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 revue de presse crips 07/06/08

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maya

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MessageSujet: revue de presse crips 07/06/08   Lun 9 Juin - 21:06

06/06/2008 VIH/sida : prolonger la prophylaxie réduit les infections d'enfants nourris au sein
http://afp.google.com
Une prophylaxie anti-rétrovirale prolongée réduit nettement le risque d'infection par le VIH, responsable du sida, chez des enfants africains nourris au sein par des mères séropositives, selon une étude clinique conduite au Malawi dont les résultats ont été publiés cette semaine. Dans tous les pays pauvres, les nouveaux-nés d'une mère infectée par le virus responsable du sida (syndrome d'immuno-déficience acquise) reçoivent une simple dose de névirapine (NVP) plus de la zidovudine (ZDV) pendant une semaine, deux anti-rétrovirus, pour empêcher la transmission du VIH. Les résultats de l'essai clinique conduit par des chercheurs de la faculté de médecine de l'université Johns Hopkins (Maryland, est) et de l'école de médecine de l'université du Malawi, montrent que le fait de prolonger cette prophylaxie antirétrovirale peut nettement réduire le risque de transmission du VIH de la mère à l'enfant, soulignent les auteurs dont les travaux paraissent dans l'édition en ligne du New England Journal of Medicine (NEJM). L'essai clinique du Malawi baptisé PEPI (post-exposure prophylaxis of infants), a été conduit avec 3.016 enfants nés de mères séropositives. Les enfants et leurs mères ont été suivis pendant deux ans. Tous les nouveaux-nés ont eu les soins prophylactiques standard à savoir une simple dose de névirapine et un traitement d'une semaine de zidovudine. Une partie de ces enfants a été ensuite traitée pendant 14 semaines avec du névirapine tandis qu'un autre sous-groupe a reçu durant la même période les deux anti-rétroviraux combinés, névirapine et zidovudine. Durant toute la durée de l'essai clinique et de son suivi, les enfants qui ont bénéficié d'une prophylaxie prolongée avaient des taux d'infection par le VIH quasiment deux fois plus bas que ceux ayant eu le traitement standard. A neuf mois, 5,2% des enfants traités pendant 14 semaines avec de la névirapine et 6,4% de ceux ayant bénéficié de la combinaison des deux anti-rétroviraux durant la même période, ont été infectés avec le VIH transmis par leur mère comparativement à 10,6% pour ceux du groupe ayant eu la prophylaxie courte habituelle. La fréquence à laquelle les mères ont allaité leurs enfants était la même dans les trois groupes, précisent ces chercheurs. Une seconde étude clinique publiée mercredi dans la version en ligne du NEJM et conduite en Zambie avec 958 femmes séropositives et leur nouveau-né montre que l'allaitement au sein paraît améliorer la survie des enfants infectés avec le VIH par leur mère. La moitié de ces femmes ont exclusivement nourri leur enfant au sein pendant quatre mois avant de poursuivre avec du lait en poudre tandis que l'autre moitié des femmes ont continué à donner le sein à leur bébé aussi longtemps qu'elles le souhaitaient. Près de 70% des enfants du premier groupe avaient cessé d'être nourri au sein à cinq mois tandis que dans le second groupe, l'âge a varié de cinq à 24 mois, précise Louise Kuln, de l'Université Columbia à New York, principal auteur de l'étude. Dans le premier groupe 76,1% des enfants ont survécu jusqu'à 24 mois comparativement à 75,4% dans le second. Ces deux études ont été financées par les Instituts nationaux américains de la santé (NIH) et les Centres fédéraux américains de contrôle et de prévention des maladies.
http://afp.google.com/article/ALeqM5g_v7FnSmgiy-hthjbTSUf4prRBQg

05/06/2008 Antirétroviraux : de vingt comprimés par jour au tout-en-un
http://www.quotimed.com
Des débuts de la trithérapie, où les patients devaient prendre leurs médicaments à heures fixes et en respectant des schémas thérapeutiques très complexes, au développement récent de formes galéniques réunissant dans un même comprimé trois agents thérapeutiques différents (d4t, 3TC et névirapine, par exemple), le chemin n'a pris que dix ans. LES PREMIERS antirétroviraux, les inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse, ont été développés dans d'autres indications dans les années 1960 ; l'AZT a été introduit en 1984 dans l'infection par le VIH. Ils ont d'abord été prescrits isolément puis en association avec des inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse. Les premiers inhibiteurs de la protéase ont été développés à la fin des années 1990. Ils ont rapidement eux aussi été associés à d'autres antirétroviraux dans des schémas de multithérapie dès 1997. Résultat : les patients devaient parfois prendre jusqu'à vingt comprimés par jour, veiller à respecter certains interdits alimentaires et prendre en compte la pharmacocinétique propre de tous ces médicaments. Pour les patients traités, l'impact d'un traitement aussi lourd fréquemment associé à une tolérance gastro-intestinale médiocre a influé négativement sur l'observance, ce qui a malencontreusement contribué à l'émergence de résistances virales. Pour les inhibiteurs de protéase, la révolution galénique est survenue au début des années 2000. Après la constatation en 1997 d'un effet boostant du saquinavir par de faibles doses de ritonavir, d'autres essais de potentialisation ont été effectués avec différents médicaments de cette classe. Mais ce n'est qu'en 2004 que le premier médicament associant deux inhibiteurs de protéase sous une même forme galénique a été commercialisé sous le nom de Kaletra. Dans un premier temps, ce médicament était disponible sous forme de capsules molles et de solutions buvables. Mais outre la nécessité de conserver ces médicaments au réfrigérateur entre 2 et 8 °C, de ne pas les exposer à une température de plus de 25 °C, l'utilisation de ces formes galéniques était mal tolérée d'un point de vue digestif. Le problème se posait de façon particulièrement critique pour les adultes qui consommaient le médicament sous forme de capsules molles. C'est pour cette raison qu'un travail de galénique a été entrepris et, en 2006, une nouvelle formulation en comprimés a été mise sur le marché. Aujourd'hui, des traitements combinés permettent de limiter le nombre des prises quotidiennes. Kaletra, par exemple, peut être prescrit en deux prises et Reyataz ne nécessite qu'une monoprise quotidienne. Des trithérapies à doses fixes ont aussi été développées. Elles sont plus particulièrement utilisées dans les pays en développement et ne nécessitent pas de méthodes de conservation contraignantes. Reste le problème de la galénique pédiatrique puisque le nombre des molécules disponibles sous forme adaptée reste limité, ce qui contribue à une mauvaise observance en particulier dans les pays à fort taux d'endémie pédiatrique. Soulignons l'arrivée d'une nouvelle formulation de Kaletra à usage pédiatrique (lopinavir/ritonavir) 100 mg/25 mg.
http://www.quotimed.com/recherche/index.cfm?fuseaction=viewArticle&DArtIdx=412014

05/06/2008 L'ivabradine, le raltégravir, le sorafénib et le stiripentol récompensés par le Galien : le raltégravir, premier inhibiteur d'intégrase
http://www.quotimed.com
Issu de la recherche MSD, le raltégravir a reçu le prix Galien 2008 dans la catégorie « Médicament réservé en thérapeutique hospitalière ». Pris par voie orale, il est indiqué, en association à d'autres agents antirétroviraux, dans le traitement de l'infection par le VIH1, chez des patients adultes prétraités, ayant une charge virale détectable sous traitement antirétroviral en cours. C'est le premier représentant d'une nouvelle classe de médicaments contre le VIH, les inhibiteurs d'intégrase. Son efficacité est montrée et ses effets indésirables observés jusque-là semblent modérés. LA NOUVELLE classe thérapeutique des inhibiteurs d'intégrase vient renforcer l'arsenal thérapeutique contre le VIH. Lorsque des résistances ont commencé à apparaître après un certain temps d'utilisation de ces traitements, il a fallu trouver de nouveaux produits agissant à d'autres niveaux moléculaires de la réplication. La recherche menée par les Laboratoires Merck Sharp & Dohme-Chibret s'est focalisées sur l'intégrase, qui est une enzyme permettant l'intégration de l'ADN viral au génome de la cellule hôte. L'équipe pluridisciplinaire du laboratoire a ainsi développé le raltégravir, inhibiteur de l'intégrase, qui appartient à la classe des hydroxypyrimidones. Au cours des études précliniques, ces molécules sont apparues dépourvues de toxicité hépatique.
http://www.quotimed.com/recherche/index.cfm?fuseaction=viewArticle&DArtIdx=411996

05/06/2008 Ouganda : 13 homosexuels arrêtés pendant une conférence sur le sida
http://www.e-llico.com
La police ougandaise a arrêté mercredi à Kampala 13 manifestants homosexuels, lors d'une conférence internationale sur la mise en oeuvre de programmes de lutte contre le sida, en leur reprochant de faire la promotion de l'homosexualité et de "conduites contre nature". "Nous manifestons parce que nous ne sommes pas associés au programme VIH/sida. Nous sommes discriminés", a crié la dirigeante du groupe, Julian Pepe Onziema, 28 ans, alors qu'elle était expulsée de force du site de la conférence. "Le gouvernement ne nous donne pas d'argent ni les moyens qui sont fournis à d'autres groupes pour la lutte contre le sida," a-t-elle lancé avant d'être arrêtée. La police a annoncé avoir interpellé 13 manifestants, tous membres du groupe Sexual Minorities Uganda (SMUG, groupe représentant les minorités sexuelles). "Nous les avons arrêtés pour avoir fait la promotion de l'homosexualité, ce qui constitue une infraction grave selon nos lois", a déclaré à l'AFP un porte-parole de la police de Kampala. "En fonction de l'enquête et des preuves disponibles, ces personnes pourraient être emprisonnées à vie", a-t-il ajouté. La conférence réunissait quelque 1 700 délégués de plus de 70 pays. Elle était notamment parrainée par le plan de lutte contre le sida promu par le président américain George W. Bush, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, la Banque mondiale et plusieurs agences onusiennes. Les militants avaient notamment demandé aux conférenciers de faire pression sur le président ougandais Yoweri Museveni afin qu'il les reconnaisse comme groupe de défense de minorités.
http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=actu&articleID=17791

04/06/2008 PLUS, contre le sida : une coalition internationale de patients
http://www.quotimed.com
Alors que l'accès aux antirétroviraux progresse, selon les dernières estimations de l'ONUSIDA, une coalition internationale, la première du genre, a été lancée à Paris. À l'initiative de l'association AIDES, quatre associations se sont regroupées pour faire entendre la voix des malades : « Fournir des médicaments ne suffit pas », rappellent-elles. «On ne fait pas pour les personnes mais avec les personnes», affirme Bruno Spire, président d'AIDES France. C'est en tout cas le principe qu'entendent rappeler les quatre associations de lutte contre le sida qui lancent la première coalition internationale de personnes touchées par le VIH/sida. Créée à l'initiative d'AIDES, la coalition nommée PLUS, qui regroupe l'association québécoise COCQ-sida, ALCS du Maroc et ARCAD-sida du Mali, veut faire entendre la voix des personnes touchées par l'épidémie. «Nous ne sommes pas des professionnels, nous ne sommes ni des infectiologues ni des virologues, nous sommes des "rienologues"», explique encore Bruno Spire. Des malades acteurs. Il s'agit pour lui de faire reconnaître par les institutions internationales, l'OMS, l'ONUSIDA, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ou encore UNITAID, un savoir profane jusque-là négligé. «Les malades du sida, par le vécu face à la maladie ou face au risque, sont capables de se mettre au service de la lutte contre le sida en devenant des acteurs de santé publique», souligne-t-il. Ils sont aussi capables «d'être des acteurs de la recherche en collaborant avec les chercheurs» en fonction de leurs propres besoins.
http://www.quotimed.com/recherche/index.cfm?fuseaction=viewArticle&DArtIdx=411925

03/06/2008 La trithérapie progresse, le sida aussi
http://www.liberation.fr
Avec deux ans de retard, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a atteint l’objectif qu’elle s’était fixé en 2005 dans la lutte contre le sida. L’OMS a annoncé, hier, que près de 3 millions de personnes dans le monde bénéficiaient aujourd’hui de trithérapie. C’est peu. Bien loin des besoins, en tout cas. Pourtant, le premier constat dressé par l’organisation se veut encourageant : «L’accès au traitement antirétroviral s’élargit à un rythme croissant dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Fin 2007, environ 3 millions de personnes suivaient un traitement antirétroviral, soit près de 950 000 personnes de plus que fin 2006.» Mais l’OMS ajoute : «En dépit des progrès, la couverture demeure faible. A peine 31 % des personnes qui en avaient besoin suivaient un traitement en 2007. Cette même année, on estime que 2,5 millions de personnes ont été nouvellement infectées par le VIH.» En d’autres termes, le nombre de personnes sous traitement est comparable à celui des personnes nouvellement contaminées. Un paradoxe terrifiant.
http://www.liberation.fr/actualite/monde/329484.FR.php

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MessageSujet: Re: revue de presse crips 07/06/08   Lun 9 Juin - 21:07

03/06/2008 Accès aux traitements antirétroviraux : le cap des 3 millions franchi
http://www.quotimed.com
En un an, un million de personnes supplémentaires ont bénéficié d'un traitement antirétroviral dans les 137 pays à revenu faible ou intermédiaire et, au total, trois millions de patients sont traités. Mais on est encore loin de l'accès universel, puisque ce sont 9,7 millions de séropositifs qui ont besoin d'un traitement dans ces pays. Dans le rapport publié hier à Genève, l'OMS, l'ONUSIDA et l'UNICEF décrivent les principales difficultés à surmonter, dont une pénurie critique de personnels de santé et un manque de financement durable et à long terme. «TROIS MILLIONS d'ici à 2005» : l'objectif de l'OMS et de l'ONUSIDA d'assurer un traitement antirétroviral à 3 millions de personnes à la fin de 2005 n'a été atteint qu'avec deux ans de retard, en décembre 2007. Dans leur rapport annuel consacré à l'accès aux soins, « Vers un accès universel - Étendre les interventions prioritaires liées au VIH/sida dans le secteur de la santé », l'OMS, l'ONUSIDA et l'UNICEF saluent cette «étape importante» : non seulement le nombre de patients sous traitement a connu une hausse spectaculaire (950 000 de plus en 2007), mais le rythme de croissance s'accélère. Cela grâce notamment à l'augmentation du nombre de sites de traitement (10 000) et à la baisse des prix de la plupart des antirétroviraux de première intention (de 10 à 40 % entre 2006 et 2007). C'est en Afrique subsaharienne que la hausse a été la plus forte, avec désormais 2 millions de personnes sous traitement. Et l'accès des femmes aux thérapies n'est pas moindre que celui des hommes ; il est même meilleur dans certains pays, tout simplement grâce à la prise en charge lors de la grossesse et de l'accouchement.
http://www.quotimed.com/recherche/index.cfm?fuseaction=viewArticle&DArtIdx=411865

03/06/2008 De la prison ferme pour avoir transmis le sida : les associations protestent
http://www.tetu.com
Un hétérosexuel de 41 ans a été condamné hier, lundi 3 juin, à trois ans de prison dont deux ferme par le tribunal correctionnel de Marseille pour avoir transmis le virus du sida à sa compagne. Toxicomane, il avait au début de sa relation avec elle, en 1998, accepté de mettre un préservatif avant de lui expliquer que cela le gênait. La jeune femme avait découvert qu'elle était séropositive en juin 1999. L'avocat du condamné, Me Gérard Bismuth, a indiqué lors du procès, le 7 mai, que son client niait complètement sa maladie, une attitude qui pouvait expliquer, selon lui, qu'il n'ait pas averti sa compagne. Celle-ci avait déposé plainte pour tentative d'homicide involontaire et mise en danger d'autrui, mais la justice avait retenu le délit d'administration de substance nuisible ayant entraîné une infirmité ou une incapacité permanente. Les associations de lutte contre le VIH condamnent cette décision de justice, au nom de la responsabilité partagée dans le cadre de relations sexuelles. «Ces condamnations nourrissent le silence plutôt qu'elles ne le combattent», estime Act Up-Paris, pour qui «ce que dit ce jugement, c'est qu'il n'est toujours pas simple de dire aujourd'hui sa séropositivité dans notre pays». «Ni victimes, ni coupables: ce slogan historique d'Act Up-Paris est plus que jamais d'actualité», estime l'association. Bruno Spire, président de Aides, estime lui aussi que «pénaliser n'est pas la solution. Nous craignons les conséquences de cette tendance. Si la répression se concentre sur les séropositifs, il y a fort à parier que les gens n'iront plus se faire dépister. Les personnes psychologiquement faibles préfèreront sans doute vivre dans l'ignorance plutôt que de se savoir contaminatrices, et donc de potentiellement aller en prison. Et c'est là le vrai danger: ceux qui ignorent leur état sont plus dangereux pour les autres que ceux qui sont traités.»
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=13041&date_info=2008-06-03

02/06/2008 «Le seul coupable, c'est le virus du sida»
http://www.lefigaro.fr
INTERVIEW Un homme vient d'être condamné à deux ans de prison ferme pour avoir transmis le sida en connaissance de cause. Mais pour le président d'Aides, «pénaliser n'est pas la solution». Lundi, le tribunal correctionnel de Marseille a condamné un homme de 41 ans à trois ans de prison, dont un avec sursis. Il y a huit ans, la plaignante avait été contaminée par cet homme qu'elle aimait, et avec lequel elle vivait depuis neuf mois. Lui se savait séropositif et l'avait tu. Poursuivi pour «administration volontaire d'une substance nuisible ayant entraînée une incapacité ou une infirmité permanente», il avait été traité de «salaud» par le procureur, qui avait requis la peine prononcée. Cette affaire soulève une nouvelle fois la délicate question de la pénalisation de la transmission du virus du sida. Un débat relancé à Strasbourg en 2004, avec la condamnation a six ans ferme d'un homme qui se savait porteur du virus et qui l'avait sciemment transmis à deux jeunes femmes. Les acteurs de la lutte contre le sida s'inquiètent d'une généralisation de ce type de procès. Explications avec Bruno Spire, président de l'association Aides. Lefigaro.fr : Vous êtes contre la pénalisation de la transmission du sida. Est-ce à dire que vous comprenez la situation des personnes qui contaminent leur conjoint sans leur dire qu'elles sont séropositives ? Bruno Spire : Bien sûr que non. Mais attention, il faut tout d'abord rappeler que ces cas sont très rares : ils concernent moins de 1% des séropositifs. Heureusement, la majorité des personnes qui sont en couple se protègent ! Notre position, effectivement, est très claire : comme la très grande majorité des associations de lutte contre le sida, nous ne pensons pas que la pénalisation soit une solution.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/05/30/01016-20080530ARTFIG00531-le-seul-coupable-c-est-le-virus-du-sida.php

02/06/2008 Près de 80% des hommes du Swaziland refusent tout dépistage du Sida (étude)
http://www.lemonde.fr
Quatre hommes sur cinq au Swaziland, pays d'Afrique australe détenant le taux le plus élevé de séropositifs, refusent de se soumettre à un test de dépistage du sida, selon une étude officielle publiée vendredi. Au total 79,6% des hommes interrogés pour cette étude ont déclaré qu'ils refuseraient de se soumettre au test et seulement 46% se sont dits prêts à utiliser des préservatifs, précise cette étude effectuée par le bureau central des statistiques. En outre, 40% des hommes du Swaziland estiment que les violences conjugales peuvent être justifiées dans certaines circonstances. Près de 40% des adultes de ce petit pays d'Afrique australe sont séropositifs ou malades du sida, taux d'infection le plus élevé du monde, selon l'ONU. Dans un rapport publié en 2007, l'organisation Médecins pour les droits de l'Homme a souligné que la croyance traditionnelle, selon laquelle les femmes sont inférieures aux hommes et ne peuvent donc avoir le contrôle de leur sexualité, contribuait à la propagation du sida au Swaziland, dernière monarchie absolue d'Afrique. Le roi Mswati III a 13 femmes.
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-35649867@7-50,0.html

02/06/2008 Lancement de l'association "PLUS", coalition internationale sida
http://www.romandie.com
Des associations francophones viennent de lancer "PLUS, coalition internationale sida" pour que les personnes vivant avec le virus du sida puissent "peser auprès des financeurs internationaux" et "jouer un rôle central dans les politiques de santé liées à la maladie", ont déclaré lundi ses initiateurs. Présentée en présence du Dr Philippe Douste-Blazy, président de Unitaid et secrétaire général adjoint à l'Onu, la coalition est née de l'initiative de quatre associations, a précisé Bruno Spire, président de Aides-France. Outre Aides-France, les trois autres associations sont Arcad-sida Mali (association de recherche, de communication et d'accompagnement à domicile des personnes vivant avec le vih/sida), Cocqsida au Québec (coalitions des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida) et Alcs, association marocaine, présidée par le professeur Hakima Himmich. La coalition a déjà reçu des demandes d'adhésion (Roumanie, Pologne, Togo...), les associations devant remplir des critères de bonne gestion et représenter réellement des personnes concernées, notamment dans les instances dirigeantes, selon Aides. Unitaid, lancée en septembre 2006 et financé par une taxe de solidarité sur les billets d'avion, adoptée par certains pays, est une "centrale d'achats" de médicaments au meilleur prix possible, pour le traitement du vih/sida, du paludisme et de la tuberculose dans les pays en développement. Cela a notamment permis de soigner 140.000 enfants par trithérapies anti-sida, a relevé M. Douste-Blazy. La mise en place d'un système de santé avec "des professionnels qui savent ce qu'est un dispensaire, un hôpital de brousse" dans les pays qui en sont dépourvus est indispensable et nécessite de nouveaux financements, a-t-il souligné. Il a cité à ce sujet des pistes de "contributions citoyennes" évoquant des "contributions individuelles volontaires indolores" qui pourraient concerner l'e-commerce, par exemple. "Dans la région Maghreb-Moyen Orient, le vih/sida est sous diagnostiqué, sous déclaré et 5% seulement des patients qui en ont besoin ont accès aux traitements", a par ailleurs indiqué le Pr Himmich.
http://www.romandie.com/infos/news2/080602171827.53he2zk1.asp

02/06/2008 Trois millions de personnes ont été traitées contre le VIH dans le tiers-monde en 2007
http://www.lemonde.fr
Fin 2007, dans les pays à "revenu faible ou intermédiaire", les patients recevant un traitement contre le virus du sida (VIH) étaient près de 1 million de plus que fin 2006, indique un rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l'Onusida. Cela porte le nombre de patients sous traitement à environ 3 millions, soit sept fois plus qu'il y a quatre ans. L'objectif de l'initiative "3 millions d'ici à 2005", visant les pays du tiers-monde, aura été atteint avec deux ans de retard. Les agences onusiennes soulignent l'accélération globale des avancées, y compris dans les domaines de la prévention et du dépistage. "Fin 2007, on estimait que 200 000 enfants suivaient un traitement antirétroviral, contre 127 000 en 2006 et 75 000 en 2005", précise le document. En 2007, 33 % des femmes enceintes séropositives ont reçu des antirétroviraux pour prévenir la transmission du VIH à leur enfant, contre 10 % en 2004. Le nombre de femmes enceintes testées pour le VIH est passé à 18 % dans le monde, contre 16 % en 2006 et 10 % en 2005. Avec 2,5 millions de nouvelles contaminations en 2007, la situation est bien loin d'être sous contrôle. "En dépit du taux actuel d'élargissement, peu de pays sont dans les temps pour réaliser l'objectif d'un accès universel en 2010 ou les objectifs du Millénaire pour le développement en 2015", reconnaît le rapport.
http://www.lemonde.fr/web/recherche_resultats/1,13-0,1-0,0.html?dans=dansarticle&num_page=1&booleen=et&ordre=pertinence&query=sida&periode=7&sur=LEMONDE&x=15&y=5

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MessageSujet: Re: revue de presse crips 07/06/08   Lun 9 Juin - 21:08



06/06/2006 Sida : contamination ferme
http://www.liberation.fr
Il n’en revient pas. «L’audience avait été si rapide, à peine deux heures, on pensait que cela se terminerait par une peine symbolique.» Trois ans de prison dont deux ferme pour avoir transmis le virus du sida à sa compagne. Avocat depuis plus de trente ans au barreau de Marseille, Gérard Bismuth s’en veut. «Et dire que j’ai à peine plaidé» soupire-t-il. Drogue. La France succomberait-elle à la tendance de la pénalisation de la contamination du sida, comme on le voit un peu partout dans le monde ? Ce n’est, certes, pas le premier jugement rendu dans l’Hexagone sur ce type d’affaire, - il y avait eu le procès de Colmar (1) en janvier 2004 et d’autres procédures sont actuellement en cours - mais le jugement rendu lundi par le tribunal correctionnel de Marseille est le plus abrupt, alors que l’histoire est la plus banale. Gilles, qui a aujourd’hui 41 ans, n’a jamais été condamné. A l’âge de 10 ans, il est abandonné. Dix ans plus tard, il est grièvement blessé dans un accident de moto. Il fume, se drogue un peu, beaucoup. Il fait de fréquents séjours en hôpitaux psychiatriques, découvre qu’il a le sida et l’hépatite C, et suit alors des traitements. En 1998, il rencontre Christelle (le prénom a été modifié). Elle a 30 ans, un enfant. Il ne lui dit rien. Et tous les deux vivent près d’un an ensemble. Elle le quitte. Peu après leur séparation, elle se décide à faire un test VIH. Et découvre sa séropositivité. Elle dépose plainte le 2 mai 2000 pour «tentative d’homicide involontaire» et «mise en danger d’autrui». La justice retient finalement le «délit d’administration de substance nuisible ayant entraîné une infirmité ou une incapacité permanentes». «Mon client ? Il ne parle pas, raconte son avocat. Il a juste dit que lorsqu’il a rencontré Christine, il a voulu tout oublier. Il ne prenait plus ses médicaments qu’il avait laissés chez sa mère.» «Monsieur, vous êtes un salaud», lui a lancé par trois fois l’avocat général en commençant son réquisitoire. Gilles n’a rien dit. Christine était là. Dans un entretien au Parisien, elle a expliqué : «Je n’imaginais pas que l’on pouvait cacher ce genre de maladie, j’ai eu affaire à un imposteur. Porter plainte ? Je n’avais pas le choix, il fallait l’empêcher de nuire.» «Silence». Le jugement aussitôt connu, l’association Act-Up a réagi avec force. « Le sida est la seule maladie dont la transmission suscite aujourd’hui des poursuites pénales, menant à des peines de prison ferme. Ces condamnations nourrissent le silence plutôt qu’elles ne le combattent.».Quant à Aides, son président, Bruno Spire avoue : «Moralement, je comprends que des personnes qui se sentent trahies en attaquent d’autres en justice. La douleur, cela s’entend. Ce qui me choque, c’est que c’est finalement la société qui accuse et stigmatise les séropositifs.» (1) En juin 2004, le tribunal correctionnel de Strasbourg, pour la première fois en France, a condamné à six ans de prison ferme un homme pour avoir contaminé deux jeunes femmes.
http://www.liberation.fr/actualite/societe/330123.FR.php


02/06/2008 Londres débloque 12,3 miliards de francs pour lutter contre le sida
http://www.romandie.com/
La Grande-Bretagne s'est engagée à débloquer six milliards de livres (12,3 milliards de francs) sur sept ans afin d'améliorer les systèmes et services de santé dans les pays en développement. L'objectif est d'y améliorer la luttre contre le sida. Cet engagement annoncé par le secrétaire d'Etat britannique au développement international Douglas Alexander s'ajoute au milliard de livres déjà promis en faveur du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et la malaria. M. Alexander a souligné que cette aide "démontre la détermination de la Grande-Bretagne à se maintenir à l'avant-garde des efforts mondiaux" pour garantir un accès universel aux soins. Londres veut notamment oeuvrer en faveur de la diminution du coût des traitements et venir en aide aux orphelins et aux enfants vulnérables, en particulier ceux qui ont été infectés par le virus du sida. Elle entend également améliorer l'accès au planning familial et aux préservatifs.
http://www.romandie.com/infos/ats/display2.asp?page=20080603052637599172194815700_brf010.xml

30/05/2008 La formation de virus du sida dans une cellule visualisée
http://www.lefigaro.fr
Une première mondiale qui ouvre de nouvelles perspectives dans la lutte contre les maladies virales. Des chercheurs de l'université Rockefeller (New York) sont parvenus à visionner en direct la formation de plusieurs milliers de virus à l'intérieur d'une cellule infectée et leur sortie hors de la cellule (Nature en ligne, 25 mai 2008). Une première mondiale que l'on doit à Sanford Simon, un biophysicien de renom ; Paul Bieniasz, un spécialiste du virus du sida, et Nolwenn Jouvenet, une post-doc française qui a réalisé l'ensemble des expériences. Le virus observé par les scientifiques est le VIH, le virus du sida qui a fait 28 millions de morts depuis son apparition à la fin des années 1970. Sur les vidéos mises en ligne sur le site Web de la revue anglaise, on voit des petits points fluorescents (les virus) apparaître au milieu d'une tache blanchâtre (la cellule). On dirait des étoiles dans la nuit. Il s'agit en fait des particules virales, ce qu'en anglais on appelle des virions, autrement dit des jeunes virus tout frais sortis de leur hôte et n'ayant pas encore infecté une nouvelle cellule. Ces virions se forment en agglomérant les protéines présentes à l'intérieur du cytoplasme. On voit aussi plusieurs d'entre eux se détacher de la cellule.
http://www.lefigaro.fr/sciences/2008/05/29/01008-20080529ARTFIG00734-la-formation-de-virus-du-sida-dans-une-cellule-visualisee.php

29/05/2008 La Cour Européenne des Droits de l'Homme autorise la condamnation à mort des séropositifVEs étrangerEs
http://citegay.com
Le 27 mai 2008, la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) a estimé qu'expulser une personne séropositive vers un pays où elle ne pourrait pas avoir accès aux médicaments et aux soins n'était pas contraire aux droits humains : il ne s'agirait pas, selon l'arrêt rendu, d'un " traitement humiliant ou dégradant " tel que le définit l'article 3 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme [1].Ainsi la Grande-Bretagne pourra expulser vers l'Ouganda Mme N., âgée de 34 ans, et séropositive, atteinte de deux maladies opportunistes liées au VIH dont le syndrome de Kaposi. Pourtant selon le rapport de l'ONUSIDA paru en 2006, en Ouganda - où près de 10% de la population est infectée par le VIH - les traitements antirétroviraux sont à la charge des malades. Les médicaments à eux seuls coûtent au moins 42 dollars par mois dans un pays où le revenu moyen est de 23 dollars, autant dire que seule une petite partie de la population y a accès. La probabilité pour que Mme N. ait accès à des soins adaptés en Ouganda est donc très faible. En leur absence, les expertises médicales estiment son espérance de vie entre un et deux ans.Ces faits, la Cour les reconnaît : oui, l'accès aux traitements sera " aléatoire ", oui, elle est promise à une mort certaine, mais non, il ne s'agit pas de " circonstances exceptionnelles " qui pourraient justifier l'opposition à son expulsion. Plus largement, la Cour considère que " la réduction significative de l'espérance de vie n'est pas en soi suffisante pour emporter violation de l'article 3 ". Comment une décision qui limite le temps d'existence d'une personne ne peut-elle pas être considérée comme un traitement humiliant et dégradant ?Cette décision est d'autant plus grave qu'elle provient de la Grande Chambre, l'instance la plus élevée de la CEDH. Ses décisions ne peuvent faire l'objet d'appel et cet arrêté est désormais la jurisprudence la plus haute en Europe pour tous les cas d'expulsion de malades. La condamnation à mort par expulsion des malades est donc autorisée et cautionnée par la Cour Européenne des Droits de l'Homme, censée être la garante des droits fondamentaux. Il s'agit donc d'un recul historique pour les malades.Les motivations de la Cour sont claires : il ne s'agit pas de préserver les droits fondamentaux mais d'éviter de " faire peser une charge trop lourde sur les Etats ". Derrière cette allégation, il y a le spectre d'une immigration thérapeutique massive de migrantEs du Sud venant vers le Nord pour bénéficier de soins " illimités et gratuits ". Derrière le cynisme de l'argumentation, la réalité est tout autre. En France, le droit au séjour pour raisons médicales existe depuis 10 ans [2], il protège de l'expulsion les personnes atteintes de maladies graves et qui ne peuvent se soigner dans leur pays d'origine et leur accorde un droit au séjour pour suivre un traitement médical. Le nombre de demandes de titres de séjour pour soins est resté stable d'année en année et toutes les études montrent que l'immense majorité des personnes qui en bénéficient a découvert ou a contracté sa pathologie sur le territoire français [3]. Fondé sur des faits erronés et des motivations contraires aux objectifs de la Cour, ce jugement est inacceptable.Association de malades du sida, nous rejetons ce jugement scandaleux. Nous exigeons :- que la Grande-Bretagne suspende toute procédure d'expulsion à l'encontre de Mme N. et lui délivre un titre de séjour pour raisons médicales, - que le gouvernement français prenne position contre cette expulsion et demande l'extension du droit au séjour à l'ensemble de l'Europe,- que les parlementaires européenNEs se mobilisent pour faire rentrer dans le droit européen les principes d'inexpulsabilité et de régularisation des étrangerEs malades ne pouvant se soigner dans leur pays.-----[1] L'arrêt est consultable sur le site de la CEDH : http://www.echr.coe.int/echr/[2] Depuis 1997, grâce à la mobilisation des associations, dont Act Up-Paris, la loi garantit en France qu'un malade ne peut légalement plus être expulsé vers un pays où il ne pourra obtenir les traitements et le suivi médical que requiert son état de santé.[3] Cf. le rapport du Comité Médical pour les Etrangers (COMEDE) 2007, le rapport de l'ODSE (Observatoire du Droit à la Santé des Etrangers) qui fait le bilan des dix ans du droit au séjour pour soins (parution le 3 juin 2008)
http://citegay.fr/COMMUNIQUES/ASSOCIATIONS/00/communiques_liste.htm

29/05/2008 Démence et VIH
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Depuis l'arrivée des multithérapies, en 1997, les cas de démence chez les sidéens ont fortement baissé. Mais ce risque subsiste chez les patients ayant un taux de CD4 ou un âge avancé au moment de la séroconversion. Une étude anglo-italienne a rassemblé les données des cohortes CASCADE, regroupement de 23 cohortes d'Europe, du Canada et d'Australie. Parmi 15.380 participants, 265 ont développé une démence. L'analyse indique que l'incidence de la démence associée au VIH était de 6,49 cas pour 1.000 personne-années avant 1997 puis qu'elle a baissé, tombant à 0,66 cas entre 2003 et 2006. Mais certains patients conservent un risque élevé de développer une démence : il est multiplié par 40 chez ceux présentant moins de 99 cellules/mm3, par 10 pour ceux ayant entre 100 et 199 cellules/mm3 et par presque 4 chez ceux ayant entre 200 et 349 cellules/mm3. Ce risque dépend aussi de l'âge au moment de la séroconversion.
http://www.tetu.com/rubrique/sante/sante_breve.php?id_sante=613

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MessageSujet: Re: revue de presse crips 07/06/08   Jeu 12 Juin - 1:11

Sida, pour l’ONU des programmes sous-financés et trop de discriminations. Malgrè de réels progrès pour atteindre 30% des personnes atteintes du VIH / sida dans le monde, selon l’ONU, les programmes restent sous-financés. De plus, les discriminations continuent à entraver l'accès aux malades qui ont besoin de soins.
En dépit de progrès réels pour atteindre 30% des personnes atteintes du VIH / sida dans le monde, selon l’ONU, les programmes restent sous-financés. Les programmes pour soigner les malades accusent un déficit de 8 milliards de dollars en 2007.
De plus, les discriminations continuent d'entraver l'accès aux malades, selon un bilan présenté devant l'Assemblée générale de l’ONU à New York. Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU, a par ailleurs demandé l'arrêt des restrictions imposées aux malades du sida, par certains pays, pour l'entrée sur leur territoire, une politique menée notamment par les Etats-Unis depuis 1987.
Alors que le nombre de séropositifs qui ont accès à un traitement antirétroviral est passé de 2 à 3 millions entre 2006 et 2007, soit une augmentation de 50%, le nombre des nouvelles infections par le VIH / sida est estimé à 2,5 millions et celui des personnes décédées des suites du sida à 2,1 millions pour 2007.
C’est ce qu’ont souligné Peter Piot, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, et Michel Kazatchkine, Directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, lors d’une conférence de presse sur les résultats d’ensemble de la lutte mondiale contre le sida, au Siège des Nations Unies à New York.

Ban Ki-moon, lors l’ouverture de la Réunion de haut niveau sur le VIH / sida a présenté le dernier rapport sur la lutte contre la pandémie. Il a relevé des développements positifs, dont l’amélioration de l’accès des femmes et des enfants aux soins de santé et le fait qu’à la fin de l’année dernière, 3 millions de personnes des pays à faible et moyen revenus avaient eu accès aux traitements antirétroviraux.
Mais le Secrétaire général de l’ONU a aussi précisé qu’il y avait 2,5 millions de nouvelles infections au virus du sida chaque année et plus de 2 millions de décès. « Il y a aussi deux fois plus de personnes ayant besoin de traitements antirétroviraux et ceci est inacceptable, » a-t-il déclaré.

Pour le président de cette Assemblée générale, Srgjan Kerim, lors de son allocution d'ouverture de la réunion de haut niveau sur le VIH/sida, « la lutte contre le VIH/sida est fondamentale dans la recherche de la dignité et de la valeur de la personne humaine. Nous avons fait des progrès mais ils n'ont pas été suffisamment rapides. »
Il a appelé à continuer à travailler particulièrement sur la région de l'Afrique subsaharienne, où l’on dénombrait, en 2007, 68% des adultes vivant avec le VIH / sida, 90% des enfants infectés et 76% des morts dus au sida dans le monde. Par ailleurs, les femmes représentent désormais 61% des adultes infectés en Afrique.

Enfin, Peter Piot, le directeur exécutif du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), a quant à lui regretté que plus de 30% des séropositifs n'aient pas accès à des médicaments antirétroviraux dans le monde, rappelant que 6.000 personnes meurent par jour dans le monde à cause du sida, la principale cause de décès en Afrique et la septième cause de décès dans le monde.

Par ailleurs, s'adressant lors du premier forum mondial des dirigeants sur le VIH / sida et la tuberculose, le Secrétaire général des Nations unies a ajouté que la tuberculose est l'une des 10 principales causes de décès dans le monde, avec plus de 4.000 décès par jour. La tuberculose serait la principale cause de décès des personnes qui vivent avec le virus du sida. L'apparition de souches pharmaco-résitantes de tuberculose pourrait aussi devenir dans les années à venir un véritable problème à prendre en compte dans le traitement des personnes atteintes du VIH.
http://www.actualites-news-environnement.com/16510-Sida-ONU-sous-finances-discriminations.html

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