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 revue de presse du 04/01/08

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maya

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MessageSujet: revue de presse du 04/01/08   Ven 4 Jan - 23:40

03/12/2008 Arabie saoudite : les séropositifs appelés à dénoncer les discriminations
http://www.e-llico.com
Un groupe saoudien de défense des droits de l'Homme a appelé les personnes atteintes du virus HIV en Arabie saoudite, un royaume ultraconservateur, à lui faire part de toute discrimination dont elles seraient victimes en raison de leur séropositivité. Cet appel intervient en prévision de la promulgation, prévue en mars, d'une nouvelle législation qui devrait, pour la première fois, protéger des droits des séropositifs dans le royaume. La nouvelle loi devrait garantir l'accès des séropositifs à l'éducation, à l'emploi et aux voyages. Mis enligne le 03/01/08
http://www.e-llico.com/

04/01/2008 Le frère Bruno Cadoré nommé au conseil national du sida
http://www.lemonde.fr
Le frère Bruno Cadoré, prieur des dominicains de France, a été désigné par le président de la République au conseil national du sida, selon un décret paru vendredi au Journal officiel. Bruno Cadoré, 53 ans, est médecin et professeur d'éthique biomédicale à l'université catholique de Lille. Le Conseil national du sida, qui compte 24 membres, a été créé en 1989 pour donner des avis sur les problèmes posés à la société par la maladie. Il peut être saisi par les autorités de l'Etat ou s'auto-saisir. Il est présidé depuis 2003 par le professeur Willy Rozenbaum. Le conseil publie tous les deux ou trois ans des rapports sur le thème "Ethique, sida et société".
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-33786730@7-50,0.html

03/01/2008 L'association Act-Up soutient les mouvements des sans-papiers dans les centres de rétention
http://fr.biz.yahoo.coml
L'association de lutte contre le sida Act-Up a apporté jeudi son soutien aux mouvements de protestation des sans-papiers dans les centres de rétention, alors que certains d'entre-eux observent notamment des grèves de la faim sporadiques. Après le rassemblement de mardi dernier devant le centre de rétention de Vincennes, de nouvelles manifestations de soutien aux sans-papiers étaient prévues sur place jeudi en fin d'après-midi ainsi que samedi prochain. "Depuis mi-décembre, dans les centres de rétention de Vincennes et du Mesnil-Amelot, les sans-papiers se révoltent. Aujourd'hui, à Vincennes, des sans-papiers sont en grève de la faim pour protester contre des conditions inhumaines de rétention et surtout pour demander la fermeture des centres de rétention et la régularisation de tous les sans-papiers", déclare Act-Up dans un communiqué diffusé jeudi. "Nous nous insurgeons contre les conditions de rétention de ces personnes et notamment l'absence d'accès à un médecin. Nous demandons avant tout l'arrêt de la politique de chasse aux étrangers et la course aux chiffres menées par Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux", poursuit le communiqué. Act-Up estime notamment que le fait d'assurer des soins aux malades du sida sans-papiers "n'a absolument pas été appliqué l'année passée", l'association expliquant avoir "recensé une dizaine de cas de personnes séropositives mises en rétention et/ou expulsées". "Interpellés sur de telles situations, les différents ministères concernés ne veulent y voir que de 'simples bavures'. Nous qui nous confrontons quotidiennement aux logiques préfectorales actuelles, pouvons assurer qu'il s'agit bien des conséquences directes d'une politique du chiffre et du rendement aveugle", assure Act-Up. Act-Up exige "la fermeture des centres de rétention, l'arrêt des rafles et des expulsions".
http://fr.biz.yahoo.com/03012008/5/l-association-act-up-soutient-les-mouvements-des-sans-papiers.html

26/12/2007 Le vaccin contre l'hépatite B est largement sous-utilisé
http://www.lemonde.fr

Une étude publiée, mardi 25 décembre, dans le dernier numéro du Bulletin épidémiologique hebdomadaire, révèle que 469 cas d'hépatite B aiguë ont été recensés en France entre 2004 et 2006. Cet article ajoute que la moitié d'entre eux aurait pu être évitée "si les recommandations de vaccination en vigueur avaient été respectées et le dépistage autour d'un cas effectué". Cette publication coïncide avec un appel lancé par le professeur Jean-Pierre Zarski (CHU de Grenoble), président de la Fédération des pôles et réseaux hépatites, et par les spécialistes français des maladies du foie. Ils exhortent leurs confrères pédiatres et généralistes à vacciner systématiquement les nourrissons et à instaurer un programme de rattrapage pour les enfants et les adolescents qui n'ont pas été vaccinés. Depuis près de dix ans, la vaccination contre l'hépatite B est au centre d'une polémique en raison d'hypothétiques liens - jamais démontrés - entre le vaccin et des poussées de sclérose en plaques observées chez des adultes. L'initiative des hépatologues français précède la mise en examen annoncée des deux principaux groupes pharmaceutiques qui commercialisaient le vaccin en France au début des années 1990. Ces spécialistes rappellent que cette polémique et ses prolongements judiciaires sont une spécificité française, et que deux récentes études épidémiologiques conduites sur ce thème démontrent l'absence totale d'augmentation de risque. Ils insistent en outre sur la nécessité de vacciner les personnes plus exposées que d'autres (les professionnels de santé notamment) à cette infection transmissible par voie sanguine et sexuelle. Près de 300 000 personnes sont "porteuses chroniques" du virus de l'hépatite B en France. Bien que les autorités sanitaires recommandent, en accord avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS), une vaccination systématique dès l'âge de deux mois, on estime que moins d'un nourrisson français sur cinq est aujourd'hui protégé contre une maladie qui, lorsqu'elle s'installe sur un mode chronique, peut évoluer vers une cirrhose ou un cancer du foie.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-993517@51-993596,0.html

21/12/2007 Le mythe brisé de l'immunité des lesbiennes face aux IST
http://www.tetu.com
Il ne faut pas croire certaines légendes. Les lesbiennes ne sont pas immunisées contre les infections sexuellement transmissibles (IST). Une étude réalisée par le Dr Saskia E. Wieringa de l'Université d'Amsterdam, sur la santé des lesbiennes, souligne que leur sexualité implique le même niveau de risques que la sexualité avec des hommes, notamment concernant les MST (maladies sexuellement transmissibles) ou les IST comme l'herpès ou les condylomes. L'enquête indique aussi que les lesbiennes sont peu informées des risques de contamination, elles consultent donc moins de spécialistes de la santé, ce qui explique le peu de cas dénombrés. La chercheuse Saskia E. Wieringa, déplore le silence qui entoure la sexualité des lesbiennes et les rendent invisibles. La spécificité de leur sexualité reste encore méconnue des corps médicaux qui s'imaginent que les lesbiennes seraient immunisées de toute MST ou IST, dont le VIH. Le document rappelle les rapports à risques tels que le tribadisme (frottement des parties génitales), le sexe oral, l'échange de sex-toys sans protection ou encore l'éjaculation féminine. Pour accéder au dossier de Têtu sur la santé lesbienne, cliquez ici. Copyright tetu.com par Charlotte Bourgeois Info du 21 décembre 2007
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=12275&date_info=2007-12-21

France (Société)
Le poppers interdit à la vente en France

Est-ce la mort du poppers? Un décret, publié au Journal officiel du 22 novembre 2007, à la demande du Premier ministre François Fillon, interdit désormais «la fabrication, l'importation, l'exportation, la mise en vente et la distribution des produits contenant des nitrites d'alkyle» sur une recommandation du ministère de l'Économie. Parmi ces produits se trouve le poppers, ce liquide vasodilatateur vendu dans les sex-shops, saunas et sex-clubs dans de petites bouteilles, que beaucoup de gays français utilisent, notamment dans le cadre de rapports sexuels. Depuis 1990, des produits plus puissants, à base de nitrites de butyle et de pentyle, étaient déjà interdits (bien que beaucoup de consommateurs continuent de s'en procurer sur certains sites internet). Le nouveau décret abroge le texte de 1990, et impose une autorisation de mise sur le marché à! toute nouvelle vente, ce dont aucun produit à ce jour ne dispose.

FCC, le seul fabriquant français de poppers, a donc procédé à un rappel des produits déjà distribués sur toute la France. La police serait d'ailleurs déjà intervenue sur certains points de vente, notamment à Toulouse et à Toulon, pour vérifier l'application de cette interdiction. Le fabriquant, ainsi que le Sneg, envisageraient désormais de déposer un recours devant le Conseil d'État contre le décret. Ce recours devra être déposé avant le 23 janvier.

source : tetu.com

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MessageSujet: revue de esse crips 10/01/08   Ven 11 Jan - 22:13

11/01/2008 Des cibles thérapeutiques potentielles : le VIH se sert de plus de 250 protéines humaines
http://www.sidanet.asso.fr/
Pour infecter l'hôte humain et s'y propager, le VIH1 doit exploiter de nombreuses fonctions cellulaires de l'hôte. Une équipe de Harvard vient d'identifier, à travers un criblage génomique fonctionnel par ARN interférents (siRNA), 273 protéines humaines requises pour l'infection par le VIH1. Ces protéines, qui interviennent dans une vaste gamme de fonctions cellulaires, représentent des cibles potentielles pour de futures thérapies anti-VIH. DOTÉ DE seulement 9 gènes codant pour 15 protéines, le VIH1 prend possession du système immunitaire humain et l'exploite pour s'exprimer et se propager. Mais puisque le virus a besoin d'exploiter certaines fonctions cellulaires de l'hôte pour l'infecter efficacement, une approche thérapeutique vise à cibler les protéines de l'hôte indispensables au cycle viral, également nommées facteurs de dépendance du VIH (ou FDV). «Les médicaments antirétroviraux actuels font du bon travail pour garder les patients en vie, explique, dans un communiqué, le Pr Stephen Elledge, du département de génétique de la Harvard Medical School à Boston, qui a dirigé ce travail. Mais ces thérapies souffrent toutes du même problème, qui est le développement de la résistance. Aussi, nous avons décidé de suivre une approche complètement différente, qui consiste à cibler les protéines humaines exploitées par le virus.» L'avantage de cette approche est qu'il serait fort difficile aux virus de développer une résistance à des médicaments ciblant les protéines cellulaires, car il leur faudrait développer également une nouvelle capacité, et pas simplement muter un site de fixation au médicament. « Science Express », 10 janvier 2008, Brass et coll.
http://www.sidanet.asso.fr/webapps/komplete/index.php?KTURL=mod_quotimed.html&page=70

10/01/2008 Taxe Chirac sur les billets d'avion pour la lutte contre le sida : des résultats inférieurs aux prévisions
http://www.actualites-news-environnement.com
L’article 22 de la loi de finances rectificative pour 2005 a instauré, à compter du 1er juillet 2006, une majoration de la taxe de l’aviation civile, perçue au profit du Fonds de solidarité pour le développement géré par l’Agence française de développement (AFD). Le produit de cette majoration a pour objet de contribuer au financement des pays en développement, et en particulier au financement d’actions de santé publique comme la lutte contre le sida. Or selon le député Charles de Courson, dans son rapport d'octobre 2007 sur le budget de l'aviation civile,« au titre du second semestre 2006, le produit attendu » de la Taxe Chirac sur les billets d'avion « n’est que de 50 millions d’euros, alors que la prévision en année pleine était de 200 millions d’euros. Cela s’explique par le fait que la publication le 8 juin 2006 du décret d’application, moins d’un mois avant l’entrée en vigueur du nouveau dispositif fiscal, a conduit à exonérer du paiement de la taxe les passagers dont le billet avait été émis ou le voyage réservé avant la date du 1er juillet afin de ne pas pénaliser les transporteurs et les agents de voyage. »
http://www.actualites-news-environnement.com/14123-Taxe-Chirac-billets-avion-lutte-sida.html

09/01/2008 Roche renforce la production de génériques anti-sida en Afrique et Asie
http://www.lemonde.fr
Le groupe pharmaceutique suisse Roche s'est engagé dans des transferts de technologie avec quatre pays d'Asie et d'Afrique pour leur permettre de fabriquer des médicaments génériques anti-sida a-t-il annoncé mercredi dans un communiqué. Le laboratoire bâlois a conclu des accords avec les sociétés Regal Pharmaceuticals au Kenya, Caps Holding au Zimbabwe, Shelys Pahrmaceuticals en Tanzanie et Beximco Pharmaceuticals au Bangladesh, a-t-il précisé. Ces accords prévoient que Roche "fournisse gratuitement à ces sociétés le savoir-faire technique devant leur permettre de produire un générique anti-VIH" à partir du Saquinavir, un médicament de Roche permettant de combattre le virus de l'immunodéficience humaine, responsable de la pandémie de sida. Roche va également proposer des formations aux fabricants de médicaments en Afrique subsaharienne et dans les pays les moins développés au monde, a annoncé le groupe, précisant ne déposer aucun brevet sur des antirétroviraux dans ces pays.
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-33833350@7-50,0.html

09/01/2008 Franchises médicales : reçu par Roselyne Bachelot, le malade du sida en grève des soins poursuit son action
http://www.e-llico.com
Le malade du sida qui mène depuis trois mois une grève des soins contre l'instauration des franchises médicales, Bruno-Pascal Chevalier, a été reçu lundi par la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, et reste "déterminé" à poursuivre son mouvement. Lors de cet entretien de trois quarts d'heures environ au ministère de la Santé en compagnie de la maire de Morsang-sur-Orge (Essonne), où il habite réside, Marjolaine Rauze (PC), Roselyne Bachelot a enjoint Bruno-Pascal Chevalier à reprendre les soins. Ce travailleur social de 45 ans atteint du sida depuis vingt ans affirme avoir reçu de nombreux soutiens, notamment d'élus. "Cela me conforte dans l'idée que je dois continuer mon engagement pour lutter auprès des gens", a-t-il indiqué à l'AFP. Le député socialiste de l'Essonne, Julien Dray, a exprimé "tout son soutien" à Bruno-Pascal Chevalier, dans un communiqué. Cet ancien militant d'Act-Up et Aides a choisi de ne rendre publique son action qu'après l'entrée en vigueur, le 1er janvier, des franchises médicales. Refusant tout suivi médical pour n'engager "aucune dépense", Bruno-Pascal Chevalier ignore de fait l'évolution de son état de santé, et se dit "fatigué", mais "garde la pêche". Dans une lettre au président de la République, datée du 3 janvier, il explique sa démarche et déclare qu'"avec la franchise médicale, chacun de nous se sent responsable, voire coupable, d'être malade, et par cette faute, nous allons devoir payer pour l'accès à ce droit fondamental qu'est celui de la santé". Mis en ligne le 09/01/08
http://www.e-llico.com/

09/01/2008 L'Academic Alliance Foundation annonce la publication de Global HIV/AIDS Medicine
http://fr.biz.yahoo.com
L'Academic Alliance Foundation annonce la publication de Global HIV/AIDS Medicine, le premier manuel médical offrant une approche complète pour la gestion du VIH/SIDA en tant que problème mondial. Ce manuel reflète les évolutions en matière de prévention, de diagnostic et de traitement du VIH/SIDA, et met plus particulièrement l'accent sur les réalités du VIH/SIDA dans un contexte de ressources limitées. << Au nom de chacun des éditeurs, nous espérons que ce manuel sera d'une grande utilité pour les cliniciens, le personnel scientifique et les épidémiologistes du monde entier engagés dans la lutte contre le VIH/SIDA >>, a déclaré le Dr Warner Greene, président de l'Academic Alliance Foundation. En offrant une nouvelle expertise globale et en abordant explicitement les défis associés à la prévention et aux soins dans un contexte de ressources limitées, Global HIV/AIDS reflète la sensibilisation croissante en ce qui concerne la nécessité de former des professionnels de la santé, afin de traiter l'épidémie dans les sites où elle se manifeste souvent. Ce manuel propose : les conseils et les réalités actuelles concernant la gestion du VIH/SIDA, par région géographique ; la capacité de diagnostiquer les manifestations du SIDA en les comparant à des images cliniques en couleur ; des tableaux permettant au praticien de réunir, de comparer et d'examiner rapidement les données essentielles. << Très facile à lire et condensé tout en étant suffisamment complet pour répondre à la plupart des questions que les cliniciens se posent dans leur combat quotidien pour offrir des soins optimaux aux victimes du VIH. >> (Journal of the American Medical Association) La somme des antécédents et de l'expérience des rédacteurs est tout simplement remarquable et constitue un << Who's who >> des experts mondiaux en médecine du VIH et du SIDA. Warner C. Greene, M.D., PhD, un chercheur scientifique mondialement connu et expert en virologie et immunologie, est le directeur fondateur et l'investigateur en chef du Gladstone Institute of Virology & Immunology. Il est aussi professeur de médecine, de microbiologie et d'immunologie à l'université de Californie. Le Dr Greene est également un membre fondateur du conseil d'administration de l'Academic Alliance Foundation, et en a récemment été nommé président. Paul A. Volberding, M.D., est considéré comme l'un des experts mondiaux les plus éminents dans le domaine du SIDA. Il est cofondateur de l'une des premières cliniques consacrées au SIDA au début des années 80 au San Francisco General Hospital. Il est actuellement chef des services médicaux du San Francisco Veterans Affairs Medical Center et membre de l'AAF Scientific Advisory Board. Merle A. Sande, M.D., fut aussi l'un des plus éminents experts du VIH/SIDA et fut l'un des principaux architectes des programmes SIDA à San Francisco et dans l'état de Californie de 1981 à 96. Le Dr Sande fut le co-fondateur et le président (Emeritus) de l'AAF. Sa longue carrière dévouée à la lutte contre le fléau du VIH/SIDA et des maladies infectieuses dans le monde entier s'est achevée avec son décès le 14 novembre 2007. Joep Lange, M.D., a joué un rôle important dans la création et le développement des soins cliniques prodigués aux patients VIH/SIDA dès 1982. Il est actuellement président de l'International AIDS Society, professeur de médecine à l'AMC Center for Poverty Related Communicable Diseases et un membre de l'AAF Scientific Advisory Board. Ce manuel est dédié aux leaders visionnaires de l'Academic Alliance for AIDS Care in Africa, un modèle pour la recherche et la formation des professionnels de la santé et un outil indispensable dans la lutte contre la pandémie du SIDA. Site Internet : http://www.academicalliancefoundation.org Academic Alliance Foundation
http://fr.biz.yahoo.com/09012008/175/l-academic-alliance-foundation-annonce-la-publication-de-global-hiv.html


09/01/2008 Sarkozy promet à Bono de respecter ses promesses d'aide à l'Afrique
http://fr.news.yahoo.coml
Le président Nicolas Sarkozy a promis mardi au chanteur irlandais Bono qui combat la pauvreté et le sida en Afrique que la France respecterait ses promesses d'aide au développement du continent, a déclaré l'artiste à la presse. "A l'heure actuelle, il est difficile d'imaginer comment la France pourrait respecter la promesse" faite par les huit pays les plus riches du monde (G en 2005, lors du sommet de Gleneagles (Royaume-Uni) de consacrer 25 milliards de dollars par an au développement de l'Afrique d'ici 2010, a déploré le chanteur du groupe U2 à l'issue d'un entretien avec M. Sarkozy. "Je suis ravi de vous dire que le président s'est à nouveau engagé à respecter cette promesse", a poursuivi Bono. "Il m'a dit que ce serait très difficile, que le peuple français n'était pas sourd à la souffrance du continent africain (...) il a dit qu'il avait promis à son propre peuple d'améliorer son avenir mais qu'il était possible de satisfaire les deux objectifs", a également indiqué le chanteur. Le président "m'a assuré qu'il me présenterait un nouveau plan sur la façon dont la France entendait tenir la promesse faite en 2005", a-t-il insisté. Le chanteur, cofondateur de l'association DATA, a également indiqué avoir déploré devant Nicolas Sarkozy que la France ne respectait pas sa promesse de verser sa part au fonds global contre le sida, la tuberculose et la malaria. Selon Bono, la France n'a versé en 2007 que 280 des 300 millions d'euros promis. "Le président m'a promis que (la France) verserait les 20 millions manquants", s'est toutefois réjoui le chanteur. Les ONG, dont celle du chanteur du groupe irlandais, et la Banque mondiale accusent régulièrement les pays industrialisés d'être très en retard sur leurs engagements envers l'Afrique.
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080108/ten-france-afrique-g8-aide-sida-1dc2b55.html

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MessageSujet: Re: revue de presse du 04/01/08   Ven 11 Jan - 22:16

08/01/2008 Sida et hépatite C : le nombre de prisonniers infectés à un niveau alarmant
http://www.cyberpresse.ca
Le nombre de cas de sida et d’hépatite C dans les prisons québécoises atteint des niveaux alarmants. Compte tenu du taux de roulement important dans les centres de détention, des tests de dépistage et du soutien devraient systématiquement être offerts aux gens qui sont incarcérés et qui, dans la majorité des cas, ignorent leur condition. Ces recommandations tombent après une large enquête menée dans les prisons québécoises, un sondage mené pendant six mois sur une base confidentielle, auprès de 1500 détenus de sept centres de détentions provinciaux, un réseau où, grosso modo, 27 000 personnes purgent des peines de moins de deux ans. Plusieurs constats sont décoiffants ; un détenu sur quatre a déclaré avoir consommé de la cocaïne à l’intérieur des murs de la prison - si on ajoute la consommation « en liberté », 80 % des détenus, hommes comme femmes, ont déjà consommé de la cocaïne. Quatre pour cent des détenus ont reconnu avoir pris de la drogue, par injection, pendant leur incarcération, et plus d’une fois sur deux, ont admis avoir partagé leur seringue avec un compagnon d’infortune. Hors des murs, c’est 27 % des détenus et pas moins de 43 % des détenues qui ont déjà touché aux drogues dures. « On n’a pas été surpris par ce qu’on a trouvé. Cela n’a pas changé en 10 ans », observe le Dr Michel Alary, du Centre hospitalier universitaire de Québec, qui dirigeait le projet de recherche. La consommation de drogue est si étroitement liée à la criminalité que les comportements à risque, le partage de seringues, la prostitution, sont fréquents chez ce groupe délinquant. La situation n’est pas meilleure dans les pénitenciers fédéraux, mais le taux de roulement bien inférieur réduit les risques de contagion. « Quand tu vas au pénitencier fédéral, tu rentres moins souvent, tu restes plus longtemps. La clientèle des centres de détention provinciaux, c’est les petits bandits qui commettent des crimes à répétition » résume le médecin. Les détenues sont en moyenne à leur septième séjour en prison, un de plus que les hommes. Mais ces derniers sont incarcérés plus longtemps - leurs peines totalisent 40 mois en moyenne contre 26 mois pour les femmes. Le rapport de recherche, transmis début 2005 au ministère de la Sécurité publique a été obtenu par La Presse en vertu de la Loi sur l’accès à l’information. Coïncidence, la partie de ses conclusions, qui touchent la santé publique, vient tout juste d’être publiée par l’Association médicale canadienne. « Les infections par le VIH et le VHC (le virus de l’hépatite C) constituent un problème de santé publique important dans les prisons, où la prévalence est principalement influencée par un pourcentage élevé d’utilisation de drogue injectables chez les détenus », affirme le groupe de chercheurs. On retrouve 2,3 % de cas de sida chez les détenus masculins et près de 9 % chez les femmes. La corrélation avec l’utilisation des drogues dures est évidente : 7 % des hommes et 20 % des femmes qui touchent à ces drogues sont séropositifs. Moins mortelle mais pas moins grave, l’hépatite C fait carrément des ravages dans la population carcérale ; les hommes sont frappés dans 17 % des cas ; chez les femmes, c’est le double, avec près de 30 %. Encore là, la consommation de drogue par injection est déterminante - selon le sexe, entre 53 et 63 % des consommateurs sont infectés par ce type virulent d’hépatite qui constitue la forme virale la plus dangereuse. La prévalence du virus de l’hépatite C est préoccupante, Ce virus est très résistant et se propage beaucoup plus rapidement que celui du sida, a expliqué à La Presse, Hélène Gagnon, de l’Université Laval, coordonnatrice de l’enquête. Il se transmet par le contact avec du sang contaminé (surtout avec les aiguilles contaminées - tatouage, injection de drogues) et par des rapports sexuels non protégés avec des personnes infectées. Chez les détenues, 42 % se sont déjà prostituées, la moitié d’entre elles avaient des relations non protégées. Chez les prisonniers. la prostitution en liberté s’observe dans 6 % des cas, la plupart du temps sans protection. À l’intérieur des murs, la prostitution est presque absente, avec 1 % chez les hommes, si on se fie au sondage. [...] Transposées sur l’ensemble des 27 000 personnes incarcérées dans les centres de détention provinciaux - des chiffres de mars 2006 -, on estime qu’environ 800 détenus sont séropositifs et environ 4800 ont contracté l’hépatite C. Dans 90 % des cas, les maladies ont frappé en dehors des murs de la prison. Il est généralement admis que le taux d’infection au VIH-sida est 10 fois supérieur en prison que dans l’ensemble de la population. Pour l’hépatite C, la prévalence est de 30 fois supérieure en milieu carcéral.
http://www.cyberpresse.ca/article/20080108/CPACTUALITES/80108262/1019/CPACTUALITES

08/01/2008 Une étude prône la réintégration des jeunes SDF dans la famille
http://www.lemonde.fr
Les enfants et les adolescents devenus récemment SDF devraient être réintégrés au plus vite au sein d'une famille afin d'empêcher cette situation de devenir chronique, conclut une nouvelle étude réalisée aux Etats-Unis. Selon cette étude, les adolescents qui commencent à vivre dans la rue sont plus susceptibles que les autres jeunes d'utiliser des stupéfiants et d'avoir des pratiques sexuelles à risques, mais ces comportements dangereux peuvent être réduits s'ils obtiennent un soutien social et un logement stable. Pour le Dr Rosa Solorio, de l'Université de Californie à Los Angeles (UCLA), pour empêcher les personnes de devenir SDF de manière chronique, il faut s'occuper avant tout des nouveaux SDF. "Dans le passé, on s'occupait des facteurs individuels de risques des jeunes et on les aidait à survivre dans la rue, pas à retrouver un foyer", a-t-elle expliqué dans une interview. Solorio et son équipe, dont les conclusions sont publiées dans l'édition online du Journal of Adolescent Health, a suivi 261 jeunes SDF à Los Angeles pendant deux ans. Ils étaient âgés de douze à vingt ans et avaient quitté leur domicile depuis moins de six mois. Ils sont prédisposés à des comportements à risques parce qu'ils sont vulnérables, inquiets et déprimés, explique Solorio. "Ils peuvent aussi se prostituer en échange de nourriture, d'argent ou de logement. Ils peuvent se lier à n'importe qui parce qu'ils cherchent désespérément des contacts sociaux", dit la chercheuse. A la fin de l'étude, 85% des membres du groupe se sont déclarés sexuellement actifs contre 77% au début de l'étude. Lorsqu'ils se droguaient, les garçons SDF étaient davantage susceptibles d'avoir plusieurs partenaires sexuels. Chez les filles, la toxicomanie incite davantage à des comportements à risques car elles utilisent alors des préservatifs moins souvent que les garçons. Quelque deux millions de jeunes sont SDF aux Etats-Unis, selon Solorio, qui s'emploie maintenant à réintégrer les nouveaux SDF dans leur famille si cela ne présente pas de danger. Ces réintégrations n'étaient pas tentées auparavant parce que l'on tenait pour acquis que les familles ne le souhaitaient pas, dit-elle.
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-33829681@7-37,0.html

07/01/2008 Circoncision : pas d’impact sur le sexe
http://tempsreel.nouvelobs.com
La circoncision n’ a pas d’influence sur le désir et la qualité des rapports sexuels. La circoncision est un acte pratiqué pour des raison religieuses ou médicales. Des découvertes récentes ont prouvé que l'ablation du prépuce était capable de réduire de 60% en moyenne la transmission du virus du SIDA de la femme à l'homme. Cette pratique peut donc contribuer à lutter contre cette épidémie particulièrement en Afrique où l’accès aux préservatifs et aux traitements reste problématique. Plusieurs études ont déjà tenté de rendre compte de l’impact de la circoncision sur la vie sexuelle avec jusqu’à présent des résultats contradictoires. Ces disparités s’expliquent car ces différentes études ont été menées sur des adultes circoncis en raison de problèmes médicaux pouvant parfois générer des douleurs ou des « pannes »indépendantes de l’acte chirurgical en lui-même. Cette fois, les auteurs, qui publient leur article dans le British journal of urology, se sont intéressés à 4500 hommes ougandais sexuellement actifs et sans pathologies recrutés dans le cadre d’une campagne de prévention contre le VIH. La moitié d’entre eux a été circoncis et les deux groupes ont été suivis pendant 24 mois. Durant cette période les médecins ont évalué leur désir et leur performance sexuelle. Les chercheurs n’ont pas relevé de différence significative entre les deux groupes à l’exception du premier contrôle à six mois où les hommes circoncis ont signalé des douleurs lors de la pénétration. Ces dernières ont disparu par la suite. Cette étude va servir à rassurer les hommes à qui l’on propose de se faire circoncire afin de diminuer les risques de contamination par le virus du SIDA.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/sciences/sante/20080107.OBS3907/circoncision__pas_dimpact_sur_le_sexe.html

07/01/2008 HSV2 et VIH : un essai de l'ANRS
http://www.sidanet.asso.fr/
Chez les femmes coïnfectées par le VIH et le HSV2, une étude montre que le valacyclovir sans association à un antirétroviral permet de faire baisser de 0,5 log copies la charge virale. Cette étude a été mise en place au Burkina, sa première phase avait pour but d'évaluer l'effet du valacyclovir sur la présence et la quantité de VIH1 et d'HSV2 dans le plasma et les sécrétions génitales. Les femmes (16 à 50 ans), avaient un taux de CD4 moyen à 446 et une charge virale moyenne à 4,44 log copies. Selon les recommandations de l'OMS, elles n'étaient pas éligibles pour un traitement antirétroviral. Avant randomisation, une mesure de l'excrétion virale de HSV2 a montré que la plupart étaient infectantes alors qu'elles n'avaient pas de signes de lésions génitales. La seconde phase de l'étude a eu lieu après randomisation. La moitié des 148 femmes a reçu du valacyclovir à la dose de (500 mg/j) pendant douze semaines, les autres recevant du placebo. Ont été mesurés : ARN VIH dans les sécrétions génitales, ARN VIH plasmatique et ADN HSV2 au niveau vaginal. Le valacyclovir n'a pas fait baisser la proportion de femmes chez qui, au moins une fois au cours du suivi, il existait une excrétion génitale de VIH1. Néanmoins, il a contribué à une réduction significative de la fréquence d'excrétion génitale de 40 % et la quantité de virus présente au sein des sécrétion s'est abaissée (– 0,29 log copies). Avec le traitement actif, la quantité moyenne d'ARN VIH1 plasmatique a été abaissée de 0,52 log copies. En outre, cet effet sur la charge virale semble s'améliorer avec le temps : baisse de 0,09 log copies de la charge virale. Enfin, le valacyclovir a permis une baisse nette de l'excrétion d'HSV2 au niveau génital.
http://www.sidanet.asso.fr/webapps/komplete/index.php?KTURL=mod_quotimed.html&page=70

07/01/2008 Voie intradermique : un vaccin candidat VIH
http://www.sidanet.asso.fr/
Un candidat vaccin anti-VIH utilisable par voie intradermique et mis au point par l'ANRS a donné des résultats encourageants chez 68 volontaires sains. L'immunogénicité du vaccin, mélange de quatre lipoprotéines, a été qualifiée de très bonne. La voie intradermique paraît aussi très prometteuse puisque, pour une réponse immunitaire comparable à celle obtenue par injection intramusculaire, la quantité de vaccin était cinq fois moindre. Les volontaires ont reçu soit la voie ID (3 injections de lipopeptides à 0, 4 et 12 semaines), soit la voie IM du vaccin. Au total, 57 % des volontaires du groupe ID contre 37 % de ceux du groupe IM ont présenté une réponse CD8 contre au moins un des peptides du VIH. La voie ID pourrait permettre de limiter les besoins en vaccin puisque les doses utilisées sont moindres.
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07/01/2008 Darunavir : AMM conditionnelle
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Le darunavir est un nouvel antirétroviral de la classe des IP qui a obtenu en mars une AMM conditionnelle en administration boostée et en association avec d'autres antirétroviraux dans le traitement des infection par le VIH1 chez les adultes lourdement prétraités après échec d'une ligne thérapeutique contenant au moins un IP. Cette autorisation est fondée sur les résultats obtenus dans plusieurs essais cliniques – notamment POWER 1 et 2 – et une métaanalyse POWER 3 d'essais non contrôlés. Ces travaux ont démontré l'efficacité de la nouvelle IP boostée puisqu'elle permet une baisse d'au moins un log de la charge virale chez trois fois plus de patients que le placebo, et le virus devient indétectable chez un pourcentage de patients trois fois supérieur.
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07/01/2008 Une action sur la protéine gp41 du VIH : un inhibiteur naturel de l'entrée
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CERTAINS individus seraient plus à même de lutter contre l'infection par le VIH en raison de la présence dans leur sang d'un inhibiteur naturel de l'entrée du virus dans les cellules. Le peptide Virip (Virus-Inhibitory Peptide) interagirait sur la protéine virale de fusion gp41 du VIH1, y compris lorsque les souches sont résistantes aux antirétroviraux actuellement disponibles. Ce peptide de 20 acides aminés est en fait un fragment de l'alpha 1-antitrypsine, l'inhibiteur de la sérine protéase le plus répandu dans la circulation. In vivo, Virip inhibe l'infection cellulaire de toutes les souches de VIH1 indépendamment de leur sous-type ou de leur liaison avec un corécepteur. En outre, une modification légère de la structure du peptide majore son effet antirétroviral. Des études fonctionnelles et structurelles ont établi que Virip se lie spécifiquement au peptide de fusion gp41 et qu'il inhibe son insertion dans la membrane cellulaire cible. La région du gp41 exposée après contact pourrait représenter une nouvelle cible thérapeutique. In vitro le risque de résistance viral au Virip est très limité et le peptide se révèle particulièrement stable et non cytotoxique lorsqu'il est présent dans le plasma. L'absence de toxicité de Virip et de certains de ses dérivés a d'ailleurs été confirmée chez l'animal.
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MessageSujet: Re: revue de presse du 04/01/08   Sam 12 Jan - 19:37

qdm Journal8287
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Le VIH se sert de plus de 250 protéines humaines

Des cibles thérapeutiques potentielles

Le VIH se sert de plus de 250 protéines humaines

Pour infecter l'hôte humain et s'y propager, le VIH1 doit exploiter de nombreuses fonctions cellulaires de l'hôte. Une équipe de Harvard vient d'identifier, à travers un criblage génomique fonctionnel par ARN interférents (siRNA), 273 protéines humaines requises pour l'infection par le VIH1. Ces protéines, qui interviennent dans une vaste gamme de fonctions cellulaires, représentent des cibles potentielles pour de futures thérapies anti-VIH.

DE NOTRE CORRESPONDANTE

DOTÉ DE seulement 9 gènes codant pour 15 protéines, le VIH1 prend possession du système immunitaire humain et l'exploite pour s'exprimer et se propager.
Mais puisque le virus a besoin d'exploiter certaines fonctions cellulaires de l'hôte pour l'infecter efficacement, une approche thérapeutique vise à cibler les protéines de l'hôte indispensables au cycle viral, également nommées facteurs de dépendance du VIH (ou FDV).
«Les médicaments antirétroviraux actuels font du bon travail pour garder les patients en vie, explique, dans un communiqué, le Pr Stephen Elledge, du département de génétique de la Harvard Medical School à Boston, qui a dirigé ce travail. Mais ces thérapies souffrent toutes du même problème, qui est le développement de la résistance. Aussi, nous avons décidé de suivre une approche complètement différente, qui consiste à cibler les protéines humaines exploitées par le virus .»
L'avantage de cette approche est qu'il serait fort difficile aux virus de développer une résistance à des médicaments ciblant les protéines cellulaires, car il leur faudrait développer également une nouvelle capacité, et pas simplement muter un site de fixation au médicament.

Un criblage génomique. Au cours des deux dernières décennies, 36 facteurs de l'hôte requis pour l'infection par le VIH ont été identifiés, mais la liste était loin d'être exhaustive.

L'équipe du Pr Elledge a donc réalisé un criblage à l'échelle génomique afin d'identifier l'ensemble des facteurs de dépendance du VIH.
«C'est le premier criblage génomique des protéines humaines requises par le VIH», souligne le Dr Abraham Brass, premier signataire de ce travail publié dans « Science ». «Etant donné notre méthode, certaines protéines ont pu nous échapper, mais la majorité de celles trouvées ont de grandes chances de jouer un rôle dans la propagation du VIH .»
L'équipe a utilisé une librairie de petits ARN interférents (short interfering RNA, siRNA) qui ciblent des gènes humains spécifiques, chaque siRNA supprimant la capacité d'un gène à produire une protéine particulière.
Pour décrire grossièrement le procédé de criblage par interférence ARN, les petits ARN (siRNA) ont été placés sur des milliers de cellules humaines cultivées sur des plaques à puits. Un seul gène est ciblé dans chaque puits de cellules, autrement dit, chaque puits contient des cellules dépourvues d'une protéine particulière. Les cellules sont ensuite exposées au VIH. Si la réplication du VIH est inhibée dans un puits, cela suggère que la protéine manquante est requise pour la réplication.
Ce criblage a permis d'identifier 273 protéines humaines requises pour la réplication du VIH1, dont seulement 36 avaient été jusqu'ici impliquées dans le cycle du VIH1.
Ces protéines participent à une large gamme de fonctions cellulaires et mettent en lumière de nouvelles voies dans le cycle de réplication virale. Ainsi, par exemple, des analyses supplémentaires ont révélé le rôle jusque-là ignoré de deux protéines de transport rétrograde du Golgi (Rab6 et Vps53) dans l'entrée virale, le rôle d'une karyophérine (TNPO3) dans l'intégration virale et le rôle du complexe Médiateur (Med28) dans la transcription virale.

Les fonctions requises pour le cycle viral. Les cellules immunes ciblées par le VIH contiennent de fortes concentrations de bon nombre des 273 protéines humaines. «Cela suggère que le virus évolue dans les cellules de l'hôte capables d'effectuer de façon optimale les fonctions requises pour leur cycle viral », notent les chercheurs.

«Nous nous approchons d'une compréhension du VIH à un niveau de systèmes», laisse entrevoir le Dr Elledge. «Nous pourrions peut-être être en mesure de modifier légèrement diverses parties du système afin de supprimer la propagation virale sans rendre malades nos propre s cellules.»

> Dr VERONIQUE NGUYEN

« Science Express », 10 janvier 2008, Brass et coll.

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MessageSujet: Re: revue de presse du 04/01/08   Sam 12 Jan - 21:05

Bénin: à Ouidah, le docteur Esprit guérit tout... "même le sida"

Agence France-Presse - décembre 5, 2007
Isabelle Ligner
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OUIDAH (Bénin), 5 déc 2007 (AFP) - Face au temple vaudou des pythons sacrés de Ouidah (sud du Bénin), le docteur "Esprit", médecin traditionnel et patron de la clinique "La Lumière", affirme guérir ses malades de tout, "même du sida".
De son vrai nom Luc Yehouenongan Ahidazana, 52 ans, qui porte toque et boubou, se présente comme docteur, tradi-thérapeute et... médium.
Il affirme avoir commencé à 8 ans à apprendre à soigner par les plantes et aussi qu'il a toutes les autorisations du ministère de la Santé, qui dispose lui-même d'un département de médecine traditionnelle.
"Je connais les plantes et leur pouvoir, je peux tout soigner", dit-il. Le "docteur" prescrit ainsi, et vend, du "viagra naturel, sans effets secondaires et régulant la fonction sexuelle chez un homme et une femme de plus de 80 ans", du "tonic de vie" (boisson "rajeunissante") et du "savon-anti-douleurs" pour "toutes les maladies".
Interrogé sur son "traitement" pour les patients atteints du VIH-sida, le "docteur Esprit" explique "qu'aucune maladie ne peut résister aux plantes".
"Pour le sida, il y a aussi des mélanges de plantes que je connais, mais, pour qu'ils soient efficaces, il faut arrêter les traitements de médicaments (ARV, anti-rétroviraux)", ajoute-t-il.
Si les ARV sont gratuits depuis 2004 au Bénin, la médecine traditionnelle est en revanche payante, éventuellement en poulets.
"Nous avons beaucoup de problèmes de personnes qui abandonnent les ARV parce qu'un sorcier leur a dit de le faire", accuse Paula Soglo de Suza, une infirmière chargée de la prise en charge des séropositifs à l'hôpital de Ouidah (40 km à l'ouest de Cotonou). Les thérapies ARV sont quand même suivies à 90%, selon elle.
"Les patients, particulièrement en zone rurale, croient au pouvoir du médecin traditionnel qui mélange vaudou et savoir sur les plantes", souligne-t-elle aussi.
"Il est plus facile pour eux de croire qu'on leur a jeté un sort et il est aussi plus pratique de +consulter+ au village que de faire 60 à 80 km pour venir à l'hôpital prendre leurs ARV une fois par mois", explique-t-elle.
Lorsque des patients sont "perdus de vue", en clair qu'ils ne viennent pas prendre leur traitement pendant trois mois d'affilée, un infirmier enfourche sa moto pour aller les relancer. "Parfois, il se retrouve à devoir parlementer avec le sorcier ou la famille qui fait confiance à la médecine traditionnelle", déplore l'infirmière.
"C'est comme dans toutes les professions, il y a des gens sérieux et d'autres pas", argumente Kendorou Avlessi, un autre médecin traditionnel, à Comè (70 km à l'ouest de Cotonou): "moi, quand je vois qu'une maladie, comme le sida, n'est pas à ma portée, je réfère le patient à l'hôpital".
D'autres traditions ont la vie dure et contribuent à propager le VIH-sida, souligne Pierrette, une quadragénaire volontaire de l'ONG locale Grapesab. Elle arpente marchés et villages pour faire de la prévention et de l'information.
"Les gens utilisent par exemple les mêmes lames pour faire des scarifications traditionnelles. Ou encore quand un homme meurt, on ne se pose pas la question de savoir s'il est mort du sida, et on donne son épouse, qui est peut-être séropositive, à son petit frère", dit-elle.
"Il faut que les médecins traditionnels soient responsables et il faut que les gens réagissent, se dépistent et suivent les traitements ARV sans écouter les charlatans", insiste-t-elle.
"Autrefois on disait sida égale mort, maintenant on a dépassé cette équation-là. Or, en suivant les guérisseurs irresponsables, on risque de bousiller sa vie", conclut-elle.
071205
AF071269_FR

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