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 Surcontamination : 5% par an chez les personnes non traitées

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mayaa
Invité



MessageSujet: Surcontamination : 5% par an chez les personnes non traitées   Sam 6 Mai - 0:07

Surcontamination : 5% par an chez les personnes non traitées

vendredi 5 mai 2006


[ce texte est une synthèse de l’article d’Edwin J. Bernard publié sur AIDSmap en février dernier]

Un groupe d’enquêteurs de Los Angeles et San Diego a présenté à l’ouverture de la Onzième Conférence sur les Rétrovirus et les Infections Opportunistes de San Francisco, des résultats très attendus sur la fréquence des surcontaminations VIH d’origine sexuelle. Une surcontamination est une réinfection d’une personne séropositive par une différente variante ou souche du VIH. Le premier cas de surcontamination par le VIH a été observé en 2002 par Jost et ses collègues de l’Université de Genève. Il s’agissait d’un gay âgé de 38 ans infecté par deux sous-types du VIH à deux ans et demie d’intervalle. La même année, Bruce Walker et ses collègues de la Harvard Medical School ont signalé le premier cas de surcontamination d’origine sexuelle par un même sous-type. Depuis, une série de cas ont attesté qu’une infection par une deuxième souche du VIH est possible sous certaines conditions, mais on manquait jusqu’ici de données sur la fréquence de telles surcontaminations.


. Sur un groupe de 78 individus récemment infectés et ne suivant pas de traitement, le taux annuel de surcontamination serait de 5% d’après l’étude menée à LA et San Diego. Smith et ses collègues ont analysé a posteriori des échantillons de plasma sanguin issus de 78 individus (dont 90% de gays) récemment infectés et ne suivant pas de traitement. Ils participaient tous aux programmes de recherche sur le gène pol (Acute HIV Infection and Early Disease Research Programmes). Trois cas de surcontamination ont été identifié parmi eux (1).


. Dans chaque cas la surcontamination s’est produite dans un délai de 5 à 13 mois après l’infection initiale. Chaque surcontamination par une souche du VIH était associée à une modification de la sensibilité aux antirétroviraux, même si aucun des sujets n’était sous traitement. Il semble de plus en plus que les surcontaminations par voie sexuelle apparaissent chez des personnes qui ne suivent pas de traitement antirétroviral. Cela a différentes implications et pose de nouvelles questions. S’il est peu probable que survienne une surcontamination entre deux partenaires positifs sous traitement, cela signifie-t-il que dans ce cas le barebacking ne présente que le risque de transmission de l’hépatite C et d’autres MST et pas de surcontamination par le VIH ? Cela dépend-il également de la charge virale du liquide séminal et de la présence effective du virus dans le sperme ? Et si l’un des partenaires, ou les deux, est porteur d’une MST simultanément, cela change-t-il quelque chose ? Il est impossible de répondre avec certitude à ces questions, mais il y a de fortes chances pour que les 5% en question ici ne concernent pas les personnes sous HAART (2).

Il semble de plus en plus que les surcontaminations par voie sexuelle apparaissent chez des personnes qui ne suivent pas de traitement antirétroviral. Cependant, même si le risque est faible pour celles-là, mieux vaut rester prudent étant donnée l’évolution rapide de la maladie en cas de surcontamination. Un document présenté à San Francisco par Gottlieb et ses collègues, montre en effet qu’une surcontamination a conduit rapidement l’un des membres de l’étude de cohorte MACS (Multicenter AIDS Cohort Study) à un début de SIDA (en l’espace de trois ans et demie) et au décès (en six ans), malgré une bonne réponse immunitaire à la première infection.

Synthèse réalisée par Azelle pour Warning

(1) Deux d’entre eux ont fait l’objet d’études spécifiques. Cf Daar à la 9th Annual Retrovirus Conference de Seattle (2002) et Koelsch dans le journal Aids en 2003.

(2) Highly Active Antiretroviral Therapy ou Traitement Antirétroviral Hautement Actif.

Sources

Superinfection occurs at 5% a year in recently infected gay men not on therapy, Edwin J. Bernard, Aidsmap.com, 10 février 2004

Smith D et al. Incidence of HIV Superinfection Following Primary Infection. 11th CROI, San Francisco, abstract 21, 2004.

Gottlieb G et al. HIV-1 Superinfection in a Rapid Disease Progressor : Rapid Replacement of the Initial Strain with the Superinfecting Virus by Natural Selection 11th CROI, San Francisco, abstract 454, 2004.

Chakraborty B et al. Can HIV-1 superinfection compromise antiviral therapy ? AIDS 18 (1) : 132-134, 2004.



Source : http://www.thewarning.info
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