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 MEXICO2008 NEWS

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maya

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MessageSujet: MEXICO2008 NEWS   Lun 4 Aoû - 14:18

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/coup-d-envoi-de-la-conference-mondiale-sur-le-sida-a-mexico/924/0/264926
Coup d'envoi de la conférence mondiale sur le sida à Mexico

AFP

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon doit ouvrir dimanche soir la 17ème conférence mondiale sur le sida à Mexico à laquelle sont attendues quelque 22.000 personnes dont 2.500 séropositifs, venus témoigner de leur quotidien.

Outre les responsables des grandes organisations spécialisées telles que l'Onusida, le président mexicain Felipe Calderon et la directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Margaret Chan devaient intervenir à la tribune. Une enfant séropositive, Keren Gonzalez, du Honduras, choisie en raison de son engagement dans les campagnes de prévention, devait aussi s'adresser à l'assistance. La séance d'ouverture doit s'achever sur un concert du ballet folklorique mexicain, suivi du groupe "Le VIH n'est pas un groupe de rock".

Défis

Si en effet, pendant six jours, des résultats de recherches sur des médicaments devraient être rendus publics, on parlera aussi de leur coût, de la situation des enfants orphelins du sida, de l'utilisation du football pour combattre la maladie, de la Chine qui interdit son entrée - même pendant les Jeux olympiques - aux séropositifs, du nombre croissant de femmes contaminées... La prévention - circoncision, préservatifs... - sera au premier rang des préoccupations, mais on évoquera aussi les défis à affronter pour parvenir, un jour, à trouver un vaccin ou élaborer un gel microbicide. Zeda Rosenberg, responsable d'un groupe spécialisé dans les microbicides, reconnaissait cependant samedi soir devant quelques journalistes que "ce n'est pas simple".

La première réunion à se tenir en Amérique latine se déroule sur le thème "Agir partout maintenant", avec en toile de fond l'objectif que se sont fixé il y a deux ans les Etats membres de l'Onu, d'offrir à tous ceux qui en ont besoin prévention et traitement d'ici 2010. Objectif impossible, diront des économistes, qui rappelleront les accords signés sur la propriété intellectuelle qui devraient empêcher les pays en développement de contourner les règles sur les brevets. Stephen Lewis, ancien envoyé spécial de l'Onu en Afrique sur le Sida, notait samedi que le dernier rapport de l'Onusida, faisant le point de la pandémie, était "en retrait" par rapport à l'engagement pour 2010, repoussé de fait à 2015. "on risque de "couper l'élan", estimait-il. Avant de quitter son poste pour l'Onu, il avait déjà il y a deux ans dénoncé les promesses non tenues du G8 à l'égard des pays pauvres.

Discrimination sexuelle


Le nombre des personnes affectées atteignait 33 millions en 2007, avec l'an dernier pas moins de 2,7 millions de nouveaux cas. Samedi, les chiffres concernant les Etats-Unis ont été révisés à la hausse, de 40.000 personnes infectées à 56.300 en 2006.

En préambule à la conférence, plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi dans les rues de Mexico contre la discrimination sexuelle et l'homophobie, une réalité régulièrement dénoncée en Amérique latine. "L'homophobie tue, tuons l'homophobie, le silence tue, tuons le silence", a lancé Peter Piot, directeur exécutif de l'Onusida, avant le départ de la marche. Plusieurs "premières dames" d'Amérique latine et des Caraïbes ont aussi dénoncé à Mexico la menace que représente le virus pour les femmes de la région, du fait notamment d'un manque d'information. Les femmes comptent pour la moitié des personnes atteintes par le VIH dans le monde, et pour près d'un tiers en Amérique latine et dans les Caraïbe+++++++++++++++++++
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AFP 2 aout 2008

]Sida: 22.000 personnes en conférence à Mexico à partir de dimanche


MEXICO - Mexico accueillera à partir de dimanche la 17ème conférence internationale sur le sida, où 22.000 personnes discuteront pendant six jours d'une pandémie qui touche 33 millions de personnes, et chaque année 2,7 millions de plus.


Cette rencontre sur le thème "agir partout maintenant" est précédée samedi par la "1ère Marche internationale contre la stigmatisation, la discrimination et l'homophobie", où l'on devrait exiger l'éducation à la tolérance, la répression de l'homophobie, la dépénalisation universelle de l'homosexualité et l'égalité des droits.


La conférence elle-même sera ouverte dimanche soir (19H00 locales, lundi 00H00 GMT) par le président mexicain Felipe Calderon. Siégeront à la tribune le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, la directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé Margaret Chan, Peter Piot, directeur de l'Onusida, le programme spécialisé de l'Onu, Pedro Cahn, codirecteur de la Société internationale du sida, organisatrice de la conférence, l'ancien président du Botswana Festus Gontebanye Mogae...


L'ancien président américain Bill Clinton, en tournée dans plusieurs pays d'Afrique, arrivera lundi au Mexique.


Cette réunion intervient dans un climat ambigu, où l'on applaudit les énormes succès obtenus depuis que le virus de l'immunodéficience humaine a été identifié, il y a 25 ans, tout en se demandant si l'on arrivera jamais à le vaincre.


Certes, les financements, de 10 milliards de dollars l'an dernier, apparaissent énormes et devraient monter encore en puissance avec l'engagement des Etats-Unis de tripler les fonds de leur plan Pepfar, qui inclut la lutte contre le sida.


Les progrès sur les traitements sont remarquables et les trithérapies, qui s'améliorent d'année en année, ont donné 13 années d'espérance de vie supplémentaires aux malades. La distribution des médicaments vers les pays du sud s'est élargie, même si elle ne couvre encore que le tiers des besoins.


Mais il faut constater aussi l'échec des recherches sur un éventuel vaccin et la lenteur des progrès sur les gels microbicides. Les préventions sont imparfaites: circoncision efficace à 50/60%, préservatifs très contraignants.


La conséquence, c'est que pour une personne nouvellement traitée, trois autres sont nouvellement infectées.


Il faudra d'ailleurs bien admettre, à Mexico, que l'objectif fixé par les pays membres de l'ONU de permettre à tout le monde d'accéder à la prévention ou au traitement d'ici 2010 paraît intenable. Pour l'Onusida, il faudrait 42 milliards de dollars par an pour parvenir à un accès universel. "Le virus est toujours un défi immense qui mérite une réponse exceptionnelle", martèle Pedro Cahn.


"Les succès ne doivent pas cacher les déficiences", commente-t-il dans un entretien avec l'AFP, en ajoutant qu'il est "difficile de combattre l'épidémie si nous ne parlons pas d'éducation sexuelle".


Les associations seront très présentes à Mexico pour parler des nombreux problèmes sociaux que pose la maladie.


Parmi d'innombrables autres, l'association française "Elus locaux contre le sida" évoquera les restrictions de circulation imposées aux séropositifs: les Etats-Unis sont en train de les lever, mais elles existent encore en Russie et en Chine.


Aides évoquera le sort peu enviable des homosexuels d'Afrique, Médecins Sans Frontières (MSF) expliquera l'impact du manque de personnel de santé sur l'accès aux traitements. L'association internationale JLICA soulignera les problèmes des enfants, séropositifs ou orphelins du sida.


Enfin les discriminations seront au coeur de la conférence qui se tient pour la première fois en Amérique latine, une région hostile aux porteurs du VIH.



Source:http://www.romandie.com/infos/news2/080802064836.wi1tq3q4.asp
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Actions Traitements vous fait partager ses impressions en direct de Mexico…



Retrouvez l’actualité du sommet des personnes séropositives (31/07 au 01/08/2008),

puis de la conférence mondiale dans la rubrique Multimédia : en direct de …



http://www.actions-traitements.org/spip.php?rubrique1026



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MessageSujet: Re: MEXICO2008 NEWS   Mar 5 Aoû - 12:13

Le taux moyen d'infection des hétérosexuels par le VIH est sous-estimé


MEXICO - Le taux d'infection par le VIH des couples hétérosexuels sérodifférents (un séropositif, un séronégatif), que l'on fixe généralement à une transmission par 1.000 contacts, peut être plusieurs centaines de fois supérieur en présence de facteurs de risque, selon une étude.
Cette étude, publiée mardi en ligne et dans le numéro de septembre de la revue britannique "The Lancet Infectious Diseases", devait être présentée à Mexico, dans le cadre de la conférence mondiale sur le sida.
Selon la revue, le taux d'infection de 1 pour 1000 ne vaut que pour les couples stables avec peu de facteurs de risque.
Une équipe de chercheurs conduite par Kimberly Powers, de l'Université de Caroline du nord (Etats-Unis), a étudié les données publiées sur le sujet et estimé les effets des facteurs de risque dans la transmission du virus.
Les résultats sont extrêmement variés, selon que les contacts sont vaginaux ou anaux, que l'homme soit ou non circoncis, que l'un ou l'autre souffre d'ulcères génitaux, que la personne infectée soit à un niveau plus ou moins élevés d'infection virale...
Utiliser une référence unique -1 chance sur 1000- est "sous-estimer" le risque, selon les auteurs de l'étude, qui estiment que c'est "un minimum". Soulignant "la grande hétérogénéité" de l'infection hétérosexuelle, ils font valoir que ce serait "dangereux" de croire que le virus est "très difficile à transmettre dans des couples hétérosexuels".
(©AFP / 05 août 2008 04h59)

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MessageSujet: Re: MEXICO2008 NEWS   Jeu 7 Aoû - 11:35

Communiqué des associations du TRT-5 : Actions Traitements, Act Up-Paris, AIDES, ARCAT, Dessine-moi un mouton, Nova Dona, Sida Info Service et Solensi
Recommandations sur la prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH : les conditions de vie reconnues comme un élément déterminant du succès thérapeutique



Le groupe inter-associatif « Traitements et Recherche Thérapeutique » TRT-5 participe depuis de nombreuses années à l’élaboration des recommandations françaises sur la prise en charge des personnes infectées par le VIH. En 2008, nous nous sommes mobilisés pour l’inclusion d’un chapitre entièrement consacré aux conditions de vie des malades comme déterminant de la réussite de la stratégie thérapeutique. Nous avons également plaidé avec succès pour la prise en compte dans les recommandations de thématiques transversales, portant sur les étrangers/migrants, les femmes, les personnes détenues, les transgenres et le vieillissement des séropositifs.



Lire la suite sur : http://www.trt-5.org/article220.html

L'amour entre hommes n'est pas rose


Mardi 5 août

Plus de 45 minutes de navette de mon hôtel au Centro Banamex ce matin, un trajet qui prend en moyenne 20 minutes. Le système des navettes entre les hôtels et la conférence est très bien organisé, mais la circulation de Mexico est tout aussi imprévisible que le temps.

J'ai découvert, en arrivant sur les lieux, un Village global presque désert comparativement à hier, mais très occupé tout de même. Ce qui frappe au premier coup d'œil dans ce village, c'est d'y voir autant de jeunes qu'ils soient délégués ou bénévoles. Ce qui est un peu désolant, c'est de constater que les jeunes séropos du Québec sont totalement absents ici, de même que les personnes séropositives du Québec en général.

En sortant du Village, après avoir observé de loin le spectacle d'un transgenre virevoltant au rythme de la musique, j'ai entendu bien malgré moi la conversation de deux délégués africains qui martelaient derrière moi l'interminable sentier de contreplaqué gris menant à l'édifice Banamex. Ils échangeaient des propos homophobes tout naturellement comme on parle de la pluie et du beau temps, mais surtout ils se félicitaient que cette dépravation homosexuelle ne touche pas leur pays. Comme pour leur faire contrepoids, une présentation exceptionnelle sur les MSM (hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes) se donnait au même moment, celle du Dr Jorge Saavedra, fondateur de la première clinique ambulatoire VIH de Mexico, Clinica Condessa.

Partout, en Europe, en Ukraine, en Asie du Sud-Est, au Mexique, au Pérou, en Argentine, en Chine, en Inde, en Afrique, les taux d'infection des MSM dépassent largement ceux de la population en général. Dans une majorité de pays, ces cas d'infections sont cachés et niés par les autorités. Partout la violation des droits humains, la criminalisation de l'homosexualité, l'homophobie aggravent la situation. L'infection au VIH chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes est une question de droits humains autant, sinon davantage, qu'une question de santé publique. Le Dr Saavedra l'a très bien démontré. Je suis heureux qu'il ait, comme pour braver mes deux Africains, tenu à remercier son « mari » puisqu'il est en effet marié à un homme depuis quatre ans en toute légalité à Mexico.

J'au reçu également les confidences d'un délégué du Moyen-Orient disons, pour ne pas lui créer d'ennui, qui m'a raconté toute la difficulté d'être séropositif dans son pays et l'impossibilité de vivre son homosexualité. D'après lui, il faudra plusieurs générations avant qu'une certaine forme de tolérance puisse voir le jour dans son pays. Comment le contredire quand la loi prévoit lui couper la tête ?

Une nouveauté tout de même, du côté des médicaments. Un nouvel INTI en développement par le groupe Avexa d'Australie, l'Apricitabine. Bonne tolérance dans le premier groupe d'essai, mais il est encore tôt pour tirer des conclusions.

Pour ce qui est du lunch du midi au Salon des séropos, ça ne s'arrange pas. Malgré toute la bonne volonté des bénévoles, il y a une file interminable de personnes qui attendent avant d'entrer au compte-gouttes. La révolte gronde. Est-ce que la brigade des policiers habillés en Robocop se mettra de la partie ?

Histoire à suivre…

Albert Martinhttp://www.frequencevih.ca/spip.php?article1016

--
Fréquence VIH
Un réseau d'affirmation

C.P. 59 036
CP Saint-Hubert
Montréal, Québec, H2S 2M0
Site web: www.frequencevih.ca
Courriel: info@frequencevih.ca



function imgzoom(o) {if(event.ctrlKey) {var zoom = parseInt(o.style.zoom, 10) || 100;zoom -= event.wheelDelta / 12;if(zoom > 0) {o.style.zoom = zoom + '%';} return false; } else {return true;}}


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MessageSujet: Re: MEXICO2008 NEWS   Jeu 7 Aoû - 11:39

Sida: 12 millions d'infections évitables avec une prévention combinée


MEXICO - Douze millions d'infections par le VIH pourraient être évitées d'ici 2015 avec une vraie politique de prévention combinant plusieurs méthodes, à niveau de contamination constant, selon un "appel à l'action" lancé par l'Onusida à l'occasion de la Conférence de Mexico.
Dans cet appel, publié mercredi dans la revue britannique Lancet, le directeur de l'Onusida Peter Piot et ses collègues soulignent que le nombre de nouvelles infections annuelles serait alors réduit des deux-tiers.
La prévention combinée, utilisant conjointement plusieurs pistes -préservatif, circoncision, échange de seringues, changement de comportement sexuel...- est au coeur de la Conférence internationale sur le sida qui s'achève vendredi.
"Les gouvernements, les communautés et les chercheurs doivent mettre en application une prévention combinée, et la communauté internationale doit mobiliser tout le soutien nécessaire pour cet effort", estiment les signataires, qui rappellent que chaque jour quelques 7.000 personnes sont nouvellement infectées par le virus.
Pour eux, les programmes les plus importants dans ce domaine n'ont pas obtenu un financement suffisant, et n'ont pas visé forcément les populations qui en ont le plus besoin.
Les responsables de l'ONUSIDA demandent aux chercheurs et à ceux qui les soutiennent d'"élargir l'agenda de la recherche sur la prévention", en particulier dans le domaine de la recherche "opérationnelle", ou recherche appliquée.
Ils demandent aussi que le travail sur la mise au point d'un vaccin, qui a connu récemment des échecs, se poursuive, et que se développe l'investissement dans la recherche pour toute autre technologie préventive.
Pour l'Onusida, le coût estimé d'une prévention accessible à tous devrait atteindre un peu plus de 15 milliards de dollars d'ici 2015.
"Aucun des succès de la prévention des dernières 25 années n'a été facilement obtenu", notent les signataires, pour qui il convient d'aborder le problème avec une approche de long terme.
(©AFP / 06 août 2008 17h35)
Nouvelles CATIE - La maladie cardiovasculaire – les lipides ne sont pas les seuls coupables[/size]

[size=9]Dans les pays à revenu élevé, la très grande accessibilité de la multithérapie antirétrovirale (trithérapie) a donné lieu à un déclin spectaculaire de la mortalité liée au sida. Toutefois, la multithérapie cause des effets secondaires et des complications, y compris l’augmentation du risque de maladie cardiovasculaire chez certains patients.

Ce risque est partiellement attribuable à une augmentation des taux de lipides – cholestérol et triglycérides – dans le sang. Mais la hausse des taux de lipides n’offre qu’une explication partielle de l’augmentation des risques cardiovasculaires. Pour évaluer d’autres facteurs d’ordre pharmaceutique, des chercheurs de l’état d’Indiana et de Los Angeles ont conduit une étude. Entre autres, ils ont évalué les effets directs et indirects des médicaments anti-VIH sur la santé des vaisseaux sanguins, et plus particulièrement sur l’endothélium (revêtement des vaisseaux sanguins).

Que fait l’endothélium?
L’endothélium sert d’interface entre le sang et les tissus. Mais il ne s’agit pas d’une simple couche tissulaire passive. L’endothélium contribue à réguler la circulation sanguine en se contractant et en se relâchant en alternance. Il exerce également un effet sur la pression artérielle. Par son influence sur le flux sanguin et la pression artérielle, l’endothélium peut avoir un grand impact sur le risque de maladie cardiovasculaire.


Pour le meilleur et pour le pire
Lorsqu’il est en bonne santé, l’endothélium n’a aucune difficulté à se dilater et à se relâcher selon les besoins du corps. Toutefois, dans les cas de maladie cardiovasculaire, l’endothélium se met à fonctionner de plus en plus mal et perd sa capacité de réguler la circulation et la pression sanguines. Un endothélium en mauvaise santé libère également des signaux chimiques appelés cytokines qui contribuent à l’inflammation et aux maladies du cœur.


Puisque la dysfonction endothéliale est la première étape sur le chemin de la maladie cardiovasculaire, les chercheurs spécialisés en cardiologie étudient souvent ce problème.

L’endothélium et la multithérapie
Le premier médicament anti-VIH puissant et tolérable à arriver sur le marché s’appelait l’indinavir (Crixivan). Il s’agissait d’un inhibiteur de la protéase. Mis sur le marché en 1996, l’indinavir devait se prendre toutes les huit heures sur un estomac vide. De plus, les patients devaient boire au moins un litre de liquide additionnel par jour. La consommation de beaucoup d’eau aidait à réduire le risque de calculs rénaux, un problème douloureux associé à l’indinavir. Pour cette raison et d’autres, l’indinavir est peu utilisé de nos jours dans les pays à revenu élevé.


Il n’empêche que l’indinavir a fait l’objet de beaucoup d’études il y a une dizaine d’années parce que les chercheurs tentaient d’expliquer la source des effets secondaires qu’il causait. Entre autres, ils ont trouvé que l’indinavir causait la dysfonction endothéliale. Ce médicament peut également rendre les cellules moins sensibles à l’insuline et entraîner l’insulinorésistance. Rappelons que lorsque l’insulinorésistance provoque une accumulation importante et prolongée d’insuline et de glucose dans le sang, le diabète risque de s’ensuivre.

Inhibiteurs de la protéase plus récents
Comme nous l’avons mentionné, l’indinavir appartient à une famille de médicaments appelés inhibiteurs de la protéase. De nos jours, les deux inhibiteurs de la protéase les plus utilisés au Canada et aux États-Unis sont les suivants :


* atazanavir (Reyataz)
* lopinavir-ritonavir (Kaletra)


Pour en savoir plus sur l’impact de ces deux médicaments sur les vaisseaux sanguins, des chercheurs américains ont réalisé une étude dont nous rendrons compte dans le prochain article de Nouvelles-CATIE.


Nouvelles-CATIE est redigé par membres du Réseau canadien d'info-traitements sida, à Toronto. Vos commentaires sont bienvenus.

http://www.catie.ca

Nouvelles CATIE - Les effets secondaires dans le collimateur

En 1996, l’inéluctable raz-de-marée qu’était alors le sida a commencé à reculer grâce à l’introduction de la multithérapie antirétrovirale (trithérapie). Pour la première fois, les infections et la mortalité liées au sida ont commencé à diminuer, du moins dans les pays à revenu élevé.

Dans l’euphorie initiale suscitée par l’arrivée de la multithérapie, peu de gens pensaient aux effets secondaires possibles, et personne ne pouvait prévoir les nombreux problèmes bizarres et troublants qui allaient survenir plus tard, à savoir :

* la disparition de graisse sous-cutanée (couche de graisse située sous la peau) dans les jambes, les bras et le visage
* l’accumulation de graisse sur la nuque et les épaules (bosse de bison)
* l’accumulation de graisse dans l’abdomen et les seins (chez les femmes)
* l’augmentation des taux de lipides (graisses) dans le sang – le « mauvais » cholestérol (LDL-C) et les triglycérides
* l’augmentation des concentrations de sucre (glucose) et de l’hormone insuline dans le sang
* la réduction du taux du « bon » cholestérol (HDL-C) dans le sang


Dans une tentative d’expliquer les symptômes et les signes insolites qu’ils observaient, les chercheurs se sont dépêchés pour regrouper ces derniers sous le nom de syndrome de lipodystrophie lié au VIH dès 1998. Avec le recul, on peut bien se demander si cette décision fut la bonne parce que le fait de regrouper ces différents effets secondaires pourrait avoir empêché les chercheurs de bien comprendre la lipodystrophie. Rappelons que le terme « syndrome » laisse entendre que tous les éléments sont reliés. Or, tous les problèmes métaboliques associés au syndrome de lipodystrophie ne se produisent pas chez toutes les personnes en multithérapie. De plus, il semblerait qu’il n’y ait pas de lien entre plusieurs de ces anomalies métaboliques. En fait, il est possible que plusieurs processus différents s’opèrent en même temps pour causer ces effets secondaires. Heureusement que les chercheurs poursuivent leur étude du syndrome de lipodystrophie dans l’espoir d’en trouver l’origine.

Est-ce l’âge ou le sida?
Afin de mieux éclairer les causes du syndrome de lipodystrophie, les chercheurs tentent de distinguer entre au moins trois facteurs chevauchants :


* processus de viellissement
* effets à long terme de l’infection au VIH
* effets secondaires liés aux médicaments


Malgré leurs efforts, les chercheurs n’ont pas eu la vie facile à cet égard.

Que fait le VIH?
Avant l’arrivée de la multithérapie, les chercheurs constataient que les taux de HDL-C avaient tendance à diminuer relativement tôt dans l’évolution de l’infection au VIH. Au fil du temps, les taux de LDL-C diminuaient également. Lorsque le sida se déclarait, on constatait une augmentation du taux de triglycérides ainsi que celui de la lipoprotéine de très faible densité (VLDL). Plus récemment, les chercheurs ont trouvé que les vaisseaux sanguins semblaient vieillir prématurément lorsque le VIH n’était pas traité.


Tous ces changements se produisent probablement parce que le corps s’adapte au stress associé à une infection virale chronique.

S’agit-il d’un retour de la santé?
Certains des changements métaboliques qui se produisent à la suite d’une multithérapie sont bénéfiques, y compris les augmentations modestes du poids et des concentrations lipidiques dans le sang. Toutefois, d’autres changements ne sont pas bénéfiques, notamment les suivants :


Poids
La prise de poids excessive et l’accumulation de graisse dans l’abdomen, surtout de la graisse viscérale qui enveloppe les organes vitaux, peuvent poser des risques pour la santé.


Forme corporelle
Il est probable que la perte de graisse sous-cutanée dans les bras, les jambes et le visage est attribuable à l’exposition au médicament d4T (stavudine, Zerit) et, dans une moindre mesure, à l’AZT (zidovudine, Retrovir).


Lipides
L’augmentation des triglycérides qui s’observe chez certains patients en multithérapie, plus particulièrement ceux recevant des inhibiteurs de la protéase, est probablement un effet secondaire des médicaments, notamment du ritonavir (Norvir). L’augmentation des taux de cholestérol et de triglycérides se produit souvent sous l’effet de l’éfavirenz (Sustiva, Stocrin et dans Atripla). Quant à l’inhibiteur non nucléosidique névirapine (Viramune), elle tend à faire augmenter le taux de HDL-C.


La combinaison d’une médication hypolipidémiante (qui fait baisser les taux de lipides), d’exercices réguliers et de certaines modifications alimentaires peut contribuer à réduire les taux de lipides. Et l’arrêt du tabagisme a d’importants bienfaits non seulement pour le profil lipidique mais aussi pour l’état de santé global du patient.

Au-delà des lipides
L’augmentation des risques cardiovasculaires associée à la multithérapie s’explique partiellement par des changements défavorables dans les taux de lipides. Mais il y a d’autres facteurs à l’œuvre qui doivent être explorés. Dans le prochain article de Nouvelles-CATIE, nous approfondirons notre discussion au sujet des facteurs de risque cardiovasculaires et de la santé des vaisseaux sanguins, ainsi que notre description des risques associés au VIH et à la multithérapie.


source : catie

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MessageSujet: Re: MEXICO2008 NEWS   Jeu 7 Aoû - 11:47

Mexico le 06/08/2008

prevention ou en est on ?
Il y a 19 heures

MEXICO (AFP) — La prévention contre le virus du sida s'est installée mardi au coeur de la conférence de Mexico, où nombre d'intervenants ont insisté sur la nécessité de s'engager avec force dans l'application conjointe des stratégies existantes et dans la recherche de nouveaux moyens.
"Aujourd'hui il y a beaucoup de stratégies efficaces pour prévenir l'infection par le virus et tous les pays doivent s'engager pleinement dans leur application", a lancé le co-président de la conférence Luis Soto Ramirez, chef du département de virologie moléculaire à l'Institut de sciences médicales de Mexico.
De fait, si les antirétroviraux (ARV) sont au point et commencent à faire baisser les décès, les financements internationaux risquent rapidement d'être insuffisants, du fait de la progression du nombre des personnes infectées et du renchérissement envisageable des médicaments.
En outre les recherches sur un éventuel vaccin piétinent et celles sur les microbicides, un gel préventif pour les femmes, n'ont encore rien donné.
La prévention revient donc au coeur des préoccupations, et nombre d'intervenants ont prôné une prévention multiforme conjuguant différents moyens.
A ce jour, le préservatif est toujours la seule prévention efficace -mais "ce n'est pas facile tout le temps, et chez les gays il y a une lassitude", selon Bruno Spire, président de l'association Aides. La circoncision réduit les risques de seulement 50 à 60%.
Le "groupe de travail sur la prévention globale du virus" -une émanation des fondations Bill Gates et Henry Kaiser- a appelé mardi à "une action urgente" pour aider aux changements de comportement, notamment en ce qui concerne l'usage de drogues et la sexualité sans contrôle.
Une stratégie qui serait "hautement efficace", puisque -associée certes à d'autres modes de prévention- elle pourrait selon le groupe "diviser par deux" le taux de nouvelles infections d'ici 2015.
L'utilisation des traitements antirétroviraux (ARV) est déjà un succès dans la prévention de la transmission mère-enfant. Plus nouveau, des essais sont en cours pour son usage préventif dans le reste de la population concernée.
Le tenofovir, déjà utilisé en post-traitement pour les personnels de santé qui se blessent, pourrait ainsi l'être aussi en préventif. Avec le risque, selon les experts, qu'une utilisation préventive n'aide, en cas d'échec, le virus à muter.
A ce jour, "on manque de données", note le Pr Jean-François Delfraissy, directeur de l'Agence française de recherches sur le sida (NRS). Bruno Spire parle d'une "grosse attente" et voit une "rationalité logique" à ce que ça marche.
Enfin nombre de praticiens ont insisté sur la nécessité d'élargir le recours au dépistage, pour que davantage de séropositifs sachent qu'ils le sont. A ce jour, 50% de ceux qui ont transmis le virus ignoraient qu'ils étaient positifs, a rappelé le Pr Delfraissy.
Adeeba Kamarulzaman, président du conseil du Sida de Malaisie, a souligné enfin qu'en ce qui concerne les toxicomanes et les homosexuels c'est "la stigmatisation et la criminalisation qui empêchent l'application de programmes de prévention".


source:http://afp.google.com/article/ALeqM5hCycrjL5q6jbcE-mJCu1MqGuEeDQ

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MessageSujet: Re: MEXICO2008 NEWS   Ven 8 Aoû - 10:39


Nouvelles de Mexico, mercredi 6 août 2008
La pénalisation de la transmission du VIH n'est pas une mesure de prévention: l'ONUSIDA réaffirme la position de l'Aide Suisse contre le Sida


La criminalisation de la transmission du VIH ne concerne pas uniquement en Suisse les personnes porteuses du VIH et les organisations qui représentent leurs intérêts. A Mexico, pas moins de 9 symposiums et sessions sont menés et 11 posters présentés sur ce thème. La Suisse joue toutefois malheureusement un rôle de premier plan dans la criminalisation de la transmission du VIH: une personne séropositive peut être poursuivie pénalement pour tout rapport sexuel non protégé, y compris s'il n'y a pas eu contamination, et désormais, depuis une récente confirmation du Tribunal fédéral, même si la personne ignorait qu'elle était porteuse du virus. L'Aide Suisse contre le Sida dénonce cette législation de plus en plus répressive, en particulier dans les cas où la transmission du VIH a lieu au cours d'une relation sexuelle occasionnelle, où la responsabilité des deux partenaires est dès lors engagée de façon égale. Il n'est pas correct de placer l'entière responsabilité de la prévention sur le partenaire séropositif cette criminalisation injustifiée contribue à alimenter la stigmatisation que subissent femmes et hommes vivant avec le VIH en Suisse. Cette position a été confirmée ce matin per l’ONUSIDA.

Lors d'une session spéciale sur le thème "Transmettre ou ne pas transmettre, est-ce bien là la question?", la situation de la pénalisation de la transmission du VIH dans différents pays a été passée en revue. À cet égard, tous les intervenants furent unanimes: la tendance mondiale à l'introduction de nouvelles dispositions pénales ou le renforcement de l'application des lois existantes contre les personnes vivant avec le VIH est une catastrophe pour les programmes de prévention.

Certains experts ont même parlé du "virus HIL" (LHI en français), le "virus de la Loi Hautement Inefficace". Ces quatre dernières années rien qu'en Europe, 6 nouveaux pays ont introduit des dispositions pour pénaliser la transmission du VIH. C'est pourquoi l'ONUSIDA a publié juste à temps pour la conférence de Mexico un nouveau document sur la criminalisation de la transmission du VIH dans lequel sont répertoriés les risques que ces politiques comportent pour la prévention du sida et les droits des personnes vivant avec le VIH.

Comme l'affirme l'ONUSIDA, il n'existe pas une seule donnée prouvant que de telles dispositions du Code pénal empêchent la transmission du VIH. Juge de la Cour suprême d'Afrique du Sud, Edwin Cameron a pour sa part déclaré lors d'une conférence de presse que "ces lois sont mauvaises".

Cela s'applique aussi à la Suisse: la pratique actuelle a pour risque de laisser croire à la population qu'elle n'a plus à se préocuper de sa protection lors des rapports sexuels puisqu'il existe une obligation unilatérale pour toute personne séropositive, et même pour toute personne qui a pu avoir une relation non protégée mais ignore son statut, d'utiliser un préservatif lors de tout contact sexuel.
Or les règles du safer sex s'appliquent à tous. La lutte contre le VIH/sida ne peut se faire par des lois pénales uniquement, elle passe avant tout par la prévention qui fait appel à la responsabilisation de chacun.

La pénalisation ne devrait s'appliquer que dans les cas de contamination délibérée et avérée, de contamination par violence, ou lorsque la contamination intervient dans le cadre d'une relation stable et durable où le partenaire a caché son statut sérologique.


Plus d’informations en direct de Mexico:

Thomas Lyssy
Porte-parole de l’Aide Suisse contre le Sida
Mobile 079 320 90 02
thomas.lyssy@aids.ch
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MessageSujet: Re: MEXICO2008 NEWS   Ven 8 Aoû - 11:46

http://www.romandie.com/ats/news/080808000303.64388k62.asp


Sida: une combinaison thérapeutique inédite pour des patients en gros échec


MEXICO - Une combinaison thérapeutique "inédite" permettant de traiter avec une grande efficacité les patients en multi-échec et porteurs d'un virus immunodéficitaire ultra-résistant a été présentée jeudi à Mexico, dans le cadre de la Conférence sur le sida.
L'Agence française de recherches sur le sida (ANRS), qui a mené l'étude en partenariat avec deux laboratoires, souligne que "pour la première fois" une combinaison pour ces patients en gros échec présente "une efficacité comparable à celle observée chez des patients qui reçoivent un premier traitement".
Selon Jean-François Delfraissy, président de l'ANRS, il s'agit d'un ensemble de "trois nouvelles molécules" qui a permis, sur une étude de six mois, de constater chez 90% des patients traités "une charge virale indétectable", c'est à dire inférieure à 50 copies par ml. Le traitement a été bien toléré.
L'essai ANRS 139 TRIO, mené sur 103 patients suivis pour infection par le VIH depuis 17 ans en moyenne et sous traitements antirétroviraux depuis quelque 13 ans, a été coordonné par le Pr Yazdan Yazdanpanah (service des maladies infectieuses et du voyageur, Centre hospitalier de Tourcoing).
Les patients avaient un virus présentant "de nombreuses mutations de résistance aux trois principales familles d'antirétroviraux", selon un communiqué de l'Agence, pour qui il s'agit d'"une avancée pour la prise en charge des nombreux patients en situation d'échecs thérapeutiques répétés".
Ces résultats montrent aussi qu'on peut se fixer comme "objectif à atteindre" pour ces patients une charge virale inférieure à 50 copies par ml, note le Pr Delfraissy.
Un suivi à plus long terme est en cours de réalisation, pour déterminer si l'efficacité se maintient dans le temps.
(©AFP / 08 août 2008 02h03)



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MessageSujet: Re: MEXICO2008 NEWS   Ven 8 Aoû - 11:47

Actualités VIH : Mexico 2008



Le sexe séropositif est-il un crime ?

Mercredi 6 août

Le sexe est très présent dans cette conférence de Mexico. Par les sujets traités ici ou qui lui sont reliés, mais aussi par la présence visible de ce qu'on appelle les minorités sexuelles, en particulier les transgenres qui sont très nombreux. Les présentations sur la prostitution dans plusieurs pays sont également au programme. J'en retiens une par chauvinisme, mais surtout parce que cette présentation sur poster est très populaire et visitée. Ce projet de recherche de Maria Nengeh Mensah sur le travail du sexe en 14 questions est fait en collaboration avec l'organisme Stella de Montréal.

La criminalisation de la transmission du VIH a été abordée à plusieurs endroits en même temps. Une présentation faite par le canadien Richard Pearshouse à propos d'une certaine contagion législative en Afrique de l'ouest, mais pas uniquement, nous enseigne que sous prétexte de respecter les droits humains plusieurs de ces lois font exactement le contraire et même aggravent la situation des personnes séropositives. L'idée de protéger les droits des PVVIH est en soi honorable, mais elle s'accompagne très souvent de mesures pénales inadmissibles. Sans surprise, ces lois nous rappellent la douloureuse affaire de la québécoise « Diane » condamnée pour ne pas avoir dévoilé son statut. C'est sur la question de l'obligation de dévoilement que ces lois sont discriminantes et totalement contre-productives en matière de prévention. La chercheuse Michaela Clayton a bien démontré qu'en Afrique cette obligation de dévoilement place les femmes séropositives dans un dilemme impossible à résoudre, soit elles dévoilent et sont la plupart du temps battues violemment soit elles se taisent et risquent l'emprisonnement.

Que les gouvernements votent une loi spécifique au VIH ou non, les poursuites et condamnations sont légion sur tous les continents. Leur progression risque d'être « le » problème le plus épineux pour les personnes séropositives dans les années qui viennent. Pourtant, l'analyse des nombreux cas de condamnations dans le monde prouve que c'est la pire manière de faire de la prévention et qu'en aucun cas cette criminalisation du sexe séropositif diminue les cas d'infections. Plutôt que de voter des lois sur la transmission du VIH, les gouvernements devraient au contraire réformer leurs lois qui freinent la prévention et l'accès aux traitements. Que fait le gouvernement du Canada ? Contre toute logique de santé publique, il veut interdire les centres d'injection supervisée et met le pied sur l'accélérateur des épidémies. Que fait le gouvernement du Québec ? Il laisse les juges du Québec déterminer quelles doivent être les règles de santé publique au Québec en matière de VIH et ouvre officiellement la chasse aux personnes séropositives sur son territoire.

Pour ce qui est du reste à Mexico, je suis à bout de souffle et frustré. On marche tout le temps ici et on rate tous les jours la plupart des choses qu'on aimerait voir. J'emploie le « on » parce que c'est le sentiment de plusieurs frustrés comme moi. Dans l'ensemble, il faut avouer que la plupart de délégués (et j'en suis) semblent satisfaits de cette conférence, de son atmosphère, de son organisation aussi, malgré les pépins et je n'ai pas encore croisé quelqu'un qui n'adore pas la ville de Mexico et la gentillesse des gens qui nous accueillent en si grand nombre… 26000 délégués est le dernier chiffre qu'on m'a communiqué. La file d'attente pour le lunch du midi est toujours la même au salon des séropos, mais est-ce la fatigue ou une certaine nonchalance mexicaine qui nous gagne ? La panique n'est plus au rendez-vous.

Albert Martinhttp://www.frequencevih.ca/spip.php?article1017

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MessageSujet: Re: MEXICO2008 NEWS   Sam 9 Aoû - 10:55

vaccin thérapeutique: 31 mois sans traitement?


http://www.bionorimmuno.com/news2008_phaseIIB.html




A new innovative therapeutic immunization designed to help existing HIV and AIDS patients enjoy prolonged drug – and side effect – free periods was announced today at the AIDS2008 conference in Mexico City--

Mexico City, Mexico – August 4, (PR Newswire) —Bionor Immuno today announced that it has advanced its efforts to develop the first HIV therapeutic immunization with the dosing of patients in a global Phase 2b clinical trial of the company’s lead candidate (Vacc-4x). This randomized, double-blind, placebo-controlled trial is being conducted in HIV infected patients with the potential to offer an important drug free break in their current antiretroviral therapy. The company anticipates that trial results will be available by year end 2009.

--The commencement of this global Phase 2b study represents an important milestone in the clinical development of our Vacc-4x therapeutic peptide candidate,? said Birger Sørensen, President and CEO of Bionor Immuno. --In previous clinical studies, this peptide therapeutic candidate has demonstrated promising results in T-cell stimulation of the immune system in HIV patients. Bionor is exited to provide a potential significant step forward for treatment alternatives in the management of HIV disease.?

Earlier observations in a subset of HIV patients showed that sustained immune responses to the protein p24 in the HIV virus were associated with delayed disease progression. Building on this observation, Vacc-4x is comprised of 4 --modified? peptides, each of which correspond to a conserved domain of the p24 protein. The modified peptides in Vacc-4x are designed to amplify and extend immunity to this protein, which could allow for extended drug free periods and may delay disease progression.

Dr. Barry Peters, Head of the Academic Unit of HIV & STDs at the Guys & St Thomas' site of Kings College London, is leading the research in the UK and has 20 years of clinical experience of managing people with HIV infection. He says: --A successful immunotherapeutic HIV vaccine would give patients and doctors enormous advantages over current treatments, both in developed and developing countries. Even if this vaccine is not the final answer, it could help the march towards a successful immunotherapeutic HIV vaccine.?

Dr. Rich Pollard, Head of the Infectious Diseases Division at The University of California, Davis Medical School, Sacramento, California, says --this is the largest current therapeutic vaccine trial in the world involving 345 patients. This trial will establish a solid foundation for HIV immune therapies if we can maintain immunogenicity during drug free periods.

About Vacc-4x Peptide Therapeutic Candidate
Vacc-4x has been tested in two clinical trials exposing the vaccine to 11 and 38 HIV patients, respectively. In both studies the vaccine was found to be safe and well tolerated. In the phase 2a
study comprising 38 patients, the primary objective was to measure immune responses to Vacc-4x. Subjects were initially maintained stable on ART (Antiretroviral Therapy) while treated over a period of 26 weeks with a series of Vacc-4x immunizations at a low dose (LD) or high dose (HD). This immunization phase included also an ART-free window during which endogenous antigen stimulation was allowed.

The majority of subjects experienced a pronounced therapeutic effect allowing them to remain off ART following completion of the study (Week 52). While being off ART the patients CD4+ cell counts remained high above the level they had before they had ART commenced by their treating physician.

Due to this pronounced clinical response permission was granted to follow the subjects until they resumed ART. The median treatment interruption achieved for all subjects in the Vacc-4x Phase 2A clinical study was 31 months. The duration of treatment interruption was linked to immune responsiveness to the peptides.

At a follow up 44 months after treatment interruption, 34% of the patients were still not back on ART treatment. For the full appreciation of these unique data it should be noted that previous experience has shown that ART usually cannot be more than 3-4 months

About Bionor Immuno
Bionor Immuno AS is an innovative biotech company developing synthetic peptide vaccines that stimulate cell mediated immunity. Previous efforts made to utilize T-cell stimulation for a vaccine have been notoriously unsuccessful and this is also the reason why such vaccines are not on the market today. Bionor Immuno carefully designs synthetic (modified) peptides with improved efficacy and safety profiles. Among the diseases targeted are chronic infections caused by HIV, HCV (Hepatitis C), HPV (Human Papilloma Virus) and Influenza. Bionor Immuno’s platform technology is universally applicable makes it possible to extend the range of projects to include also vaccines targeting common cancer diseases.

Investors Contact:
Jeff Hackman
Bionor Immuno Inc.
Sr. Vice President, Commercial and Business Development
6701 Democracy Blvd. #300
Bethesda, MD 20817
301-571-9395
jhackman@bionorimmuno.com
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MessageSujet: Mexico : les séropositifs victimes de stigmatisation   Dim 10 Aoû - 0:11

Conférence sur le sida de Mexico : les séropositifs victimes de stigmatisation. L’un des points forts de la XVII Conférence sur le sida sera que les experts ont insisté sur l'impact négatif que la stigmatisation et la négation des droits de l'homme, continuent à avoir sur l'efficacité des traitements contre le VIH et la prévention du sida.


La conférence mondiale sur le sida de Mexico s’est terminée, demandant notamment la fin de la stigmatisation dont sont victimes les séropositifs, qui seraient 33 millions à travers le monde. La conférence internationale sur le sida de Mexico a accueilli pendant une semaine 24.000 participants venant de 194 pays.



L’un des points forts de la XVII Conférence sur le sida sera que les experts du monde entier ont insisté sur l'impact négatif et dramatique que la stigmatisation et la négation des droits de l'homme, dont l'inégalité des sexes, continuent à avoir sur l'efficacité des traitements contre le VIH et la prévention du sida.

« La peur de violence, les discriminations et les poursuites judiciaires injustifiées font que beaucoup de personnes vivant avec, ou qui sont en danger d’être infectées par, le VIH ne suivent pas de traitement ou se mettent en danger d’être infectées. »



« Si le monde ne fait pas attention à l'appel des personnes atteints par le virus du sida de garantir les droits de l'homme et la dignité de chaque personne concernées par le VIH, nous ne pourront pas atteindre notre objectif d'accès universel au traitement, » a déclaré le Dr. Luís Soto Ramírez.


L’un des points forts de la XVII Conférence sur le sida sera que les experts du monde entier ont insisté sur l'impact négatif et dramatique que la stigmatisation et la négation des droits de l'homme, dont l'inégalité des sexes, continuent à avoir sur l'efficacité des traitements contre le VIH et la prévention du sida.


Les orateurs de la séance plénière qui a mis un terme à la conférence mondiale ont souligné la connexion entre santé publique et droits de l'homme et ont lancé aussi un avertissement sur l’interconnexion entre le sida et la tuberculose.



« La tuberculose est la principale cause de décès parmi les personnes vivant avec le virus du sida en Afrique et l’une des premières cause de décès dans les autres pays. Au moins un tiers des 33 millions de personnes qui vivent avec le sida dans le monde entier seraient co-infecté avec la tuberculose. Ces séropositifs ont 15% de risque de développer une tuberculose active tous les ans. »



Ban Ki-moon avait appelé en début de semaine à lutter contre la discrimination à l'égard des séropositifs. Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait appelé lundi à lutter contre la discrimination à l'égard des personnes atteintes du VIH sida, alors qu'il visitait le Village Global à la Conférence internationale sur le VIH sida de Mexico.



Lors de sa visite au Village Global, il appelé à agir contre la discrimination à l'égard des séropositifs. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a effectué une visite de trois jours au Mexique, qu'il a quitté mardi pour rejoindre New York.

http://www.actualites-news-environnement.com/17525-conference-sida-Mexico-seropositifs-victimes-stigmatisation.html

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