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 Conférence Sida et evolution des mentalites

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mayaa
Invité



MessageSujet: Conférence Sida et evolution des mentalites   Ven 2 Juin - 18:26

Conférence Sida :
vers une déclaration finale

NOUVELOBS.COM | 02.06.06 | 13:00

Après d'intenses discussions, les membres de l'Onu semblent avancer vers un accord pour une déclaration finale.


Le siège de l'ONU à New York (AP)

L es délégués à une conférence internationale sur le sida, réunie cette semaine à l'Onu, ont progressé jeudi 1er juin, vers un accord sur une déclaration finale. Néanmoins, le financement et l'identification de groupes à risque posait encore des problèmes.
Le texte devait être adopté vendredi à l'issue de cette conférence de trois jours. De très nombreux groupes représentant la société civile participent à d'intenses négociations les Etats membres de l'Onu.
Une version du projet de texte rendue publique jeudi fait apparaître des progrès notables vers un accord sur des points particulièrement problématique du débat.

"Groupes vulnérables"

Le document fait plusieurs références aux "groupes vulnérables", terme désignant les prostitué(e)s, les toxicomanes et les homosexuels, considérés comme les plus exposés aux risques d'infection par le virus VIH.
Bien que ces groupes ne soient pas désignés explicitement dans le texte, la référence aux "groupes vulnérables" est considérée comme un succès sur des pays qui jusqu'ici refusaient de reconnaître des comportements sociaux qu'ils considèrent inacceptables.
Par ailleurs, le texte mentionne explicitement l'importance d'un accès aux préservatifs féminins et masculins, autre sujet tabou pour des pays conservateurs.
La déclaration finale doit être ratifiée par l'Assemblée générale de l'Onu mais la présence de plus d'un millier d'ONG et groupes de la société civile bien organisés exerce une grosse pression sur les gouvernements.

________________________________________________
VIH ET SIDA: RENFORCER LES LÉGISLATIONS, MAIS AUSSI FAIRE ÉVOLUER LES MENTALITÉS POUR SURMONTER LA DISCRIMINATION ET LA STIGMATISATION
Des efforts concertés des gouvernements, de la société civile
et des personnes vivant avec le VIH et le sida sont indispensables à cette fin.
Les personnes vivant avec le VIH sont non seulement confrontées à un grave problème de santé, mais souvent aussi à la stigmatisation et à la discrimination, d’autant plus importantes vis-à-vis des groupes vulnérables comme les toxicomanes ou les travailleurs du sexe. Les experts réunis aujourd’hui ont essentiellement examiné les leviers politiques et programmes qui peuvent permettre de lutter efficacement contre ces phénomènes de rejet, notamment l'autonomisation des organisations qui représentent les personnes vivant avec le VIH, l'intégration dans la législation des droits des personnes séropositives, ainsi que l’engagement politique et la réponse communautaire.

« Si nous voulons donner aux personnes séropositives la possibilité de faire valoir leurs droits, il faut qu’elles soient entendues », a expliqué Mme MONI PEN, représentante de l’association Positive Women of Hope du Cambodge. Celle-ci a demandé la participation véritable des victimes du VIH et du sida dans l’élaboration des politiques et de programmes de lutte contre la maladie, expliquant que la manière dont le Gouvernement traite les personnes séropositives ne répond pas à leurs besoins. Notre participation est dans l’intérêt de tous, a-t-elle poursuivi. C’était également l’avis de Mme RAMINTA STUIKYTE, Directrice du réseau de réduction des ravages causés par le VIH et le sida en Europe centrale et en Europe de l’Est. Selon elle, aucun progrès n’a été réalisé jusqu’à présent dans la lutte contre la stigmatisation des malades dans la mesure où certains d’entre eux, à savoir les usagers de drogues, les homosexuels et les prostituées, ne sont jamais consultés par les gouvernements. L’existence de ces groupes vulnérables pose pourtant des questions fondamentales qui touchent aux droits de l’homme. Ainsi, dans certains pays, les malades du sida continuent d’être incarcérés au lieu d’être soignés. Si nous voulons vaincre cette maladie, il nous faudra ouvrir nos cœurs pour un monde plus juste.

M. YURII POLYACHENKO, Ministre de la santé de l’Ukraine, a cité une tendance positive dans son pays depuis six mois grâce à une initiative présidentielle qui associe l’ensemble des acteurs concernés, dont les ONG, dans le cadre d’un processus consultatif. Un programme de formation a été mis sur pied par celles-ci, qui font partie de nombreux conseils gouvernementaux. Ces organisations et les malades du sida eux-mêmes sont désormais présents dans de nombreux organes gouvernementaux. Cela ne règle pourtant pas la question de la stigmatisation qui pose encore un problème important, certains médecins refusant encore de soigner des personnes séropositives. Nous avons aussi besoin de sources de financement, a-t-il encore ajouté. Mme CLAUDIA AHUMADA, représentante de la Youth Coalition and Center for Legal Investigation de l’Université de Diego Portales du Chili, a quant à elle relevé que la stigmatisation, source d’isolement, est due à une mauvaise information.

Pour M. NEIL GERRARD, Député au Royaume-Uni et Président du Groupe parlementaire sur le sida, le problème de la discrimination ne peut pas être uniquement réglé par voie législative. Il s’agit d’un problème aux multiples facettes. Les parlementaires peuvent toutefois avoir une influence sur cette question, signaler la discrimination au sein du système public et suivre l’application des politiques gouvernementales. Le Révérend CANON GIDEON BYAMGISHA, du Réseau africain des dirigeants religieux vivant avec le sida, a estimé que la priorité était de fournir l’accès universel aux traitements, compte tenu des moyens importants dont dispose l’humanité. Nous avons les moyens, les ressources et les connaissances pour lutter contre la discrimination et la stigmatisation. Les dirigeants religieux vivant avec le sida ont les moyens de rompre le cercle vicieux de la stigmatisation. Nous devons disposer d’une législation claire et établir des partenariats.
Ouvrant la session interactive, la Ministre de la santé du Botswana a déclaré que l’engagement et la volonté politiques étaient indispensables pour garantir un accès équitable et durable aux soins et une tolérance zéro de la discrimination. Dans son pays, de telles mesures ont permis de faire baisser le taux de prévalence et de renforcer l’assistance aux personnes vivant avec le VIH. Le représentant de l’Organisation internationale du travail (OIT) a souligné pour sa part la nécessité d’instaurer des cadres nationaux et internationaux d’intervention pour interdire toute forme de discrimination sur les lieux de travail. À cette fin, l’OIT a ouvert un nouveau Fonds, grâce auquel ont été financées des campagnes de sensibilisation ciblant les organisations politiques et syndicales. Une approche intégrée a notamment permis de prendre en compte le respect des droits fondamentaux du travail et des normes de sécurité et de santé sur les lieux de travail. Des stratégies ont également été élaborées en matière de prévention, de lutte contre la discrimination, de soutien psychologique et social et d’accès aux soins. Mais pour bâtir un environnement propice, il ne suffit pas seulement de voter des lois, mais aussi de faire évoluer les mentalités, a rappelé le représentant, qui a qualifié à cet égard de crucial le rôle des gouvernements et des parlementaires, rôle qui a été souligné à maintes reprises au cours des échanges de vue. La création par l’OIT d’une commission de validation des stratégies et des campagnes de prévention devrait cependant permettre d’harmoniser les messages dans les lieux de travail du monde entier.

De son côté, la représentante du Viet Nam a déclaré que la stigmatisation et la discrimination frappaient d’abord les catégories des toxicomanes et des travailleurs sexuels, qui se trouvent donc doublement atteints. Évoquant la question des usagers de drogues injectables, la représentante de l’Indonésie a indiqué qu’ils étaient au nombre de 500 000 dans son pays et qu’un sur cinq était une femme. Les femmes sont stigmatisées à plus d’un titre, non seulement parce qu’elles consomment des drogues, mais aussi parce qu’elles sont jeunes et de sexe féminin, et pire encore lorsqu’elles sont enceintes. La représentante a donc recommandé que des recherches soient menées sur les besoins particuliers de ce groupe vulnérable. Il est en effet beaucoup plus difficile pour elles de surmonter l’accoutumance aux drogues, dans lesquelles elles retombent souvent en raison de l’opprobre qui les frappe. Pour sa part, la représentante du Gabon a attiré l’attention sur la nécessité de changer le langage employé pour évoquer les cas liés au VIH et au sida, en particulier parmi les classes aisées, car ce sont souvent les pauvres qui sont amenés à briser la loi du silence. Abordant ensuite le statut des migrants, le représentant de l’Algérie a affirmé que les personnes vivant avec le VIH et le sida qui transitent par un pays devraient bénéficier des mêmes droits que les citoyens de ce pays.

Les panélistes ont en conclusion souligné la gravité de la discrimination et de la stigmatisation, facteurs souvent négligés en raison de l’aggravation de la pandémie, alors qu’ils constituent de réels obstacles aux efforts de prévention et de lutte. Ils ont également estimé que l’engagement des gouvernements était insuffisant en ce domaine, surtout au regard des actions entreprises par la société civile. M. Polyachenko a ainsi reconnu que la société civile ukrainienne en avait fait beaucoup plus que son propre Gouvernement au cours des sept dernières années.
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