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 Qu est ce qui retarde le vaccin?

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mayaa
Invité



MessageSujet: Qu est ce qui retarde le vaccin?   Sam 19 Aoû - 14:47

CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LE SIDA :
Qu'est-ce qui retarde le vaccin?
Michée Boko

TORONTO , 18 août (IPS) - Lorsque le SIDA a été découvert en 1981, les scientifiques du monde entier ont longtemps cru qu'ils pouvaient venir à bout de la maladie en une décennie. Aujourd'hui, 25 ans après, ils en sont encore à penser qu'il leur faut dix ans pour en découvrir le vaccin.

''En dépit des progrès, il y a toujours trop de mauvaises nouvelles, trop de mauvaises voies, trop de questions restées sans réponses. Le vaccin semble toujours éloigné une décennie de nous'', a déclaré, perplexe, l'ancien président américain, Bill Clinton, dans un message à la 16ème Conférence internationale sur le SIDA, qui se tient à Toronto, au Canada, du 13 au 18 août.

Et pourtant, à la question de savoir si un vaccin contre le SIDA est possible, tous les spécialistes s'accordent à répondre oui. En témoigne le grand nombre de laboratoires internationaux qui font actuellement des recherches croisées sur le vaccin.

Selon Seth Berkley, de 'International AIDS Vaccine Initiative' (IAVI), une unité de recherche sur le vaccin, basée aux Etats-Unis, plus de 30 laboratoires dans 20 pays font actuellement des recherches sur le vaccin contre le SIDA.

Au nombre de ces laboratoires, figurent notamment les plus grandes firmes pharmaceutiques du monde comme Merck, Sanofi-Aventis, Pasteur, GlaxoSmithKline, Abbott.

La plus grande difficulté qui bloque la découverte d'un vaccin, explique Berkley, est cette faculté qu'a le virus à s'intégrer et à s'apparenter à la cellule humaine, rendant impossible sa destruction car cela équivaudrait à détruire aussi la cellule humaine.

La plus avancée des recherches sur le SIDA, déclare Berkley, est le vaccin du laboratoire Merck qui tend à ''améliorer la capacité des cellules CD4+ T à rechercher et détruire les cellules humaines infectées par le VIH afin d'empêcher le VIH de causer des maladies''.

Le taux de CD4 mesure la force du système immunitaire d'une personne en calculant le nombre de cellules T dans le sang. Ces cellules, qui sont responsables de l'immunité d'une personne, sont prises pour cible par le virus qui cause le SIDA.

Le laboratoire Meck dit qu'il espère obtenir, vers 2008 ou 2009, des données sur le vaccin et compte conduire des essais cliniques sur environ 3.000 personnes en Australie, dans les Caraïbes, en Amérique du nord et du sud.

Si le vaccin de Meck réduit le nombre attendu de nouvelles infections à VIH, ou s'il le réduit même de façon légère, dit Berkley, les chercheurs seraient alors en mesure d'évaluer les essais cliniques et utiliser leurs résultats pour orienter les recherches futures. Si le vaccin n'est pas efficace du tout, les chercheurs devront alors examiner d'autres approches.

''Le concept des essais cliniques est très important parce que si cela marche, cela voudra dire que c'est la première fois que nous faisons quelque chose qui marche'', déclare Robin Isaacs, directeur exécutif des recherches sur les maladies infectieuses à Merck.

La limite de toutes ces recherches, explique Berkley, c'est qu'elles ''travaillent toutes sur la même hypothèse : comment immuniser la cellule humaine contre la pénétration du virus?''. Il faudra, ajoute-t-il, orienter les recherches dans d'autres sens.

De plus, indique Wayne Koff, chef du département des recherches de vaccin à l'IAVI, ''aucun des vaccins actuellement à l'essai ne prend en compte toutes les formes du virus''.

Pourtant, les fonds pour la recherche ne cessent d'augmenter. Selon le dernier rapport de l'IAVI, les dépenses pour la recherche d'un vaccin ont doublé lors des cinq dernières années, passant de 380 millions de dollars environ en 2000, à 759 millions de dollars en 2005.

Pour être vraiment efficace et utile, le vaccin à découvrir devrait pouvoir immuniser toute personne qui se l'injecte contre l'infection à VIH, réduire ou éliminer tout risque de transmission, et protéger contre la progression de la maladie en réduisant la charge virale de la personne déjà infectée, affirme Berkley.

''Il y a certes de l'optimisme, mais dans le même temps, voilà 20 ans que les gens travaillent sur ce vaccin, et nous ne sommes aujourd'hui nulle part près d'un vaccin'', se désole Gerald Voss, chef des programmes de recherche de vaccin près des laboratoires GlaxoSmithKline.

L'envoyé spécial des Nations Unies en Afrique pour le VIH/SIDA, Stephen Lewis, a déclaré que ''même un vaccin modestement efficace pourrait baisser le nombre des nouvelles infections d'un tiers en une décennie et sauver des dizaines de millions de vies''.

Pour sa part, Cate Hankins, chef du département des sciences aux Nations Unies, déclare, bien pessimiste : ''A moins qu'il n'y ait une découverte fulgurante dont nous ne sommes pas encore informés, il semble bien que nous sommes partis pour dix autres années avant qu'un vaccin ne soit commercialisé''.

Plus pessimiste encore, Peter Piot, directeur exécutif du Programme conjoint des Nations Unies sur le SIDA (ONUSIDA), indique que ''la fin du SIDA n'est nulle part en vue''.

(FIN/2006)
source http://www.ipsnews.net/fr/_note.asp?idnews=3230
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