres, ont tous constaté des tendances à la baisse de leur prévalence nationale. Au-delà de l’Afrique subsaharienne, des déclins des nouvelles infections à VIH se sont également produits en Asie du Sud et du Sud-Est, notamment au Cambodge, au Myanmar et en Thaïlande.


Il faut adapter et repenser les efforts de prévention du VIH alors que certains pays observent un renversement des tendances à la baisse. Au Burundi, la tendance à la baisse de la fin des années 1990 ne s’est pas poursuivie au-delà de 2005 et la prévalence du VIH est repartie à la hausse sur les principaux sites de surveillance. Malgré des réalisations pour inverser le cours de l’épidémie en Thaïlande, la prévalence du VIH s’accroît parmi les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes, et est restée élevée chez les consommateurs de drogues injectables au cours des 15 dernières années, se situant entre 30% et 50%.


Les responsables de l’ONUSIDA et de l’OMS signalent que les nouvelles estimations ne modifient pas la nécessité d’une action immédiate et d’un financement accru pour l’intensification sur la voie de l’accès universel aux services de prévention, de traitement, de prise en charge et d’appui en matière de VIH.


[pour avoir accès au rapporthttp://www.unaids.org/en/HIV_data/2007EpiUpdate/default.asp ]

Contact


Sophie Barton-Knott | ONUSIDA Genève | +41 22 791 1967 | bartonknotts@unaids.org L’ONUSIDA est une initiative conjointe innovante des Nations Unies, qui rassemble les efforts et les ressources du Secrétariat de l’ONUSIDA et de 10 organisations du système des Nations Unies dans la riposte au sida. Le Siège du Secrétariat se trouve à Genève (Suisse), avec du personnel sur le terrain dans plus de 80 pays. L’action cohérente du système des Nations Unies sur le sida est coordonnée dans les pays par le biais des groupes thématiques des Nations Unies et de programmes communs sur le sida. Les Coparrainants de l’ONUSIDA sont les suivants : le HCR, l’UNICEF, le PAM, le PNUD, l’UNFPA, l’ONUDC, l’OIT, l’UNESCO, l’OMS et la Banque mondiale. Vous pouvez consulter le site web de l’ONUSIDA sur www.unaids.org

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Quelqu’un qui ne laisse pas la réalité déranger ses rêves est un sage. C.Singer
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