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 LA TRITHÉRAPIE, SOLUTION AUX ÉCHECS DU VACCIN?

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maya

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MessageSujet: LA TRITHÉRAPIE, SOLUTION AUX ÉCHECS DU VACCIN?   Mer 5 Déc - 10:47

LA TRITHÉRAPIE, SOLUTION AUX ÉCHECS DU VACCIN?

Vendredi, 30 novembre 2007


Le professeur Hirschel affirme que si le virus est indétectable, la personne séropositive n’est plus contaminante . Pour les autorités sanitaires, l’annonce vient trop tôt. Les recommandations sont attendues pour janvier 2008. La recherche d’un vaccin contre le sida piétine. Mais au CHUV, l’espoir demeure et les recherches se poursuivent. C’est une bonne nouvelle mais elle est encombrante. Chez la plupart des patients séropositifs, la trithérapie fait baisser le taux du VIH dans le sang au point de devenir indétectable. Cela signifie-t-il que ces personnes ne sont plus contagieuses, même si elles pratiquent des relations sexuelles non protégées? «Affirmatif», répond le professeur Bernard Hirschel, de l’unité VIH/sida aux Hôpitaux universitaires de Genève. «Pas de virus détectable, pas d’infection. »
On imagine déjà brûler les préservatifs qui sont, vingt-six ans après l’apparition du premier cas de sida, consacrés comme le seul rempart valable à la maladie. C’est dans ce sens que cette nouvelle, qui tombe la veille de la Jounée mondiale de lutte contre le sida, est encombrante. D’abord parce que la trithérapie n’est égale à la prévention qu’à certaines conditions relativement strictes. Ensuite parce qu’elle arrive trop tôt, les autorités sanitaires fédérales ne l’ont pas encore validée et n’ont pas encore pris position sur les multiples conséquences de cette annonce (voir ci-dessous).
«L’effet préventif de la trithérapie vient du fait qu’elle provoque une baisse du taux de virus dans le sang (appelé virémie) et dans tous les tissus, explique le professeur Hirschel. Or les chercheurs ont constaté, même avant l’ère des trithérapies, que la virémie est corrélée avec l’infectiosité. Ainsi, au sein de couples séro-discordants (homme séropositif et femme séronégative ou vice-versa), suivis pendant deux ans, on n’a observé aucune nouvelle infection chez le conjoint séronégatif d’un partenaire séropositif avec une virémie faible. A l’inverse quand la virémie est élevée, nombre de nouvelles infections sont diagnostiquées. »

«Un seul cas possible»
Le spécialiste du VIH/sida a cherché d’autres preuves de cette innocuité. Empiriques essentiellement. «Nous avons essayé de trouver, avec nos collègues des autres hôpitaux suisses, des exceptions à la règle. En dépit des milliers de nouvelles infections depuis 1996, nous n’avons recensé qu’un seul cas possible – genevois, datant de 1997 – de transmission à partir d’un patient suivant une trithérapie apparemment efficace. Mais nous n’avons pas pu vérifier que sa virémie était indétectable. »
Par ailleurs, suite à l’abandon du préservatif dans certaines populations, le nombre de maladies sexuellement transmissibles (syphilis, chlamydias…) a augmenté. Mais pas l’incidence du VIH, comme le montre une étude réalisée parmi les homosexuels de San Francisco. «La seule explication plausible à ce paradoxe est encore une fois la trithérapie, affirme le professeur genevois. En diminuant la charge virale,
elle prévient la propagation du VIH. » C. Q. F. D.
Pas de cas d’infection ne signifie pas toutefois qu’il n’y a nécessairement aucun risque. «C’est très néfaste d’exiger le risque zéro, tempère Bernard Hirschel. Ainsi, aux débuts de l’épidémie de sida, le baiser (profond? avec un échange de salive?…) était suspect. Puis on l’a exclu comme mode de transmission. Mais comment être sûr qu’il n’est pas responsable dans un cas sur 100 000? Beaucoup de patients ignorent comment ils ont été infectés. »
L’équation de la protection s’ouvre-t-elle au choix entre le préservatif ou la trithérapie? «Ce sont deux moyens de protection efficaces qui ont chacun leurs avantages et leurs désavantages», explique le médecin. «Les trithérapies ne protègent pas quand on se décide le soir même, mais elles ne peuvent pas lâcher au milieu. »

Les bémols
Il y a des bémols toutefois. A partir de combien de temps et à quelle fréquence de contrôle considérer qu’une personne a un taux de virémie insignifiant? Tous les séropositifs ne réagissent pas de la même façon au traitement. Et tous ne sont pas traités. Le protocole de soins actuel préconise de surveiller la charge virale d’un séropositif et de ne commencer les trithérapies (20 000 francs par an (13000 euros env.) que lorsque cela s’avère nécessaire.
En outre, tous les patients ne suivent pas correctement leur traitement. Ainsi, si un séropositif interrompt son traitement, la charge virale dans son sang bondit et l’infectiosité revient. «On estime que 80% des patients ont une virémie indétectable», conclut Bernard Hirschel.

«Traitement universel»
Il n’exclut pas néanmoins le meilleur des mondes: «Il devient théoriquement possible de mettre un terme à l’épidémie en augmentant le dépistage et en traitant tout le monde, ce qui évitera de nouvelles infections. » Une étude canadienne a même calculé que, à long terme, l’investissement nécessaire pour traiter tous les séropositifs est nettement inférieur aux économies réalisées dans le futur, quand les nouvelles infections auront diminué grâce au traitement universel. Pour le moment, en Suisse, on n’en est pas là. Ni en Afrique.
Anne-Muriel Brouet


A Lausanne, 30 volontaires poursuivent les tests d’un vaccin contre le sida
Même si la firme américaine Mymetics, basée à Nyon, a pu annoncer mercredi que plus de 90% des singes vaccinés contre le sida avaient réussi à produire des anticorps muqueux contre le virus, le chemin qui mène vers un vaccin capable de prévenir l’infection du virus VIH est encore très long. Surtout après l’échec des essais menés durant dix ans par la firme Merck. En septembre dernier, elle a jeté l’éponge.

Questions de stratégie
Malgré tout, l’espoir n’est pas perdu. «Les choses avancent même si l’échec de Merck nous interpelle et nous amène à revoir certaines stratégies», affirme le professeur Giuseppe Pantaleo. Dans le cadre d’un projet mondial soutenu par la Fondation Bill Gates, l’équipe dirigée par l’éminent chercheur du CHUV a lancé voici deux mois une nouvelle étude (phase 2) avec 140 volontaires dans quatre pays, dont 30 sont vaccinés au CHUV. Interview.
Quel impact a eu sur vos travaux l’échec du vaccin testé par Merck?
Evidemment nous nous posons tous des questions sur la validité de la stratégie vaccinale qui consiste à stimuler l’immunité par une réponse cellulaire au virus VIH. Cette stratégie, rappelons-le, a été choisie vu la difficulté de susciter une réponse par des anticorps. Mais c’est peut-être le vaccin utilisé par Merck qui est en cause et non pas la stratégie.
Quelle différence entre votre vaccin et celui de la firme américaine?
Celui de Merck ne contenait pas de composants d’ADN. Le vecteur viral utilisé était l’adénovirus, responsable notamment des infections grippales. Nous utilisons une combinaison de deux vaccins: le premier est constitué d’une molécule d’ADN sur laquelle sont fixés des fragments synthétiques de gènes du virus du sida, le second utilise le vecteur viral de la variole. Certaines données suggèrent que la molécule d’ADN induit une réponse des cellules immunitaires plus puissante.
Qu’attendez-vous de l’essai en cours, sur 140 volontaires cette fois?
Nous voulons vérifier cette hypothèse concernant la molécule d’ADN. Septante (70) volontaires recevront trois injections d’ADN et une seule de l’autre composant du vaccin, tandis que l’autre moitié recevra deux injections de chaque composant. Nous pourrons comparer les résultats à mi-2008.
Vous n’avez donc pas perdu votre enthousiasme?
Il ne faut surtout pas perdre espoir. La recherche est faite de nombreuses défaites avant de parvenir au succès. Il suffit parfois de quelques éléments seulement pour faire la différence.
Francine Brunschwig




«Garder la capote»
«C’est une nouvelle importante, mais à prendre avec prudence», estime Deborah Glejser, porte-parole du Groupe Sida Genève, qui redoute des effets pervers sur les comportements.
Elle remet beaucoup de choses en question, bien au-delà des relations intimes au sein des couples discordants. A commencer par les messages de prévention, la liberté de traitement, les protocoles de soins du VIH, la prise en charge des personnes qui ont eu un comportement à risque ou une piqûre avec une aiguille infectée, ou encore la responsabilité légale d’un patient traité. C’est pourquoi, l’annonce faite aujourd’hui par le professeur Bernard Hirschel jette un pavé dans la mare. «Les travaux de la Commission fédérale interdisciplinaire sur les questions liées au sida sur ce sujet sont en cours, rappelle Roger Staub, responsable de la section sida de l’OFSP. La commission rendra ses recommandations aux médecins, aux patients, aux médias, aux agences de prévention, au public, aux juristes dans le courant du mois de janvier. Nous avons le devoir de réfléchir aux conséquences de cette «bonne» nouvelle et ne pas risquer de nouvelles infections en étant trop impatients. »

«Plus de prévention»
«En Suisse, le nombre de nouvelles infections ne diminue pas», rappelle le docteur Christian Junet, membre du comité de l’Aide suisse contre le sida. «Les principaux vecteurs de transmission sont les personnes qui ont des comportements à risque, soit, entre autres, des relations sexuelles non protégées… C’est dans cette population qu’il faut faire passer des messages de prévention accrus, plus convaincants et peut-être plus efficaces. Quant à l’arrêt du préservatif chez les couples sérodiscordants et lorsque la virémie du séropositif est indétectable, c’est un sujet à discuter avec le médecin. »
Anne-Muriel Brouet

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Dernière édition par le Jeu 6 Déc - 21:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LA TRITHÉRAPIE, SOLUTION AUX ÉCHECS DU VACCIN?   Jeu 6 Déc - 8:07

Ces déclarations d'un spécialiste , si simportantes pour nous, séropos, n'ont pas été relayées dans la presse française, pas plus que par les associations.
Pourquoi ?
ca provoque probablement pas mal de remous .
On peut s'interroger sur la charge virale (dans les secrétions et le sperme) qui n'est pas la meme que celles des prélèvements sanguins.
Mais si ces résultats s'averent exacts, ca va changer pas mal de choses pour la vie des couples serodiscordants.
Aussi ca risque de compliquer la prévention.



article dans Le temps (hebdo tres lu en suisse) :



Cela fait quelque temps que les spécialistes se regardent en chiens de faïence sans oser aborder franchement le sujet. Le professeur Bernard Hirschel, responsable de l'Unité sida à l'Hôpital cantonal genevois, a décidé de parler clair. Une trithérapie bien suivie n'est pas seulement un moyen de tenir durablement la maladie à distance. Mais aussi une prévention efficace pour les partenaires sexuels du patient. Cette vérité, confirmée par plusieurs études, doit désormais, estime-t-il, être prise en compte dans les stratégies préventives. Explications.

Le Temps: La trithérapie est un instrument de prévention, dites-vous. Comment cela s'explique-t-il?

Bernard Hirschel: Les traitements actuels, s'ils sont correctement suivis, réduisent le taux de virus dans le sang et dans les sécrétions du patient. Or des études menées dès 1999 ont montré qu'en dessous d'une certaine concentration de virus, aucune contamination ne se produit. On l'a vérifié, notamment à la naissance d'enfants de mères séropositives et aussi en étudiant des couples dont un seul partenaire était infecté.

- Une personne bien traitée ne présente aucun risque pour ses partenaires. Peut-on le dire avec une certitude absolue?

- Il n'existe pas de certitude absolue, ni de risque zéro. Ce qu'on peut dire c'est que jusqu'ici, on n'a pas constaté de contamination à partir d'un porteur du VIH sous traitement efficace. On ne peut pas exclure que l'étude de cohortes plus importantes ferait apparaître une exception ici ou là. Mais nous avons affaire à une nouvelle réalité, qui change les choses dans la pratique.

- Par exemple?

- Aujourd'hui, nous pouvons dire à un couple dont l'un des partenaires est séropositif traité avec un taux de virus indétectable qu'ils peuvent avoir un enfant sans avoir à s'inquiéter de la contamination du partenaire non infecté. Après une prise de risque, on peut renoncer à un traitement préventif coûteux et grevé d'effets secondaires si la personne avec laquelle a eu lieu le contact critique ne présente pas de charge virale. Ce sont des pratiques qui se sont déjà installées. Aujourd'hui, on peut aller plus loin.

- Généraliser l'information, par exemple?

- Cela fait peur aux spécialistes de la prévention. Ils craignent de brouiller un message simple qui a fait ses preuves: «jamais sans protection». Mais nous devons constater qu'il y a des personnes qui ne parviennent pas à appliquer absolument cette consigne. Cela peut donc être utile de nuancer, d'offrir des options additionnelles. Après tout, la contraception n'est pas moins efficace parce qu'on a le choix entre la pilule et le préservatif.

- Mais que dire concrètement?

- Nous pouvons d'abord dire aux personnes sous traitement qu'elles ne sont pas un danger public. Psychologiquement, c'est extrêmement lourd de se sentir porteur d'une maladie grave qu'on peut transmettre à ceux qu'on aime. Cela provoque un isolement terrible. Si nous pouvons les rassurer, cela vaut la peine. Ensuite, le message préventif de base ne change pas: lors d'un contact sexuel occasionnel, il faut se protéger. C'est dans les relations plus durables qu'on peut varier les stratégies. Cela nous oblige à personnaliser les messages préventifs, ce qui correspond à l'évolution de la maladie, qui n'est plus chez nous une calamité absolue mais une affection difficile avec laquelle un grand nombre de gens ont appris à vivre.

- Vous ne craignez pas de vous voir reprocher dans dix ans d'avoir ouvert la porte à de nouveaux comportements à risque?

- On ne reprochera jamais à un responsable politique ou médical d'avoir surestimé un risque tandis que la sanction peut être terrible s'il le minimise. Mais on ne peut pas se laisser paralyser par ça: un message préventif qui grossit tous les risques et ne correspond pas à la réalité perd en crédibilité et en efficacité. Regardez ce qui s'est passé, au début de l'épidémie, avec le baiser. A un moment donné, on a décidé de dire que le baiser ne permettait pas de contamination. On n'en était pas sûr à 100%. Mais les données dont on disposait allaient nettement dans ce sens. Et le message préventif est resté crédible et praticable.

- Si les personnes sous traitement ne contaminent pas leurs partenaires, cela veut dire qu'on a les moyens d'éradiquer pratiquement la maladie.

- Théoriquement, oui. Une équipe de Vancouver, au Canada, a modélisé ce qui se passerait si l'on traitait, dans cette ville, toutes les personnes infectées et non les 30% qui présentent des symptômes comme aujourd'hui. Cela coûterait cher jusque vers 2020. Mais ensuite, des frais bien plus importants seraient évités jusqu'en 2050, époque où la maladie aurait disparu. La même équipe va tenter d'augmenter le taux de traitement à 50% et de mesurer ce qui se passe. Cela dit, c'est envisageable dans un pays développé; dans un pays pauvre et peu médicalisé, cette stratégie se heurterait à des obstacles importants.

- En Suisse, en revanche, elle est possible...

- Effectivement. C'est une perspective qui mérite d'autant plus d'être envisagée que celle de disposer d'un vaccin dans un délai raisonnable semble aujourd'hui exclue. Il faut toutefois bien peser les problèmes éthiques: le traitement comporte parfois des effets secondaires désagréables. Pour le conseiller à des personnes qui ne présentent pas de symptômes, il faut donc de solides raisons. Certaines personnes seraient sans doute d'accord de se traiter

http://www.letemps.ch/template/societe.asp?page=8&article=220479

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MessageSujet: Re: LA TRITHÉRAPIE, SOLUTION AUX ÉCHECS DU VACCIN?   Ven 21 Déc - 10:39

L’indétectabilité de la charge virale supprime-t-elle le risque de transmission du VIH ?


Bernard Hirschel, médecin genevois qui s’occupe de VIH, a profité du 1er décembre pour, semble-t-il, se faire un peu de publicité, en annonçant la disparition de la transmission du VIH en cas de succès virologique d’un traitement antirétroviral. En quoi cela consiste-t-il ? La thèse proposée, bien connue et, faut-il le rappeler, démentie par l’expérience, consiste à dire que si la charge virale du VIH dans le sang d’une personne séropositive est indétectable, celle-ci ne peut pas contaminer son partenaire au cours de rapports sexuels non protégés. D’où ça sort ? Le Dr Hirschel s’est exprimé à la radio et dans des journaux suisses romands. En fait, ce n’est pas la première fois que ce type de propos est diffusé. Et s’il est vrai que la réduction de la charge virale, à l’échelle d’une population, réduit le risque de transmission, on ne peut en aucun cas en faire des déductions sur le plan individuel. Pourquoi ? Tout simplement parce que des personnes ont été contaminées par leur partenaire traité ayant une charge virale indétectable, et cet argument est plutôt difficile à réfuter. Il n’empêche qu’un certain nombre de publications existent, qui vont dans ce sens, dont certaines fixent à 1000 copies/ml le seuil en dessous duquel la contamination serait « impossible ». En quoi cette annonce est-elle dangereuse ? La question du contrôle virologique peut être regardée de la même manière que celle de la circoncision. On a déjà eu l’occasion de dire que, si la circoncision est un moyen de réduire sensiblement les contaminations à l’intérieur d’une population où la prévalence du VIH est forte, elle ne constitue en aucun cas un moyen de prévention individuelle (c’est d’ailleurs le sens de l’avis rendu sur ce sujet par le Conseil National du Sida). Si, dans une population, toutes les personnes porteuses du VIH étaient efficacement traitées et avaient toutes une charge virale indétectable, le niveau de diffusion épidémique serait drastiquement abaissé. Et de nombreux scientifiques militent pour que l’extension des traitements participe à la prévention secondaire de l’infection par le VIH, avec des arguments qui valent la peine d’être entendus et auxquels nous adhérons à Sida Info Service. Cependant : - La charge virale indétectable dans le sang n’est pas forcément associée à une charge virale indétectable dans les secrétions sexuelles, et cela est démontré depuis de nombreuses années déjà, et confirmé tous les jours dans les centres spécialisés qui s’occupent de procréation médicalement assistée à risque viral, et procèdent, sur des arguments virologiques, à des « lavages de sperme » provenant de personnes sous traitement et ayant pourtant une charge virale indétectable. - Les rapports non protégés sont à l’origine de la contraction d’infections sexuellement transmissibles (et on connaît les problèmes de syphilis, de LGV et désormais d’hépatite C, notamment chez les gays séropositifs ayant des rapports non protégés) qui, outre les risques qu’elles font encourir à ceux qui en sont victimes, suffisent parfois à positiver une charge virale auparavant contrôlée chez une personne sous traitement. - Il y a malheureusement des personnes qui ont adopté ce pseudo mode de prévention et qui ont été contaminées. Les réalités de la transmission Environ 80 % des personnes vivant avec le VIH sont sous traitement, et la très grande majorité d’entre elles ont une charge virale indétectable. Il est vrai que la primo-infection joue un rôle important dans la diffusion du VIH, mais on ne peut réduire la dynamique de l’épidémie, y compris dans les groupes fortement touchés, à la seule primo-infection. Chaque personne est libre de sa sexualité, et les rapports consentis engagent la coresponsabilité de tous ceux qui y participent. Le traitement de l’infection par le VIH, lorsqu’il est efficace, participe à une réduction des risques de transmission. C’est une évidence à l’échelon collectif, c’est une réalité à l’échelon individuel. Mais il ne s’agit pas d’un mode de protection. Dire que la charge virale indétectable empêche la transmission n’est pas seulement faux ; c’est également une manière de priver les personnes de leur libre arbitre, de les engager à débuter une négociation qu’elles n’auraient pas nécessairement désirée, et de les fragiliser dans leurs attitudes individuelles de prévention, qui sont, chacun le sait, déjà difficiles à maintenir. Pour avoir eu l’occasion à Sida Info Service et ailleurs, de nous entretenir avec des personnes contaminées par leur conjoint ou ayant été contaminées par lui, nous avons pu mesurer la détresse engendrée par les conséquences non désirées de comportements adoptés en toute bonne foi sur des arguments inexacts.
source : sida info service

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