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 rapport analyse 2006 vih /

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maya

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MessageSujet: rapport analyse 2006 vih /   Sam 29 Déc - 0:17

Je ne l'avais pas lu désolée pour le retard de mise en ligne mais malgré l'année de délai ça reste intéressant car ça pose des questionnements et la situation aura peu évolué en 1 an:


La situation du VIH/Sida en France en 2006
A quelques jours de la journée mondiale de lutte contre le sida, le ministre de la santé, Xavier Bertrand, a livré les résultats des dernières observations de l’Institut de Veille Sanitaire sur l’épidémie de sida en France.

On estime à 6 700 le nombre de personnes ayant découvert leur séropositivité VIH en 2005, chiffre stable par rapport aux estimations des deux années précédentes. Depuis la mise en place de la notification obligatoire du VIH, le recul est maintenant suffisant pour analyser les données en termes de tendances. Les populations les plus touchées restent les personnes contaminées par rapports homosexuels, dont le nombre a augmenté depuis 2003, et les personnes d’Afrique subsaharienne. La réduction de la transmission chez les usagers de drogues se poursuit. Le nombre de dépistages du VIH réalisés en France est très élevé et a progressé nettement entre 2004 et 2005.


Les homosexuels
Les contaminations par rapports homosexuels constituent le seul mode de contamination pour lequel le nombre de découvertes de séropositivité VIH a augmenté depuis 2003 (ils représentent 27 % de ces découvertes en 2005). Cette augmentation est observée aussi bien en Ile de France, que dans les autres régions. En 2005, près de la moitié des homosexuels se sont contaminés dans les 6 mois précédant la découverte de leur séropositivité. Depuis 2003, cette part des contaminations récentes chez les homosexuels est élevée, sans tendance à la diminution. Ceci est en faveur d’une incidence du VIH plus élevée chez les homosexuels, même si cet indicateur doit être relativisé par le fait qu’il reflète aussi un recours au dépistage beaucoup plus fréquent dans cette population. La quasi-totalité des homosexuels ont déjà eu un test de dépistage au cours de leur vie (source Enquête Presse Gay 20041).

Ces constats préoccupants sont cohérents avec les données de la surveillance des infections sexuellement transmissibles (IST), qui montrent que la syphilis et la lymphogranulomatose touchent principalement des homosexuels : plus de 80% des syphilis diagnostiquées entre 2000 et 2005 dans le réseau de surveillance et la totalité des infections à Lymphogranulomatose (IST qui a émergé en 2004 en France) concernent les homosexuels. Cela est d’autant plus inquiétant que les IST favorisent la transmission de l’infection VIH chez les personnes atteintes.

Les données des enquêtes comportementales réalisées auprès de ces populations corroborent ces résultats. Ainsi, dans la dernière édition de l’Enquête Presse Gay (EPG), à laquelle plus de 6000 homosexuels ont répondu fin 2004, un homosexuel sur trois déclare avoir eu un comportement à risque de contamination dans les 12 derniers mois. Par ailleurs, les prises de risque sexuel ont augmenté de 70% depuis 1997. De même, les résultats de l’enquête Baromètre Gay2, réalisée dans des lieux de rencontre gay franciliens fin 2005, suivent la même tendance. Parmi les 3000 homosexuels ayant participé à l’enquête, 35% ont déclaré au moins une prise de risque dans la dernière année. Ces deux enquêtes montrent donc que les pratiques à risque continuent d’augmenter dans cette population, et notamment chez les homosexuels séropositifs.

Les populations d’Afrique subsaharienne
En 2005, environ une découverte de séropositivité sur 3 concerne une personne d’Afrique subsaharienne. Néanmoins, la diminution, entre 2003 et 2005, des découvertes de séropositivité VIH chez les femmes africaines et la stabilisation du nombre d’hommes africains infectés sont plutôt encourageants, même s’il est difficile de faire la part entre les flux migratoires, le recours au dépistage et le nombre de nouvelles contaminations. Les trois-quarts n’ont pas d’activité professionnelle au moment de la découverte de leur séropositivité.

D’autres constats sont encourageants pour ces populations en situation précaire : les personnes d’Afrique subsaharienne découvrent moins souvent leur séropositivité au moment du sida en 2005 que les années précédentes, donc à priori plus précocement. De plus, le nombre de cas de sida diminue depuis 2002 chez les personnes de nationalité africaine alors qu’entre 1999 et 2002, ce nombre a augmenté. Ces deux indicateurs reflètent, entre autres, un meilleur accès au dépistage et aux soins en 2005 de cette population.


Les hétérosexuels français
Les personnes de nationalité française contaminées par rapports hétérosexuels se répartissent en un nombre équivalent d’hommes et de femmes. Ces personnes comptent pour 17% des découvertes de séropositivité VIH en 2005, et cette proportion reste stable depuis 2003. Cependant, en 2005, près d’un hétérosexuel sur trois s’est contaminé dans les 6 mois qui ont précédé la découverte de sa séropositivité. La grossesse constitue une opportunité de dépistage chez les femmes françaises, puisque 14% des femmes ont découvert leur séropositivité au cours d’une grossesse.

carrément light comme étude le sujet hétéro...

Les usagers de drogues
Depuis la mise en place de la notification du VIH en 2003, les contaminations par usage de drogues représentent une part très faible des nouveaux diagnostics (moins de 3%). De même, le nombre annuel des diagnostics de sida chez les usagers de drogues diminue régulièrement depuis 1998. L’Ile de France et la région Provence Alpes Côte D’azur (PACA) sont les deux régions où le nombre de découvertes de séropositivité et de cas de sida chez les usagers de drogues sont les plus importants. Il s’agit le plus souvent de personnes en situation de précarité, près des deux tiers n’ont pas d’emploi au moment du diagnostic de l’infection VIH ou du sida.

L’enquête Coquelicot InVS/ANRS3, réalisée fin 2004 dans cinq grandes villes auprès de 1500 usagers de drogues, confirme ces résultats : les usagers sont très souvent en situation de grande précarité. En effet, près des deux tiers sont sans emploi, et la moitié d’entre eux n’ont pas de logement stable (dont 20% vivent dans la rue ou dans un squat). La quasi-totalité (95%) des usagers a eu recours au test de dépistage du VIH « au moins une fois dans la vie » et ils connaissent bien leur statut sérologique. On observe une diversité régionale importante en termes de prévalence du VIH (proportion de personnes séropositives) : de 1% à Lille à 32% à Marseille. La prévalence globale du VIH est de 11%, et elle est quasi nulle chez les moins de 30 ans. La prévalence de l’infection par le virus de l’hépatite C est beaucoup plus élevée : 60% pour l’ensemble des usagers de drogues et 28% chez les moins de 30 ans. La prévalence du VHC est élevée dans toutes les régions (de 44 à 66%).

L’ensemble de ces résultats confirme l’impact de la politique de réduction des risques sur la diminution de la transmission du VIH chez les usagers de drogues. Cet impact est beaucoup plus limité pour le virus de l’hépatite C. Les usagers de drogues, pris en charge dans les dispositifs spécialisés et les médecins de ville, représentent la population la mieux dépistée pour l’infection à VIH.


Evolution de l’activité de dépistage
La France est le pays européen qui réalise le plus grand nombre de tests de dépistage du VIH (84 tests pour 1000 habitants) et le nombre de sérologies réalisées a progressé entre 2004 et 2005 de 8% (5,3 millions de tests en 2005). La plupart de ces dépistages sont réalisés dans des laboratoires de ville. L’activité de dépistage varie fortement en fonction des régions : la Guyane (168/1000), la Guadeloupe (137), la Martinique (120), l’Ile de France (112/1000), et la région PACA (110) sont les régions qui réalisent le plus de sérologies VIH. En termes de nombre de sérologies positives rapportées à la population, la situation de la Guyane reste particulièrement alarmante avec un taux trois fois plus élevé qu’en Guadeloupe et 5 fois plus élevé qu’en Ile de France,. Le dispositif gratuit et anonyme de dépistage du VIH (CDAG : consultations de dépistage anonymes et gratuites) représente un faible pourcentage (8%) de l’ensemble des sérologies réalisées en France, mais cible des personnes plus à risque pour le VIH, car il représente 12% des sérologies positives.

Dossier de presse
L’intervention de Xavier Bertrand le 27/11/2006.

source :
http://www.france.qrd.org/sante/article.php3?id_article=2774

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