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 Patients infectés par le VIH PROGRES THERAPEUTIQUES

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maya

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MessageSujet: Patients infectés par le VIH PROGRES THERAPEUTIQUES   Ven 14 Déc - 15:59



qdm Numéro Spécialiste8277
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Les progrès thérapeutiques

Patients infectés par le VIH

Les progrès thérapeutiques

Grâce aux nouvelles molécules disponibles, la tendance est de débuter plus précocement la trithérapie, avec des schémas thérapeutiques simplifiés, encore plus efficaces. Le point avec le Pr Thierry May.

ON ESTIME a près de 130 000 le nombre de personnes vivant avec une infection par le VIH en France et 7 000 nouvelles contaminations sont recensées chaque année. Environ 80 % des patients infectés par le VIH qui sont suivis bénéficient d'une trithérapie et 65 % des personnes traitées sont en succès thérapeutique. Avec l'arrivée en 2007 et 2008 de nouvelles molécules, les objectifs ne visent plus seulement l'obtention d'une charge virale indétectable ou le maintien d'un taux de CD4 supérieur à 500/mm3, mais une amélioration de la qualité de vie grâce à une simplification des schémas thérapeutiques et une tolérance à long terme aussi bonne que possible.

Plus d'efficacité, moins d'échec. La prise en charge est de plus en plus précoce. La tendance actuelle est de débuter la trithérapie plus précocément : 350 lymphocytes CD4/mm3 contre 300 en 2004. L'analyse de cohortes pose même la question de savoir s'il ne faudrait pas débuter encore plus tôt (pour des valeurs comprises entre 350 et 500/mm3), car moins le déficit immunitaire est profond, moins le risque d'échec virologique et de résistance est élevé. De plus, chez les patients en succès thérapeutique avec des CD4 supérieurs à 500/mm3, la survie est la même que dans la population générale, alors que les patients avec un taux de CD4 bas rencontrent plus d'événements cliniques, notamment infectieux que les autres.

De nouveaux antirétroviraux sont désormais disponibles. Un nouvel inhibiteur de protéase, le darunavir, fait aussi bien, voire mieux, que les autres inhibiteurs de protéase, avec une très bonne tolérance (études TITAN chez les patients prétraités et ARTEMIS chez les patients naïfs). L'etravirine, nouvel analogue non nucléosidique, est maintenant disponible en autorisation temporaire d'utilisation (ATU) : les études DUET ont montré chez des patients en échec une efficacité supérieure de l'etravirine comparativement aux meilleurs traitements que l'on pouvait par ailleurs proposer aux patients. Egalement disponible en ATU, le raltegravir premier représentant des inhibiteurs d'intégrase, qui a montré une efficacité sur des souches résistantes aux autres classes thérapeutiques (études BENCHMARK).
Autres nouveautés, les inhibiteurs d'entrée. Le maraviroc a fait l'objet de deux études assez démonstratives (études MERIT et MOTIVATE). Une autre molécule, le vicriviroc, est désormais en essai dans notre service, remarque le Pr May, mais ces traitements ne pourront s'appliquer que pour les 30 à 40 % de patients dont le tropisme du virus est exclusivement le CCR5 (et non le CXCR4), après un test de détection qui reste encore particulièrement coûteux.

Moins d'effets secondaires et moins de prises quotidiennes. La pharmacogénétique a révélé que des marqueurs génétiques permettent de prévoir la susceptibilité à un traitement. Chez les 5 % de patients faisant des réactions d'hypersensibilité retardée assez sévères à l'abacavir, avec éruption, fièvre et troubles respiratoires, l'étude PREDICT a montré qu'ils étaient tous porteurs du gène HLA B57-01. En réalisant préalablement un groupage tissulaire pour détecter tous les patients porteurs de ce gène et leur éviter ce traitement, on ne déclenche plus ce type de réaction.

De réels progrès ont été réalisés sur la prise en charge des effets indésirables liés aux trithérapies (métabolisme lipidique et glucidique, troubles de la répartition des graisses, toxicité cardio-vasculaire, déminéralisation osseuse). «Or le fait que les nouvelles molécules aient moins d'effets secondaires de ce type est aussi un argument pour démarrer plus tôt les trithérapies», souligne le Pr May.
La diminution du nombre de prises quotidiennes et la meilleure tolérance des produits contribue également à l'amélioration de la qualité de vie des malades. Depuis plusieurs années, les firmes pharmaceutiques travaillent sur une meilleure galénique moins lourde pour les patients en une seule prise quotidienne avec de nouvelles associations d'analogues nucléosidiques tels que Truvada‚ et Kivexa. Est annoncée prochainement la commercialisation de l'Atripla‚ association de deux analogues nucléosidiques et d'un analogue non nucléosidique en une seule gélule par jour. C'est un progrès non négligeable quand on sait qu'au long cours les résultats de la cohorte Aproco révèlent qu'environ 30 % des patients ont des périodes de relâche dans l'observance de leur traitement favorisant l'émergence de résistance et augmentant le risque d'échappement thérapeutique. Des consultations d'observance se sont d'ailleurs mises en place dans certains établissements, pour tenter de prévenir le phénomène.

> Dr NATHALIE SZAPIRO,

D'après un entretien avec le Pr Thierry May, chef du service des maladies infectieuses et tropicales du CHU de Nancy.
Plus d'informations:
www.sante.gouv.fr/htm/actu/31_060726.htm , pour consulter le rapport d'experts 2006 sur la prise en charge des patients infectés par le VIH.

Nathalie SZAPIRO

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MessageSujet: Re: Patients infectés par le VIH PROGRES THERAPEUTIQUES   Ven 14 Déc - 16:17









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Un investissement majeur

Recherche clinique

Un investissement majeur

Si une part importante de la recherche clinique concerne toujours le VIH, le Pr Thierry May souligne que les infectiologues participent à de nombreux autres protocoles sur la validation des nouveaux outils biologiques, la surveillance de la consommation d'antibiotiques ou l'amélioration des conditions de prise en charge des infections communautaires ou nosocomiales.
Le VIH reste une préoccupation importante(Phanie)


AUJOURD'HUI, une grande partie de l'activité de recherche clinique des infectiologues est toujours centrée sur le VIH/sida. «C'est logique. Le VIH est toujours une préoccupation importante dans les services de maladies infectieuses. La grande majorité des patients infectés par le VIH sont suivis dans ces services, il est donc normal que les infectiologues s'investissent pour faire progresser la recherche clinique », souligne le Pr Thierry May.
Cette recherche clinique est toujours largement placée sous l'égide de l'Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites (ANRS). «En lien avec l'ANRS, dont le rôle reste évidemment prépondérant, les infectiologues interviennent en aval de la commercialisation des médicaments dans la conception, l'organisation et le bon déroulement des protocoles de stratégies thérapeutiques, avec, bien sûr, comme objectif l'optimisation des traitements », souligne le Pr May, qui cite, à titre d'exemple, les protocoles menés ces dernières années sur la place de la monothérapie, des interruptions thérapeutiques ou les associations antirétroviraux-antituberculeux.
La file active des services de maladies infectieuses est également précieuse pour mettre en place des études multicentriques ou de vastes études de cohorte, comme la cohorte Aproco, qui fonctionne depuis dix ans. «Au total, pour cette cohorte, un millier de patients sont suivis dans des services de maladies infectieuses afin de mesurer les facteurs prédictifs de bonne ou de mauvaise évolution thérapeutique de survenue d'effets secondaires. Cela implique que les infectiologues enregistrent au fil du temps l'évolution des données cliniques, biologiques et thérapeutiques concernant leurs patients , souligne le Pr May, en ajoutant que les infectiologues participent aussi à une enquête sur la mortalité des patients infectés par le VIH. L'objectif, là, est d'analyser l'évolution des causes de décès en France pour essayer de dégager les différents facteurs de risques et en tirer des enseignements au niveau de la prévention. »
Mais la recherche clinique en infectiologie ne se limite évidemment pas au VIH. Les infectiologues sont également sollicités pour assurer l'évaluation et la validation de nouveaux outils biologiques. « Sur le terrain, nous pouvons, par exemple, évaluer l'intérêt des nouveaux tests immunologiques pour le diagnostic des tuberculoses latentes ou les tests de diagnostic rapide pour les grippes saisonnières ou les suspicions de grippe aviaire. Dans ce cas, nous intervenons dans la phase appliquée de la recherche », souligne le Pr May.
Un autre domaine de recherche concerne la surveillance de la consommation d'antibiotiques. «On sait combien cette consommation reste importante dans les établissements de santé. Pour ce travail de surveillance, nous faisons une analyse croisée de la consommation d'antibiotiques et de l'évolution des résistances bactériennes », indique le Pr May, ajoutant qu'une étude importante est également en cours sur les spondylodiscites dans le cadre d'un programme hospitalier de recherche clinique (PHRC). «L'objectif est de voir, à travers une étude comparative, dans quelle mesure nous pourrions utiliser des antibiothérapies de durée plus courte avec une même efficacité : six semaines, au lieu de trois mois aujourd'hui.» En partenariat avec l'INSERM, une étude a également été lancée sur les encéphalites pour déterminer les facteurs pronostiques, les étiologies et les conditions de prise en charge.
Les légionnelloses et les endocardites bacteriennes font également l'objet d'études spécifiques.
En règle générale, ces activités de recherche clinique sont organisées par le biais d'études multicentriques ou de PHRC. «Il faut bien reconnaître que cela devient aujourd'hui de plus en plus difficile d'être le concepteur ou l'investigateur d'un projet, notamment à cause des problèmes d'assurance », constate le Pr May, qui évoque aussi des problèmes de financement et de personnel. «Dans le domaine du VIH, nous arrivons encore, par le biais de l'ANRS, à obtenir des moyens notamment humains, avec des moniteurs d'essais cliniques (MEC) et des techniciens d'études cliniques (TEC). Mais, pour les autres domaines de recherche, c'est souvent plus compliqué, et chacun doit se démener pour trouver ses propres financements. »

> A. D.

D'après un entretien avec le Pr Thierry May, chef du service des maladies infectieuses du CHU de Nancy-Brabois et responsable du groupe recherche CMIT-SPILF.

Antoine DALAT
13-Déc-2007


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MessageSujet: Re: Patients infectés par le VIH PROGRES THERAPEUTIQUES   Mar 18 Déc - 10:03

Ca me fait penser à une question : comment comprendre que certains arretent de prendre leur traitement ? je ne parle pas de ceux qui ne supportent pas le traitement, mais des autres. Je me rappelle l'hosto qui m'a dit, monsieur, pas de probleme si vous etes régulier, en fait nous avons des problemes avec les personnes qui ne prennent pas régulierement. Ma question est plus précise : quels facteurs psycho poussent à arreter ? ca m intrigue encore voir ca m inquiete car je suis peut etre concerné un jour d 'ailleurs. Des expériences la dessus ?
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MessageSujet: Re: Patients infectés par le VIH PROGRES THERAPEUTIQUES   Mar 18 Déc - 15:33

je suis dans la même problématique que toi saturne
je pensais pouvoir ingurgiter cette "potion" pendant 2 ou 3 ans, et faire un arrêt thérapeutique - bien mérité-
je pratique l'observance à fond depuis 2005 - 4 molécules
...et mon médecin ne veut pas entendre parler d'arrêt thérapeutique
l'autre coté obscur, ce sont les dissidents du sida

ceux qui survivent au sida - sans aucun ttt - il en reste quelques pélerins...
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MessageSujet: Re: Patients infectés par le VIH PROGRES THERAPEUTIQUES   Mar 18 Déc - 15:36

le virus ne prend pas de vacances therapeutiques...
Les gens qui survivent sans ttt sur du long terme sont 1% autant dire que nous sommes un pourcentage ridicule.

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MessageSujet: Re: Patients infectés par le VIH PROGRES THERAPEUTIQUES   Mar 18 Déc - 21:06

Je suis en quadrithérapie depuis environ 10 ans. La "mode" des vacances thérapeutiques est terminée : les médecins se sont rendus compte des aspects néfastes de cette pratique.
Quant à l'observance ( le fait de prendre ses médocs très régulièrement) elle fait l'objet de consultations particulières dans les hopitaux.
Je me demande comment on peut ne pas prendre son traitement. Des millions de malades meurent faute de médocs... Il m'arrive de me sentir lasse de tous ces cachets - sans compter que je prends aussi un traitement lourd pour le coeur - mais, même si je ne peux pas sauver l'Afrique, je ne veux pas l'insulter en faisant la fine bouche.
Quand j'ai commencé les traitements, je ne me suis pas longtemps posé la question : c'était ça, à vie, et en espérant que ça dure le plus longtemps possible Very Happy .
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MessageSujet: Re: Patients infectés par le VIH PROGRES THERAPEUTIQUES   Mar 18 Déc - 21:15

tu vois saturne le paradoxe je suis sous traitement depuis peu je sais que mon traitement est bénéfique si j'en vois le bilan qui à suivis était meilleur MAIS par contre le traitement m'empéche de vivre parfois normalement à cause de effets secondaire : fatigue excessive, diarhée quotidienne etc .... limite le matin au reveil je me sens bien et j'ai la forme je prends mes médocs une demie heure aprés je pourrais me coucher et dormir toute la journée et la qu'il est paradoxe j'aurais limite envie d'arréter de le prendre mais ....

tu as un exemple d'une des causes qui peuvent motiver une personne à stopper son traitement
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MessageSujet: Re: Patients infectés par le VIH PROGRES THERAPEUTIQUES   Mar 18 Déc - 23:04

Bonsoir tout le monde,

Vaste sujet, Valou à raison, cela je l'ai compris maintenant, certains n'ont pas la chance de pouvoir prendre le moindre traitement, mais cela n'en reste pas moins qu'aujourd'hui peut etre plus qu'hier, le "choix" de commencer un traitement pour la vie est une décision pas toujours facile à prendre.
Je peux choquer en disant cela, mais le succés de l'observance dépend avant tout de l'acceptation d'ingurgiter cette " potion magique " à vie.
Aujourd'hui, si l'on est dépisté suffisament tot, l'urgence d'un traitement immédiat est plus rare et cela permet, cela m'a permis d'accepter cette équation : c'est cela ou mourir.
Le choix vu sous cet angle est vite fait, moi je vais commencer mon tt en janvier, je me suis maintenant préparé à cela, avec une observance à 100% plus facile à observer aujourd'hui avec beaucoup moins de médicaments à ingurgiter.
Sur le long terme, prenons les choses comme elles viennent, personne n'a la réponse, je pense qu'il y a des hauts et des bas, mais nous avons des "armes" pour lutter et pour nous, pour nos proches, par respect pour tous ceux ou toutes celles partis trop tot faute de traitements existants, il faut se battre et croire en l'espoir d'une solution à moyen terme pour éradiquer ce virus.

Amicalement

Thierry
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