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 Rechercher un vaccin antisida

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maya

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MessageSujet: Rechercher un vaccin antisida   Mer 5 Mar - 2:50

Rechercher un vaccin antisida

Au cours des 25 années écoulées depuis la découverte du VIH, les chercheurs ont fait beaucoup de progrès dans la lutte contre le sida. Une avancée notoire fut la mise au point des médicaments faisant partie des multithérapies antirétrovirales. Ces traitements contribuent à prolonger la survie des personnes vivant avec le VIH qui y ont accès et qui réussissent à rester fidèles à leur traitement.

Même si la crise du sida est largement considérée comme un problème touchant les pays à faible et à moyen revenu, particulièrement en Afrique subsaharienne, le VIH ne cesse pour autant de se propager dans les pays riches d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord. Comme c’est le cas de plusieurs maladies infectieuses, un vaccin capable de prévenir la transmission du VIH serait idéal. D’où les efforts déployés par les chercheurs depuis le tout début de l’épidémie pour créer un vaccin.

Cependant, malgré de nombreux essais cliniques et la mise à l’épreuve d’une trentaine de vaccins anti-VIH potentiels, tous ont échoué. Comme la conception, la fabrication et l’évaluation d’un vaccin expérimental exigent plusieurs années d’effort et de travail, la multiplication des échecs est décourageante.

Mis au défi par la complexité
Il y a plusieurs raisons pour lesquelles il est tellement difficile de créer un vaccin contre le VIH. En premier lieu, ce virus est comme nul autre dans la mesure où il s’attaque à l’ensemble des défenses du corps contre les germes : le système immunitaire. De plus, ce que nous appelons le système immunitaire est en réalité un réseau complexe d’organes, de tissus et de cellules répandus partout dans le corps. Personne ne comprend intégralement le fonctionnement de ce réseau. Quand le VIH se met de la partie, on a tous les ingrédients d’un gros casse-tête.

Les nombreux échecs qui jonchent le chemin menant à la découverte d’un vaccin anti-VIH devraient quand même servir de point de départ aux immunologistes. Ces derniers pourraient examiner et repenser en profondeur les stratégies passées et actuelles en matière de vaccins. Il est peut-être temps qu’ils revoient des recherches qu’ils pourraient avoir oubliées, négligées ou esquivées dans la course au vaccin antisida. Un tel exercice pourrait dégager des indices d’une réponse immunitaire efficace contre le VIH, ce qui encouragerait des recherches nouvelles dans ce domaine.

Nous résumons ci-dessous quelques défis que les concepteurs de vaccins anti-VIH doivent relever, ainsi que des pistes de recherche qui pourraient leur être utiles.

Avec les cellules T, le timing est tout
Dans les cas d’infection au VIH ou au VIS (virus d’immunodéficience simienne), les cellules T CD8+— principales cellules anti-infectieuses du système immunitaire—sont capables d’attaquer les cellules produisant du virus et de réduire la quantité de virus dans le sang. Toutefois, ces cellules sont incapables d’empêcher le VIH (ou le VIS) de passer des muqueuses dans les ganglions et tissus lymphatiques qui tapissent l’intestin, lieu de résidence de la plupart des cellules T.

Malgré cette limitation, les concepteurs de vaccins ont mis l’accent sur la stimulation des cellules CD8+ dans l’espoir qu’elles répondent à l’invasion virale. Cependant, plusieurs équipes de recherche ont découvert que le système immunitaire mettait trop de temps, soit deux à trois semaines, à mobiliser des cellules CD8+ assez nombreuses pour maîtriser le VIH. De plus, les quelques cellules qui sont prêtes à combattre le VIH ont une capacité de lutte limitée. Ainsi, les vaccins qui dépendent des cellules CD8+ pour prévenir l’infection par le VIH pourraient être inefficaces, comme les expériences de laboratoire et sur les singes le laissent croire. D’autres équipes de recherche ont tâché d’inciter les vaccins anti-VIH à stimuler les anticorps qui attaquent et neutralisent le VIH.

Les anticorps—trop peu, trop tard?
Les résultats d’expériences menées sur des singes délibérément infectées par le SIV laissent croire que tout vaccin fondé sur la stimulation des anticorps aurait besoin de déclencher une production massive d’anticorps par le système immunitaire. Il faudrait que cette production d’anticorps ait lieu rapidement, soit dans les six heures suivant l’exposition au SIV, pour être efficace. De plus, il faudrait que le vaccin soit capable de maintenir un taux élevé d’anticorps neutralisants pour que l’infection au VIS ou au VIH soit maîtrisée.

La production d’anticorps et de cellules CD8+ ayant la faculté de s’attaquer à un germe spécifique, tel le VIH, dépend d’une partie du système immunitaire appelée immunité adaptative. Ce genre d’immunité met du temps à atteindre un niveau suffisamment élevé pour maîtriser une infection. Ainsi, il est peu probable que les vaccins anti-VIH fondés sur la stimulation des anticorps soient capables d’étouffer rapidement le VIH.

Que faire donc?
Toute réponse immunitaire idéale serait déclenchée dans l’espace de quelques secondes ou minutes après l’exposition au VIH. Nous savons que le système immunitaire est capable de réagir rapidement; c’est ce qui s’observe chez les gens qui ont une réaction allergique rapide à certains aliments ou au venin d’un insecte. Si un vaccin anti-VIH était capable d’exploiter une telle réponse immunitaire, ça pourrait être utile. Toutefois, jusqu’à présent, les concepteurs de vaccins ne se sont pas concentrés sur ce genre d’approche.

Un système de défense ancien
Une partie du système immunitaire s’est développée il y a plusieurs millions d’années. Il s’agit de l’immunité innée. Ce système de défense repose sur la reconnaissance de particularités structurelles dans les germes qui les font paraître différents des cellules du corps. Cela permet au système immunitaire de répondre rapidement aux germes envahisseurs.

Analyser en profondeur les complexités de l’immunité innée dépasse la portée du présent article. Cependant, on peut dire que ce type d’immunité dépend partiellement des cellules tueuses naturelles, des macrophages et des cellules dendritiques, entre autres. Jusqu’à présent, la plupart des recherches sur le VIH ont mis l’accent sur les cellules T et les cellules B. Il est clair que les chercheurs devront rectifier le tir s’ils espèrent exploiter le pouvoir de l’immunité innée.

Mystère des muqueuses
Habituellement, le premier contact du VIH avec le système immunitaire a lieu dans les tissus humides des muqueuses, surtout celles de l’anus, du pénis et du vagin. L’immunité muqueuse s’est développée pour protéger ces sites. Cette dernière se comporte quelque peu différemment des composantes du système immunitaire dans le reste du corps. Des recherches visant à élucider l’interaction entre l’immunité muqueuse et le VIH sont donc cruciales. Malheureusement, personne n’aime se faire prélever des échantillons de tissus muqueux aux fins de la recherche, donc la découverte des mystères que recèle cette partie du corps progresse lentement.

Exposé mais séronégatif
Des chercheurs œuvrant dans des laboratoires de Winnipeg, Nairobi, Milan, Toronto et Stockholm ont trouvé qu’un très faible nombre de personnes ayant subi une exposition sexuelle au VIH s’étaient débrouillées pour demeurer séronégatives. Les chercheurs ont cependant décelé des traces de l’exposition au VIH dans le système immunitaire de ces personnes, particulièrement au niveau des muqueuses. Des recherches sur les mécanismes qui auraient permis à ces personnes d’esquiver le VIH pourraient s’avérer utiles à la conception d’un vaccin.

Approche critiquée
Les National Institutes of Health américains (NIH - Bethesda, Maryland) se regroupent pour former le plus grand centre de financement et de recherche biomédicale du monde. Les NIH dépensent environ 600 $ millions chaque année pour la recherche d’un vaccin anti-VIH. Environ le tiers de cet argent contribue à la mise au point et à l’évaluation de vaccins potentiels.

Lors de la récente Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI), tenue du 3 au 6 février 2008 à Boston, les recherches sur les vaccins anti-VIH ont été examinées à la loupe. Le Dr Ron Desrosiers, chef du New England Primate Research Center, a souligné les problèmes liés à l’approche de recherche préconisée actuellement par les NIH, affirmant qu’ « aucun [vaccin anti-VIH] en voie de développement à l’heure actuelle n’a une chance raisonnable de réussir. »

Le Dr Desrosiers ne fut pas le seul chercheur chevronné à contester l’approche des NIH. Le Dr Neal Nathason, expert en virologie et ancien chef du bureau de recherche sur le sida des NIH, a exprimé des préoccupations semblables à la CROI. D’après les deux scientifiques, au lieu de poursuivre des essais sur des vaccins qui sont probablement voués à l’échec, on devrait réaliser plus d’études pour comprendre le système immunitaire et son interaction avec le VIH. (Nos lecteurs devraient noter qu’aucune équipe de recherche n’a déterminé quelle réponse immunitaire idéale serait nécessaire pour protéger le corps contre l’infection par le VIH.)

Réunion au mois de mars
En janvier 2008, le Dr Desrosiers et 13 autres chercheurs ont signé une lettre destinée au Dr Anthony Fauci, chef des National Institutes of Allergy and Infectious Diseases (NIAID, volet des NIH). La lettre articulait leurs préoccupations concernant les priorités de recherche des NIH en ce qui a trait aux vaccins anti-VIH. En réponse à cette lettre, les NIH tiendront une réunion d’une journée le 25 mars 2008, à Bethesda, pour examiner la portée et l’équilibre des leurs activités de recherche en matière de vaccins anti-VIH. Les yeux de la planète seront donc rivés sur les NIAID pour voir si les recherches américaines dans ce domaine peuvent être sauvées.

Ne jamais baisser les bras
Il reste beaucoup de travail à faire pour comprendre le système immunitaire et découvrir des façons de le protéger contre le VIH. Étant donné la complexité de la tâche, de nombreuses années d’effort seront nécessaires pour y parvenir. À moins d’une percée importante, il est probable qu’un vaccin antisida efficace se fera attendre pendant une décennie encore, sinon plus longtemps. Le Dr Anthony Fauci le disait ainsi dans un rapport récent publié dans le New England Journal of Medicine :

« La cruelle vérité, c’est que nous devons accepter la possibilité qu’il y n’ait jamais de vaccin contre le VIH. Les gens ont peur de le dire parce que cela donnerait l’impression que nous baissons les bras. C’est faux. Nous allons poursuivre cette lutte avec autant d’agressivité et d’énergie que depuis toujours. Mais il y a la possibilité—claire et définitive—que ce soit le cas.”

Au Canada
Le gouvernement canadien s’est joint à la Fondation Bill et Melinda Gates pour créer un partenariat visant à renforcer la contribution du Canada à la recherche d’un vaccin antisida. Ce partenariat porte le nom d’Initiative canadienne de vaccin contre le VIH (ICVH). Il regroupe des ministères et des agences importants—Agence de la santé publique du Canada, Santé Canada, Agence canadienne de développement international et Industrie Canada—ainsi que l’agence de recherche canadienne par excellence, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC). Pour en savoir plus sur l’ICVH, visitez son site Web à l’adresse :

http://www.chvi-icvv.gc.ca/index-fra.html

Entre-temps…
Puisqu’il est probable qu’aucun vaccin ne verra le jour dans un proche avenir, la pandémie du VIH continuera de suivre son cours, d’où l’importance de renforcer les recherches sur la prévention. Dans les pays à revenu élevé, il faut explorer, améliorer et évaluer sur le terrain toute une panoplie d’activités tenant compte des facteurs suivants :

* messages sur le sécurisexe;
* prévention et traitement des dépendances;
* sensibilisation du public aux problèmes de santé mentale;
* facilitation de l’accès aux traitements contre les maladies mentales;
* réduction des méfaits;
* extension des programmes de dépistage du VIH;
* prophylaxie post-exposition;
* prophylaxie pré-exposition;
* mise au point et évaluation des microbicides;
* éducation à la prévention des infections transmises sexuellement;
* mobilisation communautaire et renforcement des capacités.

—Sean R. Hosein

RÉFÉRENCES :

1. Andersson J. HIV after 25 years: how to induce a vaccine. Journal of Internal Medicine. 2008 Mar;263(3):215-7.

2. Sekaly R-P. The failed HIV Merck vaccine study: a step back or a launching point for future vaccine development. Journal of Experimental Medicine. 2008 Jan 21;205(1):7-12.

3. Steinbrook R. One step forward, two steps back—will there ever be an AIDS vaccine? New England Journal of Medicine. 2007 Dec 27;357(26):2653-5.

4. Reynolds MR, Rakasz E, Skinner PJ, et al. CD8+ T-lymphocyte response to major immunodominant epitopes after vaginal exposure to simian immunodeficiency virus: too late and too little. Journal of Virology. 2005 Jul;79(14):9228-35.

5. Rollman E, Smith MZ, Brooks AG, et al. Killing kinetics of simian immunodeficiency virus-specific CD8+ T cells: implications for HIV vaccine strategies. Journal of Immunology. 2007 Oct 1;179(7):4571-9.

6. Janeway CA and Medzhitov R. Innate immune recognition. Annual Review of Immunology. 2002;20:197-216.

7. Larke N, Im E-J, Wagner R, et al. Combined single-clade candidate HIV-1 vaccines induce T cell responses limited by multiple forms of in vivo immune interference. European Journal of Immunology 2007 Feb;37(2):566-77.

8. Iqbal SM and Kaul R. Mucosal innate immunity as a determinant of HIV susceptibility. American Journal of Reproductive Immunology. 2008 Jan;59(1):44-54.

9. Lo Caputo S, Trabattoni D, Vichi F, et al. Mucosal and systemic HIV-1-specific immunity in HIV-1-exposed but uninfected heterosexual men. AIDS. 2003 Mar 7;17(4):531-9.

10. Castelletti E, Lo Caputo S, Kuhn L, et al. The Mucosae-Associated Epithelial Chemokine (MEC/CCL28) Modulates Immunity in HIV Infection. PLoS ONE. 2007 Oct 3;2(10):e969.

11. Fellay J, Shianna KV, Ge D, et al. A whole genome association study of major determinants for host control of HIV-1. Science. 2007 Aug 17;317(5840):944-7.

12. Lackner AA and Veazey RS. Current concepts in AIDS pathogenesis: insights from the SIV/macaque model. Annual Review of Medicine. 2007;58:461-76.

13. Rappuoli R. Bridging the knowledge gaps in vaccine design. Nature Biotechnology. 2007 Dec;25(12):1361-6.

14. Piacentini L, Fenizia C, Naddeo V and Clerici M. Not just sheer luck! Immune correlates of protection against HIV. Vaccine. 2008 (in press).

15. Jaffe HW, Valdisseri RO and De Cock KM. The reemerging HIV/AIDS epidemic in men who have sex with men. JAMA 2007 Nov 28;298(20):2412-4.

16. Hirbrod T, Reichard C, Hasselrot K, et al. HIV-1 neutralizing activity is correlated with increased levels of chemokines in saliva of HIV-1-exposed uninfected individuals.
Current HIV Research. 2008 Jan;6(1):28-33.

source : Nouvelles CATIE –

17. National Institutes of Allergy and Infectious Diseases. NIAID AIDS vaccine research subcommittee meeting postponed. Press release 15 February 2008
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thierry



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MessageSujet: Re: Rechercher un vaccin antisida   Jeu 6 Mar - 0:12

Bonsoir Maya,

Une tite question, et les vaccins thérapeutiques, visant à restaurer le systéme immunitaire des personnes séropositives, tu en penses quoi ? tu as des infos la dessus ?

Merci

Amicalement

Thierry
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MessageSujet: Re: Rechercher un vaccin antisida   Jeu 15 Mai - 14:14

bonjour thierry
question que je me pose également, j'ai beau chercher des infos je n'en trouve pas ou alors en anglais!
maya tu as peut être une piste toi?
suis seros depuis 15 ans sans traitement, j'ai entendu parler du projet GRIV soutenu par Sidaction, le labo recrute des candidats "recherche vaccin" dits progresseurs lents, cad + de 10 vih cd4>500 d'origine caucasienne, et moi pas parisienne Crying or Very sad
je suis dans la catégorie génétique des migrants et français d'outre mer sun
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MessageSujet: Re: Rechercher un vaccin antisida   Jeu 15 Mai - 17:41

Non rien de probant à ce jour à ma connaissance, pardon thierry ton post m'avait echappé.
griv existe depuis 95 (pour entrer dedans il faut 8 ans de vih et etre causasien c pas parisien hotmama ;-) juste blanc en gros...
voir les constats de griv à ce jour :
http://www.griv.org/index_fr.php?index=etat
je crois qu'avec le temps la therapeutique va s'ameliorer encore mais de la à penser vaccin je ne crois pas que nos générations le verront.

_________________
Quelqu’un qui ne laisse pas la réalité déranger ses rêves est un sage. C.Singer
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