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 FEMMES/SIDA/FRANCE/ETAT DES LIEUX 250208

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maya

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MessageSujet: Re: FEMMES/SIDA/FRANCE/ETAT DES LIEUX 250208   Mar 26 Fév - 11:09

Société - Article paru
le 25 février 2008

FEMMES SEROPOSITIVES/FRANCE

Isolées, précarisées, parfois poussées jusqu’au suicideAvec les traitements plus lourds, elles vivent de plein fouet les inégalités sociales.

« On peut avoir un avenir, des enfants, mais avec le VIH toutes les difficultés des femmes dans la société sont démultipliées. » La comédienne Charlotte Valandrey sait de quoi elle parle. Séropositive depuis vingt ans, elle était invitée à prendre la parole mardi 19 février au colloque sur les femmes et le sida à l’Assemblée nationale. Seule femme publique à avoir révélé sa séropositivité, elle lutte depuis quelques années pour faire sortir les femmes séropositives de l’invisibilité dans laquelle elles sont enfermées.
Dans le numéro de Médecine sciences, le bilan des recherches permet de mieux comprendre les difficultés des femmes vivant avec le VIH, mais aussi de quelle manière mieux orienter la politique de prévention. Comme dans la population générale, les femmes séropositives sont moins diplômées et moins qualifiées que les hommes séropositifs. Elles ont également moins accès à l’emploi et subissent plus fortement la précarité. Côté vie affective et image de soi, les femmes, au cours de la maladie à VIH, se retrouvent de plus en plus seules, surtout après cinquante ans. Le taux de vie en couple, à âge égal, est de 60 % pour les personnes hétérosexuelles vivant avec le VIH, contre 80 % pour la population générale.
Concernant l’activité sexuelle, celle de la population séropositive est beaucoup plus faible que la population générale, mais les hommes ont plus de partenaires occasionnelles. Les effets secondaires des traitements sont également plus sévères pour les femmes. Les lipodystrophies, (accumulation de graisse sur certaines parties du corps) sont le plus souvent très mal vécues. Conséquences terribles : une femme séropositive sur cinq a attenté à sa vie. Les tentatives de suicide concernent 27 % des femmes et 19 % des hommes infectés, contre respectivement 9 % et 6 % dans la population générale. Pourtant, tout n’est pas noir. Tous les couples ne se défont pas, la maternité est aujourd’hui possible, et des femmes notamment originaires d’Afrique parviennent à utiliser aux mieux ce qui leur est offert en France. L’accès à l’école puis à un travail, donc à une meilleure intégration sociale, leur permet de contourner voire de résister et de négocier par exemple l’utilisation du préservatif lors d’un rapport sexuel.
M. D.



http://www.humanite.fr/2008-02-25_Societe_Isolees-precarisees-parfois-poussees-jusqu-au-suicide

société
L’invisibilité des femmes séropositives

Sida . Alors que l’épidémie touche de plus en plus les femmes, la recherche a trop longtemps négligé leur spécificité. Un colloque à l’Assemblée a tenté de remédier à cette lacune.

L’invisibilité des femmes dans l’épidémie de sida est au départ historique. Au début des années 1980, ce sont les hommes, des homosexuels, qui sont les premières victimes. De ce fait, la perception même de l’épidémie s’enferme dans des catégories : celles des groupes à risque adoptant des conduites à risque, avec la discrimination et le rejet qui en découlent pour les homosexuels, les toxicomanes, les prostitués… Et quand il s’agit de femmes qui se prostituent, la stigmatisation est double.
Très vite pourtant, le sida s’étend dans l’ensemble des populations. Mais les femmes infectées disparaissent encore derrière la catégorie « femmes hétérosexuelles ». Les chiffres pourtant parlent d’eux-mêmes : 48 % des personnes vivant avec le VIH dans le monde sont des femmes. Dans certaines régions du monde comme en Afrique subsaharienne, près de 60 % des séropositifs sont des femmes et des jeunes filles. En France, 33 % des nouveaux diagnostics en 2005 concernaient les femmes… « Faut-il une stricte égalité de l’épidémie ? s’interroge Delphine Moreau, de la commission Femmes à Act Up Paris, pour qu’enfin on s’intéresse à la spécificité des femmes touchées par l’épidémie ? » La réponse semble être dans la question.
Pour la première fois, une synthèse, intitulée « Les femmes et le sida en France », initiée par l’Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS) et parue sous forme de numéro spécial du magazine Médecine sciences de mars 2008, fait le point sur l’ensemble des recherches en sciences sociales, en intégrant la question du genre, donc des spécificités des femmes face à la maladie. Mardi 19 février, des chercheurs, des représentants associatifs mais aussi des élus se sont réunis au Palais Bourbon, sous l’égide de Marie-George Buffet, nouvelle présidente du groupe d’études sur le sida à l’Assemblée nationale, autour de la parution de cette synthèse.
Principal enseignement : ce ne sont pas pour des raisons biologiques, comme on l’a longtemps cru, que les femmes sont plus vulnérables à l’épidémie mais bien pour des raisons de déterminismes sociaux. « Si les femmes sont plus touchées, ce n’est pas parce que ce sont des femmes au sens biologique du terme, mais parce que leur sexualité s’exerce dans un contexte marqué par de nombreuses inégalités », précise Nathalie Bajos, sociologue et directrice de recherche à l’INSERM. Des inégalités d’accès à l’emploi, à l’éducation, aux responsabilités politiques mais aussi dans la vie domestique : « Ce sont ces inégalités qui sont à l’origine des vulnérabilités des femmes face à l’infection. »
Dans l’étude sur les comportements sexuels en France rendue publique en mars 2007, Nathalie Bajos, au côté de Michel Bozon, de l’INED, démontrait déjà que si les comportements sexuels tendaient à se rapprocher entre femmes et hommes, les représentations sociales de la sexualité des deux sexes évoluaient peu. Pour résumer, les femmes ont besoin d’amour voir de conjugalité dans l’acte sexuel tandis que les hommes satisferaient plus souvent un besoin dit « naturel ».
Ces normes et ces représentations participent à un cumul de vulnérabilité important à prendre en compte pour une politique de prévention adaptée aux femmes. Approche qui impose, comme le souligne Nathalie Bajos, « de sortir du misérabilisme qui entoure encore trop souvent le discours sur les femmes. Jouer sur le contexte social des femmes, c’est jouer aussi sur la sexualité, outil d’amélioration de la prévention. »
Maud Dugrand
http://www.humanite.fr/2008-02-25_Societe_L-invisibilite-des-femmes-seropositives
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