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 revue de presse semaine du 21 mai 08

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maya

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MessageSujet: revue de presse semaine du 21 mai 08   Ven 23 Mai - 22:20

23/05/2008 Sharon Stone réunit en France 10 millions de dollars pour la recherche contre le sida
http://afp.google.com
10 millions de dollars (6,4 millions d'euros) ont été récoltés par l'actrice Sharon Stone, jeudi soir à Mougins (Alpes-Maritimes), lors du traditionnel gala de charité organisé pendant le Festival de Cannes par l'amfAR, la fondation américaine contre le Sida, avec cette année Madonna en invitée d'honneur De très nombreuses personnalités du cinéma, de la chanson, de la mode et des médias, avaient répondu à l'appel de l'amfAR pour ce 15e gala "Cinéma contre le Sida", l'un des principaux événements de bienfaisance en Europe. Des membres du jury du festival de Cannes, dont Natalie Portman et Jeanne Balibar, les chanteurs Puff Diddy et Mary J. Blige, les couturiers Donatella Versace, Roberto Cavalli et Valentino, les acteurs et actrices Elizabeth Hurley, Dennis Hopper, Michelle Yeoh et le patron de l'écurie Ferrari Jean Todt, Diane Kruger, Milla Jovovitch, Christian Slater, le producteur Harvey Weinstein et l'écrivain Paulo Coelho, étaient notamment présents. Une nouvelle fois, Sharon Stone s'est démenée comme commissaire-priseur de la vente aux enchères, après avoir mobilisé ses 720 invités en rappelant "qu'un enfant meurt du sida chaque minute". L'actrice a d'ailleurs annoncé la création d'une branche pédiatrique de l'amfAR, fondation lancée par Elizabeth Taylor. Madonna qui a projeté des extraits de son documentaire présenté hors compétition sur les ravages du Sida au Malawi, a mis aux enchères l'une de ses guitares et l'interprétation privée à définir de deux chansons. Elle a recueilli ainsi 650.000 euros. La chanteuse a toutefois déçu les participants en ne chantant pas pendant ce gala, comme l'avait fait les années précédentes Liza Minelli, Kylie Minogue ou encore Elton John. De son côté, Sharon Stone a obtenu 500.000 euros de sa Porsche 911. Un sac à main Chanel spécialement créé par Karl Lagerfeld, et dans lequel Madonna a glissé sur la scène son rouge à lèvres, un mouchoir avec l'empreinte de sa bouche et des bouchons d'oreilles, a trouvé preneur à 300.000 euros. Achetées par des personnalités et de grandes maisons de mode comme Dior, Yves Saint Laurent et Ralph Lauren, les tables du dîner ont été facturées cette année entre 40.000 et 150.000 dollars les dix couverts. L'an dernier, le gala avait rapporté 7 millions de dollars (5,2 millions d'euros).
http://afp.google.com/article/ALeqM5hF2U6LIji7jI2bwr56r8Lfn8XIug

23/05/2008 Un accord entre bioMérieux et FIND
http://www.sidanet.asso.fr/
BioMérieux et FIND (Foundation for Innovative New Diagnostics) ont signé un accord de collaboration pour le développement de tests diagnostiques des maladies infectieuses. Au cours des quatre prochaines années, ce partenariat aura pour objectifs non seulement d'associer l'expertise et le savoir-faire de ces deux sociétés dans le développement de nouveaux tests de diagnostic plus rapides, mas aussi de renforcer les infrastructures des laboratoires publics des pays défavorisés. En ce qui concerne la tuberculose, rappelons que la résurgence récente de souches multirésistantes et l'augmentation du nombre de patients tuberculeux coïnfectés par le VIH représentent des défis majeurs de santé publique. À l'heure actuelle, on dénombre chaque année 500 000 nouveaux cas de tuberculose multirésistante. Parmi les 40 millions de personnes vivant avec le VIH dans le monde, environ un tiers sont infectés par la tuberculose, ce taux dépassant 50 % dans de nombreux pays d'Afrique.
http://www.sidanet.asso.fr/webapps/komplete/index.php?KTURL=mod_quotimed.html&page=70

21/05/2008 Les nouveaux films : Nés en 68
http://www.sidanet.asso.fr/
A côté de « Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal », qui a droit à 900 écrans, il ne faudrait pas négliger « Un conte de Noël », le meilleur film d'Arnaud Desplechin, riche de sa réflexion sur la famille et de ses acteurs, au premier rang desquels Catherine Deneuve, Mathieu Amalric et Anne Consigny (« le Quotidien » d'hier). Non plus que « Nés en 68 », d'Olivier Ducastel et Jacques Martineau (« Jeanne et le garçon formidable », « Drôle de Félix »), qui évoque, en 2 h 50, l'héritage des événements depuis les communautés hippies jusqu'à aujourd'hui en passant par la lutte contre le sida ou le Front national. Avec Laetitia Casta. Yanne Trégouët et Yannick Renier.
http://www.sidanet.asso.fr/webapps/komplete/index.php?KTURL=mod_quotimed.html&page=70

21/05/2008 Sida : la femme séropositive pour le VIH a un plus grand risque de fausse-couche tardive
http://femmesida.veille.inist.fr
Les femmes séropositives seraient 2 à 4 fois plus susceptibles que les femmes séronégatives de faire un avortement tardif (au delà de la quatorzième semaine) d’après les résultats rétrospectifs d’une clinique londonienne présentés au quatorzième congrès annuel de l’association britannique BHIVA à Belfast le mois dernier. Un étude de 2004 en Ouganda avait déjà retrouvé un risque 5 fois plus grand chez les futures mères atteintes d’une infection à VIH asymptomatique, comparé aux mères non atteintes. C’est pourquoi l’hôpital universitaire Homerton de Londres a entrepris une étude rétrospective. Sur une période allant de 2000 à 2007 , ils ont suivi 242 grossesses de femmes séropositives ; 19 fausses-couches sont survenues soit un taux de 8 %. L’âge des mères ayant perdu leur bébé était compris entre 23,3 et 39,4 ans. La plupart étaient d’origine sud-africaine ; 39 % avaient des problèmes d’ordre psychosocial tel qu’un partenaire violent ou des difficultés financières, mettant en évidence la relation complexe existante entre le sida, l’immigration et le genre. Près de la moitié étaient sous traitement antirétroviral. Une chorioamnionite (inflammation des membranes placentaires), habituellement due à une bactériose vaginale ascendante, a été retrouvée chez 10 femmes. Ceci montre l’importance du dépistage d’une éventuelle infection sexuellement transmissible en début de grossesse. Ces chiffres, bien qu’il n’y ait pas eu de groupe témoin, devraient inciter à démarrer un essai clinique à plus grande échelle. Dans la presse scientifique : - "Pregnancy loss in HIV-positive women attending antenatal care at a London centre" ; Evans-Jones R et al. Fourteenth BHIVA Conference, Belfast. Abstract O14, 2008. http://www.aidsmap.com/en/news/A0A95896-B805-4FBA-BCEF-70F42D32BC44.asp
http://femmesida.veille.inist.fr/spip.php?article539

21/05/2008 Mise au point d'un vaccin VIH : le retour aux sciences fondamentales
http://www.sidanet.asso.fr/
À l'occasion du congrès anniversaire pour les 25 ans de la découverte du VIH, à Paris, les chercheurs internationaux réunis ont évoqué les orientations à venir de la recherche vaccinale. Jean-François Delfraissy (ANRS), Anthony Fauci (NIH) et Gary Nabel (Vaccine Research Center NIH) ont parlé d'une seule voix au congrès anniversaire pour les 25 ans du VIH à l'Institut Pasteur (Paris) : «En dépit des 70 à 80 pistes vaccinales déjà testées, depuis une vingtaine d'années, pour lutter contre le VIH, aucune n'a permis d'obtenir de résultats significatifs. Il faut donc aujourd'hui se replonger dans la recherche fondamentale pour trouver de nouveaux angles afin de protéger les populations contre cette pandémie, qui ne peut être contenue par la voie thérapeutique.» Les cliniciens présents ont approuvé cette analyse. Comme l'explique Françoise Barré-Sinoussi, «ce n'est qu'en étudiant les zones d'ombre qui entourent encore les interactions entre le virus, les cellules de l'hôte et les mécanismes immunitaires déclenchés par l'infection que l'on pourra imaginer des pistes vaccinales innovantes. Différentes approches sont actuellement développées. Des travaux fondamentaux sont déjà en cours d'analyse sur les facteurs qui influent sur le développement d'une immunité et sur des modèles animaux pathogènes et non pathogènes, en particulier lors des phases précoces de contact entre l'hôte et le virus. D'autres chercheurs se sont plutôt focalisés sur la réponse immunitaire (en particulier TCDI ) des malades qui contrôlent leur charge virale plus de dix ans après avoir été infectés». Aujourd'hui, des dizaines de candidats vaccins sont en cours d'étude préclinique. Comme le précise Anthony Fauci, «l'échec d'un essai vaccinal est aussi l'occasion de tirer des leçons et de faire progresser la science. Réexaminer sous un aspect de science fondamentale l'origine du manque d'efficacité peut permettre d'être plus exigeant sur les prochaines étapes cliniques». Les cibles des vaccins en développement sont multiples : il s'agit principalement de protéines d'enveloppe ou de protéines nucléaires virales combinées à des vecteurs. Pour Gary Nable, «la prochaine génération de vaccins devra être fondée sur une majoration du pouvoir immunogène de l'enveloppe afin d'induire simultanément une réponse anticorps et une stimulation de l'immunité cellulaire. Mais la diversité génétique de cette enveloppe et les différentes stratégies mises en place par le virus pour échapper à l'immunité de l'hôte rendent cette piste vaccinale délicate. D'où l'idée de créer des vecteurs qui expriment des protéines de l'enveloppe variables associées à des régions fonctionnelles conservées par la plupart des souches virales. L'un des premiers candidats exprime gag, pol et nef des virus de cladeB associés à des protéines d'enveloppe de virus de cladesA, B etC. Actuellement en phaseII d'études cliniques, ce vaccin s'inscrit dans cette nouvelle génération qui pourrait produire des anticorps neutralisants tout en stimulant l'immunité cellulaire, ce qui lui permettrait de lutter contre un nombre important de sous-types viraux». Mais il faudra encore être patient puisque les chercheurs estiment que le délai avant la mise au point à grande échelle d'un tel vaccin devrait prendre jusqu'à une dizaine d'années.
http://www.sidanet.asso.fr/webapps/komplete/index.php?KTURL=mod_quotimed.html&page=70

21/05/2008 Sida et actions au Maghreb
http://www.tetu.com
L'Organisation mondiale de la santé révèle que 869 personnes sont atteintes par le VIH sida en Algérie, chiffres relevés par le centre Pierre et Marie Curie du CHU Mustapha. Le Dr Badreddine Merioud, un des responsables de ce centre, admet que ce chiffre ne reflète pas la progression de l'épidémie en Algérie car nombreux sont ceux qui ne savent pas qu'ils sont séropositifs. Le sida est toujours un tabou dans le pays et ce regard négatif sur la maladie fragilise d'autant plus les séropositifs qui vivent dans une situation «de désespoir et d'isolement». Au Maroc voisin, une vaste campagne de prévention auprès des routiers commence à porter ses fruits. Initiée par l'Association de lutte contre le sida (ALCS) en partenariat avec l'institut Pasteur Maroc et Total, cette enquête menée auprès de cinq cents routiers cherchait à évaluer leurs connaissances sur la maladie. Il en résulte que 58% d'entre eux ont des idées fausses sur le mode de transmission du virus. «Des études réalisées en Afrique subsaharienne et en Inde ont confirmé que les routiers constituent une population vulnérable», indique Hakima Himmich, présidente de l'ALCS. Les actions de prévention sont, elles, axées sur les aires de repos et autres lieux d'attente des camionneurs, les écoles de formation et les professionnelles du sexe fréquentées par les chauffeurs. Pour cette phase du projet, 5154 routiers ont été touchés par les actions de sensibilisation. De même, 12137 préservatifs ont été distribués, 32 consultations effectuées et 360 professionnelles du sexe sensibilisées. Par ailleurs, une action a été menée auprès des étudiants et des lycéens.
http://www.tetu.com/rubrique/sante/sante_breve.php?id_sante=608

21/05/2008 Le Brésil se rebiffe
http://www.tetu.com
Le ministère de la Santé brésilien envisage sérieusement de ne pas tenir compte du brevet protégeant le Viread, un antirétroviral produit par le laboratoire Gilead. Pour se libérer du prix trop élevé de ce médicament, le Brésil se dirige donc vers une version générique importée. C'est un nouveau geste d'indépendance pour le plus grand pays d'Amérique latine où sont déjà disponibles gratuitement les multithérapies. Le Viread représente 10% du budget que le pays accorde à l'achat et à la production des antirétroviraux. Plus de trente mille brésiliens y auront accès cette année au coût de 890 euros par personne. Or selon le président Luiz Inácio Lula, ce prix est trop élevé: en mai 2007, il avait déjà imposé le principe que certains médicaments pouvaient être «d'un intérêt public» autorisant ainsi le gouvernement à les acheter à un meilleur prix. L'Organisation mondiale de la santé admet que la stratégie du Brésil est un modèle pour les pays émergents puisqu'elle comporte aussi des mesures de distribution massive de préservatifs gratuits. Ce qui a permis la baisse de la prévalence du sida dans le pays depuis 2005.
http://www.tetu.com/rubrique/sante/sante_breve.php?id_sante=611

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MessageSujet: Re: revue de presse semaine du 21 mai 08   Ven 23 Mai - 22:21

21/05/2008 Assemblée nationale : vif incident de séance gauche/droite autour des tests de dépistage du VIH en 86
http://www.e-llico.com
La séance a été suspendue mardi en fin d'après-midi à l'Assemblée nationale en raison d'un très vif incident opposant la gauche à un orateur de droite qui l'a mise en cause pour un prétendu retard à légaliser les tests de détection du VIH en 1986. La séance a été suspendue mardi en fin d'après-midi à l'Assemblée nationale en raison d'un très vif incident de séance opposant les groupes de gauche à l'orateur du Nouveau Centre, Philippe Vigier, lors du débat sur le projet de loi OGM. Le député NC, qui s'exprimait lors de l'explication de vote sur une motion de procédure du PS, a déclaré notamment: "j'aurais aimé qu'en 1986 vous soyez un peu plus rapide lorsqu'on savait qu'il y avait des kits de détection du sida qu'on pouvait légaliser en France et que vous avez attendu une année pour les légaliser dans ce pays". Révoltés par ces propos, les députés de gauche se sont levés pour huer l'orateur NC, l'empêchant de poursuivre son intervention. Le PS Philippe Martin s'est précipité en direction de son collègue Vigier pour "s'expliquer" avec lui. Il a été retenu par d'autres députés. Devant la tournure des événements, le président UMP de l'Assemblée Bernard Accoyer a suspendu la séance pour un quart d'heure et demandé aux députés d'évacuer l'hémicycle. "Salopard !", "Voyou", lançaient les députés de gauche en direction de Philippe Vigier tandis qu'à droite, on scandait "liberté d'expression". A la reprise des débats, n'ayant pu obtenir d'excuses publiques du président du groupe NC François Sauvadet, les députés du PS ont quitté symboliquement l'hémicycle, refusant de prendre part au vote de sa propre motion qui a été massivement rejetée. Ils ont regagné leurs bancs pour la discussion générale et le vote final qui devait intervenir mardi en début de soirée.
http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=actu&articleID=17689

21/05/2008 Belgique : les homos et le don de sang en question au Parlement fédéral
http://www.tetu.com
Alors qu'au Portugal ou en Suède, on parle désormais de conduites à risques et plus de groupes à risques, la Belgique, comme la France, empêche encore les homosexuels masculins de donner leur sang. La députée fédérale Zoé Genot (photo) a voulu ouvrir le débat avec la nouvelle ministre de la Santé publique, Laurette Onkelinx (PS). Cette élue du groupe Écolo a rappelé la parution d'une «brochure d'explication» sur l'exclusion du don de sang des hommes homosexuels, et annoncé qu'elle «suivait de près» les travaux de la commission mise en place en France suite à la décision de Roselyne Bachelot de lever l'interdiction du don de sang pour les hommes homosexuels. Or, rien ne bouge pour l'instant dans ce dossier. La position attentiste de la ministre belge contraste avec la mobilisation à l'occasion de la gay pride bruxelloise qui samedi dernier a mobilisé 15.000 à 20.000 personnes et qui mettait l'accent sur la lutte contre les discriminations.
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=12974

20/05/2008 Antirétroviraux sous forme de gel, anneau, film : la recherche d'anti-VIH vaginaux
http://www.sidanet.asso.fr/
Des microbicides vaginaux efficaces contre le VIH pourraient permettre aux femmes de prendre en charge leur propre protection contre l'infection. Le concept est à l'étude grâce aux initiatives d'une chercheuse en virologie, le Dr Zeda Rosenberg, directrice d'un organisme qu'elle a contribué à fonder, l'IPM (International Partnership for Microbicides), à but non lucratif, qui étudie des produits vaginaux contenant des antirétroviraux. De passage à Paris, où elle est venue sensibiliser scientifiques et politiques à sa démarche, le Dr Rosenberg explique au « Quotidien » : «On ne maîtrisera pas la pandémie du sida et les nouvelles infections si on ne s'intéresse pas en priorité aux femmes des pays en développement.» Ce sont elles qui subissent la contamination la plus importante en Afrique (61 % des adultes contaminés sont des femmes) et elles n'ont pas toujours le moyen d'éviter le risque, par exemple en imposant un préservatif. Le sperme contaminé contient une grande quantité de virus et les parois vaginales peuvent être relativement facilement endommagées. Un risque élevé concerne les femmes mariées qui veulent des enfants ; par ailleurs, les relations sexuelles forcées constituent un problème significatif. Le concept développé par la société IPM (International Partnership for Microbicides), créée par le Dr Rosenberg et la fondation Rockefeller, consiste à essayer de développer un mode de protection que les femmes peuvent utiliser indépendamment de leur partenaire, sous la forme de microbicides qui s'administrent en intravaginal. Le cahier des charges est particulièrement exigeant dans le cas du VIH, les microbicides vaginaux doivent au final être sûrs, efficaces et d'un coût abordables pour les femmes des pays aux ressources limitées.
http://www.sidanet.asso.fr/webapps/komplete/index.php?KTURL=mod_quotimed.html&page=70

20/05/2008 Une recherche multidisciplinaire : l'intuition d'un rétrovirus confirmée
http://www.quotimed.com
Grâce à une collaboration exemplaire entre cliniciens et virologues, l'aventure française du VIH a permis en moins de six mois la caractérisation du rétrovirus à l'origine du sida. Un premier pas, pour une histoire médicale symbole d'un monde en pleine évolution. Françoise Barré-Sinoussi, première signataire de l'article de « Science », raconte au « Quotidien » une mobilisation exemplaire de scientifiques de tous horizons. «Y a-t-il un virologue dans la salle?» C'est en ces termes que Willy Rozenbaum s'est adressé à la communauté pastorienne pour la première fois en 1982 à l'occasion d'une conférence sur un nouveau syndrome d'immunodéficience acquise récemment décrit aux États-Unis. Convaincu que la maladie était en rapport avec un virus, il venait lancer un appel officiel aux chercheurs de l'Institut Pasteur. Françoise Brun-Vezinet et Christine Rouzioux qui travaillaient à l'hôpital Claude-Bernard avec Willy Rozenbaum, imaginaient, elles aussi, que l'origine de la maladie pouvait être virale. Pourtant, toutes les pistes explorées jusque-là s'étaient soldées par un échec.
http://www.quotimed.com/recherche/index.cfm?fuseaction=viewArticle&DArtIdx=410939

20/05/2008 Act-up : faute de crédits on ne pourrait plus aujourd'hui découvrir le VIH
http://afp.google.com
L'association Act-up a regretté mardi la baisse des crédits publics pour la recherche sur le sida, estimant que 25 ans après l'identification du virus, "aujourd'hui on ne découvrirait plus le VIH en France". "Nous n'avons aucune raison de fêter cet anniversaire" de la découverte du virus du sida, a estimé Act-up dans un communiqué. L'association a noté qu'"après 25 ans d'épidémie, 70% des malades du sida dans le monde n'ont toujours pas accès aux médicaments". En outre, "la recherche publique sur le sida est sacrifiée par le gouvernement", avec une réduction en 2008 des crédits alloués à l'Agence Nationale de Recherche sur le Sida et les hépatites virales (ANRS) par les ministères: "moins 50% pour ceux du ministère des Affaires étrangères, et moins 6% pour ceux du ministère de la Recherche". Selon Act-up, "l'avenir même de cette agence, dont la présence et le travail sont si utiles à la lutte contre le sida, est menacé puisqu'il est question de renvoyer ses activités vers l'Inserm". Outre la "garantie du financement public de la recherche en France" et le maintien des crédits de l'ANRS, Act Up-Paris a demandé "le respect par la France de ses engagements pris au G8 en 2007 pour l'accès universel au traitement d'ici 2010".
http://afp.google.com/article/ALeqM5hOFaXEg3JyMFS8iKNcWQQxLqQlmg

20/05/2008 Les religieux à la pointe de la lutte mondiale contre le sida
http://www.la-croix.com
Les instituts de religieux et religieuses ont mené une grande enquête internationale pour faire connaître leur action contre la pandémie. Une action qui manque cruellement de moyens. C’est un fait peu connu : les congrégations religieuses ont été parmi les tout premiers dans le monde à se mobiliser dans la lutte contre le sida et la prise en charge des malades. En Jamaïque, par exemple, elles ont construit des centres de soins palliatifs dès le milieu des années 1980. Et le premier hôpital pour les malades du sida à New York a été créé en 1985 par Mère Teresa. Depuis, cet engagement n’a pas cessé, à la hauteur d’une maladie qui touche aujourd’hui 33 millions de personnes, et continue à en tuer chaque année près de 3 millions. Or, ce travail reste largement sous-estimé : « On se contente d’une vision caricaturale négative de l’Église catholique sur ce sujet, uniquement à travers la fenêtre du préservatif », déplore Soeur Maria Martinelli, missionnaire combonienne. De ce fait, les instituts religieux passent pour difficilement crédibles dans la lutte contre le sida, alors qu’ils en sont l’un des acteurs majeurs : « On ne nous écoute pas, on ne nous aide pas », indique la religieuse. Par exemple, on estime que 26 % des services utilisés contre le sida dans le monde viennent de congrégations religieuses. Or ces dernières ne sont destinataires que d’une minuscule fraction - 5 % - du fonds global de l’ONU consacré au sida, à la tuberculose et au paludisme.(...)
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2338363&rubId=1098

20/05/2008 Sida : "toujours trois millions de morts par an en Afrique"
http://www.lefigaro.fr
A l'occasion des 25 ans de la découverte du VIH, entretien avec Martine Perez, médecin et chef du service Sciences du Figaro.
http://www.lefigaro.fr/sciences/2008/05/20/01008-20080520ARTWWW00620-sida-millions-de-morts-en-afrique.php

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MessageSujet: Re: revue de presse semaine du 21 mai 08   Ven 23 Mai - 22:22

19/05/2008 Des carrières de médecins chamboulées
http://www.sidanet.asso.fr/
Quel qu'ait été leur degré d'implication dans les découvertes sur le VIH, les praticiens racontent tous que ce travail a bouleversé leur vie. Regards croisés de 7 témoins. Brigitte Autran, professeur en immunologie cellulaire et tissulaire à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, interne en maladies infectieuses en 1981. Simon Wain Hobson, chef de l'unité de rétrovirologie moléculaire à l'Institut Pasteur, travaillait en 1983 dans l'unité Recombinaison et expression génétique. Michel Kazatchkine, directeur du Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Chef de clinique en néphrologie, en 1983. Michel Rosenheim, Conseil supérieur d'hygiène publique de France, Comité technique des vaccinations, professeur en santé publique à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, chef de clinique à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (service du Pr Gentilini), à Paris, au début des années 1980. Olivier Schwartz, groupe de travail sur les virus et l'immunité, département de virologie à l'Institut Pasteur, étudiant en pharmacie en 1983. Jacques Gilquin, infectiologue à l'hôpital Saint-Joseph, Paris, travaillait en 1983 comme interne dans le service du Dr Kazatchkine, à l'hôpital Broussais. Jean-François Delfraissy, chef du service de médecine interne à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre, immunologiste au début des années 1980.
http://www.sidanet.asso.fr/webapps/komplete/index.php?KTURL=mod_quotimed.html&page=70



19/05/2008 Les leçons sociales d'une épidémie
http://www.sidanet.asso.fr/
Rarement le monde médical aura autant été ébranlé qu'au moment de l'épidémie de sida. Mais plus encore c'est la société en général qui a été bouleversée. Aujourd'hui encore, l'impact de l'émergence du virus reste manifeste. Dès le début de l'épidémie, Willy Rozenbaum défend une rupture avec la conduite paternaliste des médecins traditionnels. Son modèle de médecine se veut plus alternatif, étayé par les acquis de la psychologie : «Le médecin fait part de sa propre angoisse face à un domaine situé aux confins de la maladie, de la mort et de la sexualité.» C'est dans ce contexte qu'ont émergé les premières associations de lutte contre le sida : Aides, Arcat, Vaincre le Sida. Progressivement au début des années 1990, les associations érigées par le mouvement homosexuel imposent la présence d'une représentation de leurs militants à l'intérieur des dispositifs de recherche médicale. Jusque-là, la figure du malade actif s'arrêtait aux portes de la recherche. Les associations affichaient la volonté d'acquérir une position incontournable dans la mise en oeuvre des essais cliniques en cohérence avec leur volonté de déstigmatisation.
http://www.sidanet.asso.fr/webapps/komplete/index.php?KTURL=mod_quotimed.html&page=70



19/05/2008 Les grandes dates du VIH
http://www.sidanet.asso.fr/
1959: premier passage supposé de la barrière d'espèce entre le singe et l'homme (Congo belge). 1981: description du syndrome d'immunodéficience acquise chez des patients atteints de pneumocystose pulmonaire. Mise en place des premiers mouvements associatifs homosexuels aux États-Unis. Dix-sept malades en France. Premier article dans « le Quotidien du Médecin » le 30 décembre. 1982: premier cas chez un hémophile aux États-Unis. Majorité sexuelle fixée à 15 ans ; 215 cas aux États-Unis (dont 99 décès), 48 en France. 1883: isolement à l'Insitut Pasteur du virus LAV ; 3 000 personnes atteintes dans le monde. La DGS demande aux CTS que l'on exclue du don de sang les groupes principalement exposés (homosexuels, héroïnomanes, Haïtiens, hémophiles). Première association de patients en France : Vaincre le Sida. « Le Gai Pied » consacre un dossier au sida.
http://www.sidanet.asso.fr/webapps/komplete/index.php?KTURL=mod_quotimed.html&page=70



19/05/2008 L'esprit pasteurien, au service de la science, toujours
http://www.sidanet.asso.fr/
On ne peut parler de la découverte du VIH sans souligner l'implication totale de l'Institut Pasteur dans la recherche. Les scientifiques, grâce à une réactivité exemplaire de la direction, ont pu bénéficier immédiatement des moyens humains et matériels nécessaires à une telle mission. Alice Dautry, directrice de l'institut remet en place pour « le Quotidien » le rôle clé de l'institution dans cette découverte. « L'aventure pasteurienne du sida illustre parfaitement la mission que notre institut s'est imposé depuis sa création. Mais il est possible de remonter plus loin encore. Déjà Louis Pasteur avait été sollicité pour répondre à des demandes sociétales telles que la rage, les problèmes de fermentation de la bière ou les difficultés dans l'élevage du ver à soie. Lorsque Willy Rozenbaum a interpellé la communauté pasteurienne, il savait qu'il y trouverait des chercheurs prêts à investir leur temps dans une mission de recherche de l'agent causal de la maladie. Il savait, aussi, que, au sein du campus de l'Institut, des contacts entre les personnes impliquées dans différents champs de la recherche fondamentale pourraient être facilement établis. Enfin, il prenait en compte la réactivité de la direction de l'institut qui sait, à tout moment, réorienter les budgets de recherche et mettre à la disposition des chercheurs des moyens supplémentaires. En 1983, la communauté pasteurienne s'est rapidement mobilisée. Tous ont rapidement compris que seule une mobilisation pourrait permettre de faire passer d'un travail purement clinique à un investissement en recherche fondamentale. La direction pasteurienne a su aussi convaincre les chefs d'unité qu'il était essentiel de déléguer certains de leurs jeunes chercheurs momentanément au domaine de la recherche sur le VIH. C'est ce qui a, par exemple, permis la visualisation du virus (au sein du laboratoire d'oncologie) et le séquençage génétique (dans l'unité de biologie moléculaire).
http://www.sidanet.asso.fr/webapps/komplete/index.php?KTURL=mod_quotimed.html&page=70



18/05/2008 Les organismes d'aide aux sidéens sont préoccupés par les coupures d'Ottawa
http://cf.news.yahoo.com
Les organismes communautaires qui viennent en aide aux personnes sidéennes ou séropositives s'inquiètent des intentions du gouvernement fédéral de retrancher des millions de dollars à leur financement. Susan Cress, présidente de l'Alberta Community Council on HIV, a indiqué que ces organismes, qui craignent de devoir procéder à des mises à pied ou abolir certains de leurs programmes, demandaient depuis des mois à Ottawa de leur donner des précisions, province par province, quant à l'ampleur des coupures prévues. Le gouvernement a annoncé qu'une somme de 26 millions $ actuellement allouée aux initiatives relatives au sida-VIH servirait désormais à la mise au point d'un vaccin contre le VIH, mais les organisations d'aide ignorent à quel moment les coupures auront lieu et l'importance des sommes qui leur seront retirées. Rick Kennedy, directeur exécutif de l'Ontario AIDS Network, a indiqué que les coupures avaient lieu à la grandeur du pays à mesure que certains programmes arrivent à échéance.
http://cf.news.yahoo.com/s/capress/080518/nationales/sida_financement_1

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MessageSujet: Re: revue de presse semaine du 21 mai 08   Dim 25 Mai - 18:44

Sida : 30 millions de morts plus tard...

Hier, Jean-François Delfraissy, directeur de l’ANRS présentait, notamment, les projets de recherche contre le sida menés dans son agence.©Florence Heimburger





Hier, à l’occasion d’un colloque à Paris pour le 25e anniversaire de l’identification du virus du sida, des spécialistes du monde entier sont venus faire part de leurs regrets concernant la lenteur des progrès face à l’épidémie et ont présenté leurs nouvelles pistes de recherche.
25 ans, déjà, que le virus du Sida (VIH) a été identifié par une équipe française associant des chercheurs de l’Institut Pasteur et des scientifiques et cliniciens de l’Assistance Publique… et 25 ans, encore, qu’il continue de tuer. À l’occasion de ce bien triste anniversaire, des centaines de chercheurs du monde entier sont venus, hier, à l’Institut Pasteur de Paris, pour participer et assister à un colloque de trois jours présentant, notamment, les diverses pistes de recherche visant à éradiquer le VIH.
« Cet anniversaire n’est pas une célébration mais une commémoration et un regard porté vers l’avenir » a annoncé la directrice général de l’Institut Pasteur, Alice Dautry, à l’origine de cette conférence avec l’Agence nationale de recherche sur le Sida et les hépatites virales (ANRS).

130 000 personnes atteintes en France


Au total, 30 millions de personnes sont mortes du Sida, en 25 ans. Et, actuellement, près de 40 millions sont infectées par le VIH dans le monde, dont 130 000 en France. « Dans ce contexte, les recherches sur le sida constituent l’un des objectifs majeurs de l’Institut Pasteur à Paris et du Réseau international des Instituts Pasteur situés dans les pays les plus affectés par l’épidémie » ont tenu à rappeler les responsables de l’Institut Pasteur. Dans le cadre d’un partenariat avec l’ANRS, une quinzaine d’équipes parisienne de l’établissement sont mobilisées sur différents axes de recherche dont l’évolution de l’infection, la variabilité du virus, les mécanismes d’entrée et de multiplication du VIH dans les cellules humaines, la transmission du virus… Car si 25 ans après son identification, le VIH n’a toujours pas été éradiqué, ce n’est pas faute d’un désintérêt scientifique : la cause en est la complexité du virus qui détruit le système immunitaire et son extrême variabilité qui lui permet d’échapper aux stratégies actuelles de défenses naturelles ou thérapeutiques. Certes les trithérapies ont rallongé et amélioré la vie des malades, mais leurs effets secondaires à long terme restent peu connus et le virus du Sida tue toujours, ont rappelé les chercheurs, insistant désormais sur l’importance de mener de nouvelles recherches fondamentales afin de parvenir à développer un vaccin.

De la difficulté de mettre au point un vaccin


« Pourquoi est-il si difficile de mettre au point un vaccin anti-VIH ? Parce qu’il existe trop de variantes du virus : dans une seule personne atteinte il y a plus de variations que dans une épidémie mondiale de grippe. Des recherches fondamentales doivent être encore menées pour connaître finement les mécanismes de l’infection par le virus du sida et ainsi avancer » a ainsi souligné Gary Nabel, du Centre de recherche sur les vaccins du National Institutes of Health (NIH), aux Etats-Unis. Actuellement, seule une poignée de candidats vaccins ont été testé à « grande échelle » sur des individus volontaires, tandis que des dizaines ont été expérimentés sur des animaux, également sans grand succès. « Pour éradiquer le sida, les chercheurs ont étudié plusieurs possibilités visant à introduire un vaccin au cœur des cellules infectées : le NIH a par exemple, a utilisé un des virus du rhume (l’adénovirus) comme « vecteur » pour transporter des protéines du VIH au cœur des cellules et ainsi les immuniser contre le virus. Mais 50% de la population ayant déjà été infectée par l’adénovirus, la plupart des individus ont développé des anticorps contre ce vecteur et ce vaccin ne s’est donc pas révélé efficace lors des essais » a expliqué Jean-François Delfraissy, directeur de l’ANRS.

De nouvelles pistes de recherche


Tout ce pan de recherche a donc échoué, mais d’autres travaux sont en cours : certains scientifiques travaillent sur des vecteurs capables de se répliquer avec des types de virus et pénétrer ainsi efficacement dans les cellules, d’autres tentent, à l’inverse, d’agir sur des cellules du système immunitaire afin que celui-ci soit plus apte à reconnaître les vecteurs envoyés. C’est le cas d’une équipe de l’ANRS qui devrait effectuer des essais sur une vingtaine de volontaires en 2009.
Puis à l’Institut Pasteur, un candidat-vaccin « VIH-rougeole » devrait entrer en essai clinique chez l’homme également en 2009. « L’objectif a été de faire un vaccin dit « recombinant », c’est-à-dire d’introduire deux à trois gènes du VIH dans le génome du virus atténué de la rougeole. (…) L’accès aux traitements étant limité dans les pays en développement pour des raisons économiques, la nécessité d’un vaccin peu coûteux (le vaccin de la rougeole est à très bas prix et fait partie des campagnes de vaccination de l’OMS, ndlr), et pouvant largement être distribué est plus que jamais d’actualité » explique l’Institut Pasteur.

Plus d’argent et de scientifiques novateurs

« Aujourd’hui, pour faire avancer la recherche sur le sida nous avons besoin d’idées et d’équipes nouvelles, mais aussi d’un financement fort ! » a conclu Jean-François Delfraissy, rappelant que la recherche sur les vaccins est très coûteuse. L’argent est en effet un problème en France, pourtant numéro deux mondial de la recherche sur le sida, où le budget annuel de la recherche sur les vaccins est selon Jean-François Delfraissy de 5 millions d’euros, contre 600 millions de dollars aux Etats-Unis.
De son côté, Alice Dautry a insisté « sur la nécessité de travailler de façon pluridisciplinaire », annonçant, par la même occasion, la tout prochaine inauguration d’un nouveau bâtiment de l’Institut Pasteur dédié à la recherche pluridisciplinaire sur les maladies émergentes

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MessageSujet: Re: revue de presse semaine du 21 mai 08   Lun 26 Mai - 9:28

VIH, 25 ans après, quelles stratégies pour un vaccin ?


Le 20 mai 1983, le virus responsable du sida, le VIH, était identifié par une équipe de chercheurs français. Vingt-cinq ans après, la recherche mondiale poursuit ses efforts pour parvenir à mettre au point un vaccin.




Luc Montagnier, Willy Rozenbaum, Françoise Barre-Sinoussi... Ils étaient douze co-auteurs de l’article publié dans Science le 20 mai 1983 et qui allait faire date dans les annales de la recherche médicale. L’équipe de scientifiques français avait isolé un rétrovirus d’un type nouveau chez un patient présentant les symptômes du sida. Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) venait d’être découvert. L’espoir est alors immense, de trouver rapidement une solution vaccinale pour traiter ce "cancer gay" apparu aux Etats-Unis, deux ans auparavant. Un quart de siècle plus tard, l’horizon d’un vaccin est encore bien flou et l’enthousiasme des premières années a cédé à une attitude contenue de la communauté scientifique. La recherche d’un vaccin demeure plus que jamais l’unique solution pour enrayer l’épidémie qui touche près de 33 millions de personnes dans le monde.


En vingt-cinq ans de lutte, différentes pistes scientifiques ont été explorées et bien qu’aucune d’entre elles n’ait abouti, elles ont permis d’avancer dans la connaissance du virus. Jusqu’au milieu des années 90, les chercheurs se sont focalisés sur la production d’anticorps neutralisants dirigés contre les protéines externes du VIH. L’impressionnante variabilité du virus a très vite bloqué cette stratégie. AIDSVAX de la compagnie américaine VaxGen a été le premier candidat-vaccin dont les essais cliniques ont été menés jusqu’à l’ultime phase de preuve d’efficacité avant d’être arrêtés en 2003. Les chercheurs ont alors tenté une autre voie, l’activation des lymphocytes cytotoxiques (CD8). Autre mécanisme de défense de notre système immunitaire, les CD8 tueurs sont chargés d’éliminer les cellules infectées. Basé sur ce principe le candidat-vaccin du laboratoire Merck a vu ses essais cliniques d’efficacité (STEP et Phambili) stoppés brutalement en septembre dernier : le vaccin non seulement inefficace augmenterait le risque d’infection chez les personnes ayant une immunité préexistante au vecteur viral utilisé, un adénovirus.


Pour Frédéric Tangy, chef du laboratoire de génomique virale et vaccination de l’Institut Pasteur : "un vaccin efficace devra induire des réponses multiples du système immunitaire". Pour cela, il est crucial de mieux comprendre les mécanismes de l’immunité dont les scientifiques n’ont qu’une connaissance partielle. Wayne Koff, vice-président de la recherche et du développement à l’International AIDS Vaccine Initiative (IAVI), reste confiant : "certains individus sont capables de produire des anticorps à large spectre efficaces contre le VIH et d’autres, appelés contrôleurs d’élite, maîtrisent l’infection grâce à des CD8 très performants. Il existe donc des solutions aux deux problèmes majeurs auxquels ont été confrontés les candidats-vaccins." L’étude de ces modèles "résistants" au VIH est porteuse de nombreux espoirs. Un autre axe très nouveau dans la recherche est l’utilisation de vecteurs viraux vivants atténués, une méthode de vaccination qui est de loin la plus efficace. L’équipe de Frédéric Tangy travaille à faire exprimer des gènes du VIH par le vaccin de la rougeole afin de mettre au point un vaccin pédiatrique qui protégerait contre les deux maladies. Un objectif autant sanitaire qu’économique puisque le vaccin contre la rougeole ne coûte que 10 centimes d’euros par personne à produire.


L’échec très médiatisé de l’essai STEP a amené les acteurs internationaux de la lutte contre le VIH à repenser les stratégies de recherche d’une solution vaccinale. Entre autres, le National Institute of Health (NIH) américain, à qui d’aucuns reprochent de pousser les essais vers la phase ultime d’efficacité en dépit de résultats pas toujours convaincants, est en pleine réévaluation de sa politique. L’institution met dans la recherche clinique près de la moitié des 600 millions de dollars annuels qu’elle alloue à la recherche d’un vaccin contre le VIH. Et, pour cause, elle dispose depuis 1999 d’une infrastructure internationale dédiée aux seuls essais cliniques, le HIV Vaccine Trial Network (HVTN). Pour Françoise Barre-Sinoussi, co-découvreur du VIH et responsable de l’unité de biologie des rétrovirus à l’Institut Pasteur, "l’échec de STEP était parfaitement prévisible et le point positif est que les chercheurs qui, depuis quelques années, militent pour plus de recherche fondamentale sont à présent entendus". Wayne Koff relativise : "la recherche clinique est une part essentielle dans la compréhension du fonctionnement du virus et nous tirerons de STEP de précieuses informations pour la suite." Mais IAVI comme les autres grandes institutions internationales opère un glissement des budgets depuis le développement vers la recherche preuve que du fondamental émergeront les nouvelles stratégies de demain. Comme le rappelle Frédéric Tangy, "tous les vaccins ont nécessité vingt-cinq à cinquante ans de recherche et à partir du moment où l’on dispose d’un candidat sérieux, il faut au minimum quinze ans avant qu’il ne soit mis sur le marché". La course au vaccin anti-VIH est un marathon, pas un sprint, qui vingt-cinq ans après la découverte du virus, ne fait que commencer.




Source:http://www..agoravox.fr/article.php3?id_article=40050

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