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 taxes sur les billets d'avions

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stef73

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MessageSujet: taxes sur les billets d'avions   Ven 16 Juin - 21:20

voici trois articles que j'ai lu dans libé la semaine dernère, je suis étonné de n'avoir pas vu relayé cette info, encore, ici.
je vous laisse découvrir, je donnerai mon point de vu ensuite




Embarquement imminent pour la taxe sur les billets d'avion

1 ou 2 euros en classe éco, jusqu'à 40 en classe affaires : tous les vols partant ou arrivant en France seront concernés.

par Christian LOSSON
libération : vendredi 11 novembre 2005


La taxe de solidarité sur les billets d'avion sort des limbes de la «faisabilité» et décollera dès l'année prochaine sur le sol français. Piochée parmi d'autres taxes dans le rapport Landau °© commandé par Jacques Chirac °© et dédiée aux «mécanismes de financement innovants», ce nouvel impôt à destination du Sud sera «examiné dès mercredi en Conseil des ministres dans le cadre de la loi de finances rectificative», confirme-t-on à Bercy. Les contours de cet ovni fiscal se dessinent également. La taxe, «progressive», pourrait être de 20 à 40 euros pour les billets en classe affaires et de 1 à 2 euros pour l'économique. Surtout, «on a décidé rendre ce prélèvement obligatoire pour tous», explique-t-on à l'Elysée, comme le plaidaient les ONG, tel Attac. Et non plus sur la base d'une contribution volontaire. Son mécanisme sera basé sur la territorialité, et non sur la nationalité : toutes les compagnies aériennes qui foulent le sol national y seront soumises, sauf celles qui sont en transit.
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Qui gérera ? Le produit de cette ponction °© estimé à 200 millions d'euros °© sera affecté à la lutte contre les pandémies, sida, tuberculose, paludisme (6 millions de morts par an). La France verse déjà 150 millions de dollars par an au Fonds mondial, organisme créé en 2002 et en éternelle quête d'argent. La taxe, nouvelle réponse aux inquiétudes des ONG, ne se substituerait pas à la contribution de la France au Fonds mais permettrait l'achat de médicaments génériques. Reste à savoir qui gérera la somme récoltée. Le Fonds, ou la Banque mondiale, quitte à ne pas être très «innovant» et surtout s'exposer à des critiques tant l'institution reste brocardée pour imposer des conditions drastiques à son aide aux pays du Sud ?

Les compagnies aériennes, elles, grimpent au rideau. Une telle taxe plomberait la «compétitivité», menacerait «3 000 emplois», couperait les ailes de l'aérien. Dans l'entourage du chef de l'Etat, on désamorce un à un les griefs. Primo, 40 euros pour un billet long-courrier en classe affaire, «cela reste symbolique, quand on sait qu'un tel billet coûte en moyenne 3 000 euros». Deuzio, non, la France n'est pas le seul pays à taxer ces billets-là «puisque la Grande-Bretagne prélève déjà 75 euros» sur certains vols ou que Malte, destination touristique, s'apprête à mettre à contribution les passagers de classe éco à hauteur de 23 euros. Tertio, taxer l'aérien, en France, n'a rien d'«hérétique», puisqu'à la différence «d'autres pays», il n'y a aucun prélèvement sur le kérosène, «injuste par rapport aux autres modes de transports» et surtout «écologiquement incorrect», vu le rapport record pollution/par passager transporté. Quarto, l'argument du «chantage à la perte d'emploi ne tient pas» : «Toutes les études montrent qu'une telle taxe n'a qu'une très faible élasticité.» Autrement dit : le secteur °© à la croissance aérienne (5 % au moins dans les 10 prochaines années) °© pourra largement l'absorber.

En solo. Dernière nouveauté : la France, même si elle est appuyée par «78 pays» (dont la Grande-Bretagne ou l'Inde, qui vient de se dire «favorable»), compte y aller en solo, s'il le faut. «Histoire de montrer que c'est possible», dit-on à l'Elysée. Même si, «pour des questions de masse critique», et pour atteindre au moins les 2,5 milliards d'euros de recettes fixes annuelles, il vaudrait mieux que la taxe avion fasse vite école.

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Unitaid ou le vol générosité


Lancement médiatique de la centrale d'achat de médicaments pour le Sud financée par la taxe sur les billets d'avion.

par Christian LOSSON
libération : jeudi 08 juin 2006

C'est à coup sûr une des plus belles opérations de com montée avec zéro kopeck (lire ci-contre). Ce n'est pas le sésame qui inversera la tendance d' «une Afrique où l'espérance de vie est de 40 ans, le double en Europe», comme le résumait hier Erik Solheim, ministre norvégien du Développement. Mais c'est peut-être malgré tout une petite percée dans les prêches dans le désert pour la solidarité Nord-Sud et pour sortir des limbes de la (non) gouvernance mondiale. Une sorte de Live 8 °© le show de Bob Geldof en 2005 lors du G8 de Gleneagles °© mais qui s'annonce ou se rêve «durable». Lancée la semaine dernière en marge de la conférence des Nations unies sur le sida, l'Unitaid a été présenté avec des relais guère portés sur la philanthropie envers les pays pauvres (Fédération internationale de football, TF1...), mais qui se piquent du filon de «l'éthique».


Sourire. Unitaid est une centrale d'achat de médicaments destinés aux pays pauvres. Et qui espère engranger, d'ici la fin de l'année, un milliard de dollars. Elle est le résultat d'un brainstorming lancé par Chirac il y a deux ans sur les sources de «financement innovant du développement» °© en clair : dépasser l'aide publique classique soumise aux aléas budgétaires et politiques °©, et qui avait sorti de son chapeau la fameuse taxe sur les billets d'avion. Foin des cris d'orfraies des compagnies aériennes et du tabou levé sur la faisabilité d'une fiscalité internationale, Paris sera le premier à surtaxer dès le 1er juillet ses billets (en classe éco , 1 euro pour les vols nationaux ou intra-européens et 4 euros pour les vols internationaux, dix fois plus pour les business ou première). Quatorze pays (Brésil, Chili, Chypre, Congo, Gabon, Côte-d'Ivoire, France, Jordanie, Luxembourg, Madagascar, Maurice, Nicaragua, Norvège, Royaume Uni) ont rejoint une initiative qu'il y a un an, faisait °© au mieux °© sourire le gotha diplomatique.

Douste-Blazy confie volontiers qu'il a dû ramer pour que «le prélèvement de solidarité» décolle. «J'ai fait plusieurs fois le tour des grands pays, vu les ministres des Affaires étrangères qui, tous, disaient "On vous suit", raconte le ministre. Mais à l'arrivée, les ministres des Finances bloquaient tout.» Comment convaincre les grands pays de rentrer dans la danse ? En tentant de s'appuyer sur l'opinion publique, peut-être moins rapiat sur le sujet que les grands argentiers de la planète. C'était tout l'enjeu du lancement du plan com d'hier °© un site Internet (1) et une pétition par SMS sont aussi prévus °© pour faire pression sur les gouvernements qui jugent hérétique cette taxe. Un vent de superlatif a soufflé hier. Clinton a fait °© par vidéo interposée °© l'apologie de cette «initiative humanitaire visionnaire». Kouchner a voulu y voir le signe que «la mondialisation avance» et qu'elle est «positive». Quant au ministre de la Santé, il n'a pas hésité à récupérer le concept de la santé «bien public mondial» (2).

Coquille vide. Reste que cette «bonne idée», comme le rappelle Act-Up, «ne doit pas servir de cache-misère». Reste surtout à la mettre en oeuvre pour que les premiers médicaments arrivent auprès des populations «dès octobre». Or, pour l'instant, l'Unitaid n'est qu'une coquille vide. L'Elysée et le Quai d'Orsay moulinent pour savoir à quelle(s) institution (s) l'adosser. Et comment faire en sorte que l'argent injecté ne soit pas absorbé dans la bureaucratie, comme «70 % de l'aide américaine aux pays pauvres», selon le président de la fondation Clinton.

(1) www.unitaid.eu (2) On notera, au passage, que Bertrand avait été moins lyrique dans sa lutte contre «l'éviction» de la complémentaire CMU des étrangers titulaires d'une Autorisation provisoire de séjour.


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Le foot se la joue éthique

La Fifa parraine Unitaid juste avant la Coupe du monde.

par D'ALLONNES David REVAULT
libération : jeudi 08 juin 2006

Les promoteurs d'Unitaid n'auraient pu rêver meilleur coup de pub. En annonçant le partenariat signé avec la Fédération internationale de football (Fifa), vendredi au siège new-yorkais de l'ONU, ces derniers ne l'ignoraient pas : la 18e Coupe du monde, qui démarre demain à Munich, constitue une «incroyable occasion de réunir le monde entier autour de la campagne d'action», selon les mots de Sepp Blatter, patron de la Fifa. Ironie du sport : si nombre de pays défavorisés n'ont pas accès aux soins et aux médicaments de base, ils ne sont pas privés, en revanche, de matchs de foot. Et surtout pas de la plus en vue des compétitions internationales, qui rassemble plus de 30 milliards de téléspectateurs. Autant dire qu'en terme de retombées médiatiques, l'initiative devrait tourner au jackpot. Ce qu'a résumé Sepp Blatter : «Nous sommes conscients du pouvoir que représente notre événement phare et de l'impact qu'a le football sur les campagnes de solidarité et de bienfaisance.»
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Sur le gazon allemand, la campagne Unitaid, à laquelle se sont associés trois footballeurs ou ex-joueurs emblématiques °© le Libérien Georges Weah, premier Ballon d'Or africain, l'attaquant vedette du Cameroun et du FC Barcelone Samuel Eto'o et le Brésilien Pelé °© se bornera à une mise en scène symbolique : un échange de deux ballons officiels «Unitaid», avant le coup d'envoi de chacun des 64 matchs de la compétition, entre les capitaines. Des ballons dans lesquels ne taperont pourtant pas les vedettes de la Coupe du monde, ceux utilisés pour les matchs restants vierges de toute inscription, conformément à la tradition. Autre coquetterie : des bracelets roses qui, selon le ministre des Sports, Lamour, devraient être portés par la Seleçao brésilienne, grande favorite.

Début mai, le téléphone de Sepp Blatter sonne. «Bonjour, c'est Philippe Douste-Blazy». «C'est pour quoi ?», s'enquiert le Suisse. «Pour un rendez-vous». «Sur quoi ?» «Je vous raconterais sur place.» Une fois dans le bureau du grand manitou du foot mondial, au siège de la Fifa, à Zurich, le ministre français des Affaires étrangères explique son projet. Et il en vient aux choses sérieuses : «Vous pourriez mettre "Unitaid" sur les ballons, au moment du coup d'envoi ?» Règle des ballons vierges oblige, Blatter n'est pas très chaud. Mais dès le lendemain, Jérôme Champagne, délégué du président de la Fifa pour les affaires spéciales, rappelle : «C'est OK.»

Pourquoi les patrons de la planète football se sont-ils finalement prêtés au jeu ? A en croire son site Internet, «la Fifa est parfaitement consciente [...]du rôle qu'elle peut jouer sur le terrain de l'aide humanitaire». Mais beaucoup considèrent que l'organisation, plombée par son image de geyser à cash °© elle devrait tirer la bagatelle de 500 millions d'euros de royalties de cette Coupe du monde allemande °©, par l'enquête saignante du journaliste anglais Andrew Jennings (1) et, au-delà, par la série d'affaires qui s'abattent sur le foot (corruption arbitrale, paris truqués, transferts faisandés...), cherche à acquérir une sorte d'indulgence grâce à cette opération. «Pour la Fifa, il s'agit d'une formidable opération d'image, au moment où l'organisation et le foot apparaissent surtout comme une machine à fric et à scandales» résume Gilles Dumas, patron du cabinet de marketing sportif Sportlab. «On est dans le vrai mécénat, au sens judéo-chrétien du terme. Alors que le vrai combat, pour la Fifa, serait plutôt de légiférer sur les pratiques des agents de joueurs en Afrique...»

(1) Carton rouge ! Les dessous troublants de la Fifa, Presses de la Cité, 462 pages, 19 euros.
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mayaa
Invité



MessageSujet: Re: taxes sur les billets d'avions   Ven 16 Juin - 23:12

Ca a été relayé:
http://sidamis.dynamicforum.net/viewtopic.forum?t=801
mais passé inaperçu, bonne initiative en tous cas!
bonne soirée 8)
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taxes sur les billets d'avions
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